Jean d' Amérique

  • Dans la misère d'un bidonville haïtien, une toute jeune fille éprise d'une camarade de classe observe les adultes, leur violence, leurs faiblesses, leurs addictions... et tente de donner corps à ses rêves d'évasion. Le premier roman âpre et poétique d'un poète et dramaturge de vingt-six ans, notamment lauréat du Prix de la Vocation de la fondation Marcel Bleustein-Blanchet pour son recueil de poésie «Nul chemin dans la peau que saignante étreinte» (Cheyne Éditeur, 2017).

  • D'une prison haïtienne, une voix s'élève. Elle scande, dans une seule longue phrase, les malheurs du pays?: pauvreté, famine, catastrophes naturelles, pouvoir corrompu, église hypocrite.
    C'est un cri. Un poème dramatique qui ne cherche pas l'esthétisation de la misère et de la violence politique car le poète les vit, du fond de son cachot de Port-au-Prince. Sa parole emprisonnée résonne d'autant plus qu'on l'a bafouée, empêchée, retenue. Éminemment théâtral par son oralité et son rythme, un poème partition pour un homme au souffle long, comme pour un choeur puissant.
    Jean D'Amérique pousse ce cri en écho à d'autres confrères et consoeurs poètes emprisonnés d'hier et d'aujourd'hui : Federico García Lorca, Asli Erdogan, Nâzim Hikmet... et la force de son verbe rejoint la subversion de Jean Genet et l'allant d'Aimé Césaire. À lire à haute voix pour faire voler en éclats tous les murs dressés.

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