Denoel

  • Nouvelle édition en 1992

  • Un lieu à soi

    Virginia Woolf

    La nouvelle traduction du célèbre pamphlet féministe de Virginia Woolf par Marie Darrieussecq signe la rencontre de deux grandes romancières autour de la question des femmes et de l'écriture.

    Je me propose donc, en faisant usage de toutes les libertés et licences de la romancière, de vous raconter l'histoire des deux jours qui ont précédé ma venue ici - comment, courbée sous le poids du sujet dont vous aviez chargé mes épaules, je l'ai soupesé, je l'ai mis à l'épreuve de ma vie quotidienne. Virginia Woolf Publié pour la première fois en 1929, Un lieu à soi est composé d'une série de conférences consacrée au thème des femmes et de la fiction que Virginia Woolf donna à l'université pour femmes de Cambridge en 1928. La romancière explique dès les premières lignes comment ce sujet a fait naître une tout autre question, celle qui donne son titre à l'essai :
    « Une femme doit avoir de l'argent et un lieu à elle si elle veut écrire de la fiction. » Avec humour et ironie, et une saisissante honnêteté intellectuelle, Virginia Woolf propose de retracer les quelques jours qui ont précédé cette conférence. À la manière d'un roman, elle déroule ainsi le fil de sa pensée et le cheminement qui l'a conduite vers cette réflexion sur le lieu et l'argent.

  • La comédienne Rachida Brakni évoque avec admiration la relation particulière qui unit Sylvia Plath à l'héroïne de son unique roman.

    Sélectionnée pour un stage d'été dans un prestigieux magazine, Esther Greenwood s'étourdit dans le New York des années 50. Entre les cocktails, la rédaction d'articles et les robes à la mode, elle est censée s'amuser comme jamais. Pourtant, elle est assaillie par des pensées morbides.
    Inspiré de la vie de son auteur, La Cloche de détresse est un classique de la littérature américaine, dans lequel on retrouve la poésie obsédante de Sylvia Plath. Des images magnifiques, acides, teintées d'humour noir, qui vous submergent inévitablement.

  • Au volant de sa MG, un homme, la petite quarantaine, roule de Paris vers la Bretagne où il se rend pour le déjeuner. Tandis qu'il chemine en regardant le paysage, il pense à un ami perdu, à l'heure à laquelle il arrivera à Rennes, à la femme qu'il aime, à celle qu'il a épousée, quand soudain la voiture percute inévitablement un camion bloqué en travers de la route. Arrivent alors les secondes d'éternité, juste avant, quand on se dit qu'il est encore possible d'éviter l'accident, puis celles d'après, quand il est déjà trop tard.
    Alors, à demi conscient, les yeux clos, les sensations affluent, plus fortes que jamais, et avec elles les souvenirs : tout ce qu'on pourrait laisser derrière soi, tout ce qu'on a aimé, tout ce qu'on pourrait retenir, changer et faire, encore.
    Variation superbe et poétique sur le temps qui passe et sa mémoire, Les Choses de la vie est un récit d'une rare justesse. Paul Guimard livre une magnifique déclaration d'amour à la vie et à ses choses qui nous façonnent. Une lecture bouleversante qui donne envie de profiter de la vie, d'aimer, d'écrire et de dire, tant qu'il est encore temps.

  • En 1961, Pier Paolo Pasolini se rend en Inde. Une découverte bouleversante de la terre sacrée, foulée pour la première fois au côté des romanciers Elsa Morante et Alberto Moravia. Le prestigieux trio italien chemine ainsi entre Bombay, Calcutta, Delhi et Bénarès.
    Pasolini rapporte de ce voyage des écrits singuliers qui mêlent anecdotes, errances et réflexions sociologiques. Il y a d'abord l'émerveillement face à la beauté, la douceur de l'Inde, ses rencontres, et puis vient, très vite, l'épouvantable misère. Pasolini, intellectuel engagé, s'insurge, ne pouvant s'empêcher de tracer des parallèles entre ce système et celui de son pays natal.
    Au-delà du carnet de voyage qui révèle un regard, une sensibilité, une vision de l'autre et du monde, L'Odeur de l'Inde dessine l'autoportrait en creux d'un homme face à une humanité qui le fascine et le dépasse.
    René de Ceccatty, grand spécialiste de Pier Paolo Pasolini et traducteur émérite de l'italien, fait revivre dans une préface éclairante la genèse de ce récit puissant et interroge son influence sur l'oeuvre du cinéaste-écrivain

