La Joie De Lire

  • On retrouve ici Socrate, ce petit garçon qui avait déjà soulevé pas mal de questions dans « Socrate et son papa ». Car, à l'image de son homonyme grec, Socrate ne se contente pas de réponses toutes faites. Il réfléchit beaucoup, pose des tas de questions et rend dingue son papa... Si ses questions peuvent parfois sembler naïves, elles ouvrent toujours sur de grandes discussions philosophiques et permettent d'aborder des questions essentielles : à la fois les grands concepts universels tels que le temps, les apparences ou la solitude et des sujets plus concrets qui parleront tout de suite aux enfants, comme garder un secret ou réussir à s'endormir grâce aux rêves.
    Une première approche intelligente de la philo !
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  • Ce livre contient deux histoires courtes ayant pour héros le petit William.
    Dans la première, le garçon aimerait savoir qui il est vraiment. Il questionne chaque adulte de son entourage.
    Mais leurs réponses ne le satisfont pas.
    Dans la seconde, « Je suis juste là », William se promène avec sa grand-mère et lui demande quelles sont ses peurs. Elle dit avoir peur de ne plus revoir l'écureuil, de ne plus entendre les chants des oiseaux... William ne comprend pas. « Moi j'ai peur des chiens méchants, des feux dévastateurs, de la guerre, de la nuit... », dit-il.
    L'identité, la peur, la mort, l'au-delà... des thèmes parfois difficiles sont abordés ici avec délicatesse à travers des échanges et dialogues intergénérationnels.
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  • Le but de ce petit livre n'est pas d'apporter des réponses mais bien de faire réfl échir les plus jeunes et leurs parents sur les grandes questions de l'existence : d'où vient le monde ?
    Sommes-nous les seuls habitants de l'univers ? Les anges et les fantômes existent-ils ? Quelqu'un d'autre que moi peut-il savoir à quoi je pense ? Pourquoi est-ce que je rêve ? L'espace, le temps, la mémoire, l'au-delà, l'amitié. sont quelques uns des sujets abordés. Les illustrations aux teintes douces, poétiques et oniriques, accompagnent le texte et indépendamment racontent une histoire d'amitié et de chagrin. Un livre qui parle aussi du courage de vivre sa vie et qui laisse de nombreuses interrogations en tête, longtemps après l'avoir refermé.

  • Ce texte magnifique de Constance Ørbeck-Nilssen livre les interrogations d'un enfant prenant conscience de la diversité des réalités sociales et politiques, des inégalités et des injustices, mais aussi de sa place dans ce monde. Un enfant de maintenant confronté à l'universel. Il se demande pourquoi il est né ici, pourquoi il vit précisément ici et pas ailleurs ? Est-ce que tout serait différent s'il était ailleurs ? S'il habitait dans une grande ville sous les ponts par exemple ou dans un pays en guerre ? S'il devait fuir son pays, à quoi ressemblerait sa vie ? Pourrait-il survivre dans le désert ? Et faut-il se poser toutes ces questions ? S'il était un autre se poserait-il les mêmes questions ? Un texte qui résonne terriblement au regard de l'actualité. Un texte philosophique qui n'apporte pas de réponse mais encourage la réflexion, favorise l'empathie et la compassion et pose les grandes questions de la vie. Les dessins sont d'Akin Düzakin, déjà illustrateur de « Je me demande » de Jostein Gaarder (Ed. La Joie de lire), qui reprend le même personnage, la même douceur dans les couleurs, la même poésie du trait, comme une suite au premier ouvrage.

  • Socrate est un petit garçon qui, à l'image de son homonyme grec, pose des tas de questions et réfl échit avec humour aux situations qu'il vit avec son père. Les choses doivent-elles forcément être visibles pour être réelles ? Qu'en est-il du bonhomme de neige qui aura fondu quand Socrate et son papa reviendront dans leur chalet au printemps ? Qu'en est-il des pensées tellement rapides qu'on ne peut pas les voir ? Et pourquoi les étoiles nous paraissent aussi petites que des grains de sable alors qu'elles ne le sont pas ? Un livre qui nous entraine dans les méandres de la pensée enfantine, suivant une logique qui lui est propre. Les images en papier découpé naïves et colorées de Øyvind Torseter renforcent la poésie du propos. Une initiation tout en douceur à la philosophie.

  • Pour faire ses premiers pas dans le monde de la philosophie ! Dans son lit, un enfant ne trouve pas le sommeil. Les pensées se bousculent dans sa tête. Il pense notamment à notre planète, cette pauvre Terre perdue dans l'immensité de l'univers. Et aussi à lui-même : petit enfant parmi tant d'autres. Cela le préoccupe. Au matin, les questions sont toujours là mais son père n'a pas le temps de lui répondre. Il va alors faire un tour dans la forêt. Mais il se perd... C'est alors qu'un chat apparaît. Il le suit et rencontre un hérisson. Pour le hérisson il doit paraître bien grand pense-t-il. Et pour la grenouille, il doit être vraiment immense. Et pour les fourmis alors ? Pourtant leur petite taille n'a pas l'air de les gêner... Un joli texte, finement illustré au trait noir, qui s'adresse aux plus petits, comme un premier manuel de philosophie. Il les incitera à se mettre à la place des autres, humains ou animaux, à faire preuve d'empathie, mais aussi à trouver leur place.

  • Une petite fi lle, un taureau, un loup et une grande femme suivent leur aventure sous la plume de l'écrivain Jürg Schubiger. Ils passent d'une histoire à l'autre, sans préméditation... Le lecteur est invité malgré lui à s'interroger sur les thèmes divers de la philosophie, somme toute de la vie ; l'identité, la vieillesse, l'amour etc. Libre à celui qui lit d'entrer dans ce jeu, comme un miroir de la liberté de l'écrivain. Becket et Ionesco ne sont pas loin ! Tendre et drôle est le regard de l'illustratrice Jutta Bauer sur ces histoires à la fois sérieuses et loufoques. Un grand Schubiger, rare écrivain pour la jeunesse qui n'a pas peur d'impliquer ses lecteurs dans ses chemins de création.
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  • Dans son ouvrage, Gérard Salem met en scène des rencontres fictives avec des adolescents en souffrance, rencontres éclairées par sa propre expérience professionnelle. Chaque chapitre raconte l'histoire d'un patient. Sous forme de dialogue avec un thérapeute, le jeune, parfois accompagné d'un de ses parents, expose son mal-être, sa fugue, sa tentative de suicide, son anorexie, ses problèmes de scolarité...
    Des dialogues forts, percutants, commençant toujours par ces paroles de Serge Gainsbourg "Je suis venu vous dire...", et qui ont l'avantage de mettre des mots sur les maux.

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