Artemisia

  • Un roman jeu : idéal pour apprécier la lecture en s'amusant ! Un récit-fiction pour mener l'enquête avec de nombreuses animations : des messages codés ou en miroir à décrypter, des messages cachés à révéler, des éléments cachés dans les illustrations...
    Un terrible complot menace l'Egypte et son pharaon, Thoutmôsis II. Heureusement, Hatchepsout et Thout, ses jeunes héritiers, veillent. Mais seront-ils de taille à vaincre les Hyksôs, ce peuple contre lequel l'Egypte est en guerre depuis des années ?
    Aidés par Anupet, un bébé chacal espiègle et gourmand, les apprentis devront faire appel à toute leur ingéniosité pour déjouer l'effroyable conspiration !
    Avec des pages secrètes, des cartes à gratter et un miroir !

  • En bas de chez vous, dans votre jardin ou en balade, découvrez les plantes qui vous entourent et la façon dont elles peuvent améliorer votre vie, celle de votre famille ou même celle de vos animaux.

    Vous saurez tout sur la cueillette - comment procéder et à quelle saison (en respectant l'environnement et le cycle de la nature !) -, mais aussi quels moyens utiliser pour faire sécher les plantes et les conserver, et comment créer ensuite des remèdes naturels et sains pour soulager les maux de gorge, apaiser les démangeaisons ou faire baisser la fièvre.

    Grâce à 30 fiches pratiques et complètes regroupant plusieurs espèces de menthes, l'astragale, le bouleau, la sauge ou la mélisse, les usages thérapeutiques n'auront plus de secrets pour vous. Il ne vous restera plus qu'à parcourir les différentes recettes pour transformer votre butin en baume, teinture mère, sirop, tisane ou cataplasme.

  • Au cours des dix dernières années, Artemisia Gentileschi a connu une véritable épiphanie. Après une première exposition monographique organisée à la Casa Buonarroti, à Florence, en 1991, cinq grandes expositions (à Rome, New-York, Saint-Louis, Milan et Paris) ont fait connaître la peinture d'Artemisia au plan international.
    Le parcours de sa vie, de par sa condition de femme évoluant dans des milieux professionnels exclusivement masculins, révèle une lutte constante pour son affirmation personnelle et artistique, marquée par plusieurs épisodes dramatiques, du viol subi dans sa jeunesse jusqu'aux dures rivalités auxquelles elle dut faire face, en particulier envers son propre père qui tolérait difficilement que celle qu'il avait formée depuis l'enfance finisse par le surclasser - sans compter les embarras d'argent quasi permanents, conséquences des aléas et de l'irrégularité des commandes.
    Artemisia a laissé quelques lettres, publiées sporadiquement en Italie, et rassemblées pour la plupart dans un recueil édité par Francesco Solinas, chez l'éditeur De Luca, en 2011. Mais comme le cas socio-professionnel d'Artemisia est particulièrement digne d'attention, sont également publiées dans cet ouvrage une quinzaine de missives écrites et envoyées par des membres de son entourage :
    Son père le peintre Orazio, son mari Paolo Antonio Stiattesi, le plus illustre de ses amants Francesco Maria Maringhi, et d'autres agents s'intéressant à la production picturale d'Artemisia.
    Cette correspondance est lacunaire : n'ont survécu que des séries de missives, découvertes au fil du temps dans des archives et des éditions « princeps » partielles. Elles couvrent quatre périodes : 1611-1612, pour les documents concernant le viol ; 1615-1620, pour les lettres adressées à son amant Francesco Maria Maringhi ; 1630-1639, pour la correspondance avec les ducs de Modène et de Toscane, Galilée et d'autres commanditaires ; enfin, une série de douze lettres à Don Antonio Ruffo, écrites entre 1649 et 1651.
    S'il est limité, ce corpus est riche de contenus. Comme le Carteggio de Michel- Ange, il évoque bien d'autres problèmes que picturaux ; beaucoup de lettres touchent aux difficultés d'argent, aux dettes de l'artiste et de son mari, aux frictions avec certains membres de sa famille et avec l'opinion publique (surtout quand sa liaison avec Maringhi fut connue), ou aux difficultés de livraison des oeuvres. Il constitue donc un témoignage hors du commun de la vie de celle qui fut l'une des premières figures féminines majeures de l'histoire de la peinture occidentale.

  • Dans ce procès pour viol qui se tient à Rome en 1612, la victime est Artemisia Gentileschi, fille du peintre Horatio Gentileschi ; l'accusé, Agostino Tassi, disciple de ce dernier ; et le plaignant, Horatio Gentileschi lui-même. Configuration trop exemplaire, et scène trop privée, pour ne pas susciter le plus baroque des procès, où tout s'exhibe sans que rien ne se dévoile. Sinon, peut-être, une unique loi : loi de violence que deux hommes, à l'envi, voulurent graver sur le corps, l'être et l'existence d'une femme.
    Plus tard, Artemisia, peintre accomplie au génie parfaitement maîtrisé, et célébrée comme telle, évaluera, dans un de ses tableaux les plus cruellement réalistes, le juste prix de cette violence, de ce dommage physique et symbolique : c'est la décapitation d'Holopherne, à laquelle deux femmes, cette fois, oeuvrent du même geste barbare et nécessaire.

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