  • Fusillade dans une école de Copenhague. Konrad Simonsen, qui se relève à peine d'un accident cardiovasculaire, aurait rêvé mieux comme convalescence. Heureusement, le stress post-traumatique, sa jeune collègue Pauline Berg connaît : elle qui a récemment échappé à la mort dans une cave, pique des crises d'angoisse à répétition et boulotte ses anxiolytiques comme des Tic-Tac. Le malaise guette.

  • L'âge difficile

    Henry James

    Dix-huit ans est-il, comme l'a chanté le poète, l'âge idéal ou, comme le montre Henry James, l'âge difficile ?
    Nanda Brokenhamm fait son entrée dans le monde en même temps que dans le « salon » de sa mère. Cette dernière, séduisante, intelligente et égoïste, s'emploie à trouver à sa fille l'indispensable mari. Mais sa liberté de vie et de langage fait de l'ombre à la jeune femme autour de laquelle les intrigues se nouent et se dénouent.
    Ni tout à fait enfant, ni tout à fait adulte, Nanda emprunte les sentiers de l'âge difficile pour déjouer les roueries et les guets-apens que lui réserve le monde.

  • Italie dans les années cinquante. Luca est un adolescent de quinze ans. De retour de vacances, il ressent un malaise persistant, sans en comprendre la raison. Son corps n'est plus le même, il est irritable, le moindre détail le plonge dans une colère monstre, les habitudes de ses parents l'agacent. Luca réalise qu'il grandit, contraint de laisser l'enfance derrière lui.
    Cette nouvelle réalité, qu'il juge déplaisante et brutale, le pousse à remettre absolument tout en question et le conduit au rejet : l'école, les parents, la religion. Une désobéissance totale qui passe également par le refus de s'alimenter, le rejet même du corps. Luca est souffrant. Une infirmière est alors requise à son chevet. C'est avec cette femme plus âgée, qui n'est pas a priori séduisante, qu'il découvrira la sexualité et scellera son initiation.

  • Le vin de l'été

    Ray Bradbury

    "Douglas se sentait comblé par ces voix qui ne cessaient jamais et q'ui le rassuraient ; les mots ruisselaient en murmures sur son corps, sur ses paupières fermées, et s'infiltraient dans ses oreilles engourdies, à jamais"Le Vin de l'été, c'est le vin de pissenlit que Douglas, double de l'auteur, met en bouteilles chaque année avec son grand-père. Dans la nature chaude et enchanteresse de l'Illinois, cet été n'est pourtant pas le même que les autres, il a une saveur particulière, c'est le dernier de ses étés d'enfant.
    Bercé par la douce ivresse du vin, le narrateur observe les êtres et les choses dont les contours semblent soudain différents. Magie et synesthésie envahissent cette nature lumineuse. C'est la métamorphose, la fin de l'innocence, le début de l'adolescence. Le Vin de l'été est un roman à part dans l' oeuvre du génie de l'anticipation. Un récit poétique, comme les fragments d'une mémoire éclatée, tentant de retrouver l'émerveillement de l'enfance, les souvenirs évanouis.

  • Un soir de l'été dernier, il faisait chaud comme aujourd'hui, et j'étais heureuse. Les gens prétendent qu'on n'est jamais complètement heureux. Moi, je l'étais.

    Porte d'entrée magnifique dans l'oeuvre de Jean Rhys, ce recueil de nouvelles, restées longtemps inédites en français, nous entraîne dans la bohème de l'Europe d'avant guerre, Vienne la magnifique, Paris et ses cafés, puis plus loin encore, au-delà des océans, vers les souvenirs d'enfance ensoleillés des Caraïbes.
    Poète, lady, rêveur pathétique ou amoureuse éperdue, les personnages de Jean Rhys arpentent la vie avec pour seul bagage la nostalgie, le bonheur enfui, et toujours cet humour sombre, si bien dosé.

    Dans un style elliptique qui lui est propre, Jean Rhys va à l'essentiel. Ce qui intéresse la romancière, c'est la vérité, la vie ici, le coeur qui continue de battre, de se battre, comme elle : une femme en révolte permanente qui a fait de la poésie et de l'ironie ses armes les plus puissantes.

  • L'examen

    Julio Cortázar

    Premier grand roman de Julio Cortazar resté inédit pendant plus de trente ans, L'Examen est enfin réédité dans la collection Empreinte.

    À la veille d'un examen universitaire, deux étudiants, Juan et Clara, accompagnés d'un couple d'amis et d'un personnage appelé le chroniqueur, font une longue promenade dans Buenos Aires. Cette dérive nocturne sur les trottoirs de la ville leur tient lieu de « grand oral » et d'aventure. Ils sont témoins de scènes étranges, croisent des foules recueillies devant des ossements, évoluent dans un épais brouillard au milieu de champignons inexplicables.
    Le régime de Peron, avec son climat de violence et de répression, est le cadre de ce roman, dont certaines scènes apparaîtront quelques années plus tard comme de surprenantes prémonitions.

  • Alors qu'un homme s'apprête à partir en voyage, son épouse lui tire une balle entre les deux yeux. Un geste sec et efficace, effectué avec une simplicité déconcertante.
    La femme enfile alors son imperméable et sort marcher dans la ville.
    Turin la grise dont les avenues muettes, humides et hivernales pèsent sur les épaules comme la confusion et le chagrin. Cette déambulation est bien sûr propice à l'introspection. L'épouse se souvient : la rencontre, l'attente et l'incertitude, puis la vie à deux jusqu'à cette matinée fatale. Une histoire banale dans laquelle chacun s'engouffre sans trop bien savoir pourquoi.
    Ginzburg parle de l'éducation des filles dans les années 50, de leur ignorance subie et de leur imagination trop fertile qui fait hésiter entre la crédulité et la bêtise. Ici la jeune fille devenue femme, usée par ce mariage sans amour, par la tristesse et par la désillusion, trouve le salut dans cet acte dramatique et fatal.

  • Bonjour minuit

    Jean Rhys

    Sasha Jansen retourne à Paris où elle a vécu vingt ans plus tôt un grand amour et l'échec de cet amour. Elle s'efforce d'éviter les rues et les cafés d'autrefois, mais le passé l'envahit. Avec un humour désabusé, elle accueille les rencontres que lui propose le Montparnasse d'avant-guerre. Elle accueille même, avec un mélange d'agressivité et de désespoir, ce jeune homme rencontré au Dôme - et qu'elle appelle «le gigolo» - qui la prend pour une riche Anglaise à cause de son manteau de fourrure. Elle sent revivre son coeur d'autrefois mais, incapable de vivre comme de mourir, elle ne trouvera d'issue que dans une dernière parodie d'amour.
    «Pleurer à cause d'un chagrin d'amour, et puis, juste après, pleurer parce que ce serait bien d'avoir une robe neuve. Les microscopiques mouvements de nos âmes puériles, elle n'en cache rien, tant pis pour ceux que ça dérange, c'est ainsi que nous sommes, je ne crois pas en l'humanité, dit souvent Jean Rhys, je ne crois qu'à l'amour, et en plus je déteste les sermons.» Geneviève Brisac.

  • Confession amoureuse

    Chiyo Uno

    Yuasa Joji, un célèbre peintre japonais, revient dans son pays après dix ans d'absence. Il s'installe à Tokyo avec sa femme et leur enfant.
    Joji mène cependant une vie de célibataire. Fasciné par la beauté des Japonaises, il passe son temps à flâner dans les rues et les bars. Il est un artiste en quête d'inspiration mais aussi un don Juan qui collectionne les conquêtes.
    Un jour, il reçoit un mot d'une mystérieuse Takao l'invitant à le retrouver à la gare de Sendagaya. Il la reconnaîtra à la fleur rouge nouée dans ses cheveux. Le peintre n'y prête d'abord pas attention, mais la même lettre insistante revient chaque matin. Flatté et curieux, Joji se rend finalement au rendez-vous. Il y rencontre une jeune femme passionnée et déterminée à passer la nuit avec lui. D'abord effrayé par cette attitude qui devrait, selon lui, être celle d'un homme, le peintre ne résiste pas à Takao, qui finira par disparaître aussi mystérieusement qu'elle est apparue.
    Joji s'éprend ensuite de la ravissante Tsuyuko au point de vouloir mourir pour elle. Il y a aussi l'enfantine Tomoko avec laquelle il pense trouver la tranquillité. Pétri de contradictions et de naïveté, notre peintre séducteur enchaîne les aventures avec des femmes dont il devient finalement le pantin pour notre plus grand plaisir.

  • Quarantaine

    Jim Crace

    La nuit précédente, la première nouvelle lune du printemps s'était levée et des voyageurs avaient quitté leur village, puis traversé Muntor, Qum ron et Morsaba, pour aller passer quarante jours dans le désert, une qua rantaine de jeûne diurne, de solitude et de prière.
    Ils étaient cinq... Loin derrière les autres, le cinquième avançait nu-pieds, silhouette lente et précautionneuse que la chaleur, créatrice de mirages, rendait fluette et liquide, comme si quelqu'un avait jeté une pierre dans la flaque d'air qu'il traversait.

    Dans le désert de Judée, ces cinq pénitents, quatre hommes et une femme, vont tenter de survivre, chacun dans sa grotte. Le mystérieux cinquième, un Galiléen, s'appelle jésus.
    Leur chemin à tous va croiser celui de Miri, une Bédouine, et de son mari, le cruel Musa, qui semble sur le point de mourir. Ce qui va alors se passer pendant l'inhumaine, l'impossible épreuve de la quarantaine, c'est le sujet du roman à la fois noir et lumineux de Jim Crace.

  • Mademoiselle B.

    Maurice Pons

    Du village de Jouff, perdu dans la campagne où il vit, Maurice Pons raconte les étranges rumeurs qui entourent une certaine Mademoiselle B.: une femme sans âge, toujours vêtue de blanc, qui attirerait les hommes et les pousserait au suicide. Maurice Pons, alors en mal d'écriture, se retrouve pris au coeur de l'enquête. Tout aussi méfiant que fasciné, il se passionne pour le cas de Mademoiselle B.

  • L'étouffoir

    Suzanne Salmon

    Deux soeurs, Léone et Julienne, que la vie semble avoir laissées pour compte sur les hauteurs d'un petit bourg normand, vivent dans un cocon que l'aînée a tissé patiemment, étouffant sa cadette par l'excès d'une affection maternelle et jalouse. Elles mènent une vie tranquille et monotone, comparable à celle d'un vieux couple. L'arrivée d'un homme va bouleverser l'existence de ces deux femmes unies par le célibat.
    Julienne, la plus jeune, se lance à corps perdu, et presque avec défi, dans la découverte de l'amour. Cette passion qui semble la libèrer est-elle à sa mesure ? Resistera-t-elle au chantage et aux mises en garde de sa soeur ? Abandonnera-t-elle l'étouffoir familial dans lequel, finalement, elle se complaît?
    De sa plume vive et acérée, Suzanne Salmon trace les contours de ce triangle sentimental hors du commun et nous laisse apprécier les notes d'un humour souvent amer.

  • La baleine de Dublin

    Ray Bradbury

    Un roman poétique et contemplatif avec lequel Ray Bradbury clot sa trilogie autobiographique en dévoilant une nouvelle facette de son écriture.

    En 1953, Ray Bradbury est appelé dans les environs de Dublin par John Huston pour écrire le scénario de Moby Dick. Celui qui n'est encore que l'auteur relativement obscur des Chroniques martiennes, de Farenheit 451 et d'un certain nombre de nouvelles se trouve confronté à deux monstres : l'un, monstre sacré du cinéma, homme truculent à l'humeur fantasque, et l'autre monstre qu'est l'animal mythique imaginé par Melville. Mais ce voyage est aussi l'occasion pour lui de découvrir un pays où le merveilleux et le loufoque sont toujours prêts à surgir de la grisaille du quotidien.

  • On a sacrifié les femmes au nom d'à peu près tout : morale, religion, politique, amour, maternité... Aujourd'hui encore, malgré les discours d'émancipation, persistent viols, harcèlements, sévices conjugaux, interdits et humiliations. Le destin de la féminité en Occident serait-il sacrificiel?
    En témoignent ces grandes héroïnes qui foisonnent dans nos mythes, nos légendes d'amour, nos religions, les textes fondateurs de notre culture, toutes plus fascinantes les unes que les autres. Elles ont pour nom Iphigénie, Hélène, Juliette, Virginia Woolf, Iseut ou Jeanne d'Arc, mais elles sont aussi des soeurs, des voisines, des exilées, des femmes croisées tous les jours dans la rue, prises à leur insu dans des vies manquées...
    De quelle façon ces figures mythiques circulent-elles dans notre inconscient?
    Dans un essai de mythologie quotidienne, Anne Dufourmantelle interroge et retourne les destins spectaculaires de ces héroïnes en les confrontant à ceux, anonymes, parfois tragiques, de ces proches inconnues. D'une écriture subtile, elle approche la secrète texture de nos névroses et déploie la dramaturgie, aussi énigmatique que salvatrice, d'une véritable érotique du sacrifice au féminin.

  • Génie la folle

    Ines Cagnati

    Marie parle de sa mère.

    Sa mère, c'est Génie la Folle, cette fille de bonne famille qui, rejetée, s'est faite domestique agricole. Sa mère, c'est ce mutisme terrible opposé à tout et à tous, à la méchanceté, à la mesquinerie, à l'indifférence. C'est le mystère de cette ombre silencieuse que Marie poursuit de son amour passionné et pathétique, qu'elle attend sans fin, le soir, rêvant de l'emmener loin, là où de nouveau elle pourra rire.

    Un tableau non seulement intense et poignant, mais d'une beauté presque terrifiante qui consacre le talent d'Inès Cagnati.

    « Une folle en liberté, tout le monde la regarde. Mais une folle enfermée, on l'oublie.
    »

  • 1949, Venice, Californie. Une série de meurtres étranges perturbe le quotidien de la ville, et en particulier le narrateur, un jeune écrivain en mal de succès. Par une nuit d'orage, dans un tramway bringuebalant, une voix avinée murmure cette phrase énigmatique à son oreille : « La solitude est un cercueil de verre. » Quand il se retourne, le tram est vide. Et, en contrebas dans l'eau sale du canal, le corps d'un vieillard se balance, enfermé dans une cage aux lions. Persuadé d'avoir entendu l'assassin, le narrateur commence sa propre enquête. Il interroge les habitants de Venice, des personnages étranges et décalés : la vieille dame qui vend des canaris inexistants, l'ancienne star du muet, le directeur du cinéma sur l'eau ou encore la tenancière du stand de tir.
    Mettant à l'épreuve son imagination fertile de jeune auteur, le détective amateur débrouillera l'énigme et découvrira l'insolite mobile du tueur.

  • Personnalité incontournable du paysage intellectuel français, Marcela Iacub partage avec passion sa lecture des inclassables et sulfureux Épisodes de Louis Calaferte.

    Un homme navigue à travers les femmes de sa vie. Silhouettes mystérieuses appelées D., G. ou M., inconnues sans visage, mais aussi soeurs, mère et prostituées peuplent cette étrange géographie amoureuse. Dans ce paysage féminin, souvent brutal, on distingue aussi les ciels de printemps, les amis, l'odeur du café, les insomnies.
    Un entrelacs d'images, d'anecdotes, de sensations que Calaferte conjugue avec l'érotisme et la mort. Une voix fascinante et dérangeante. Inégalée.

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