Biographie / Témoignage littéraire

  • Ailleurs

    Gérard Depardieu

    Je suis parfois un innocent, parfois un monstre.
    Tout ce qui est entre les deux ne m'inte´resse pas.
    Tout ce qui est entre les deux est corrompu.
    Seuls l'innocent et le monstre sont libres.
    Ils sont ailleurs.

  • J'ai un nom Nouv.

    J'ai un nom

    Chanel Miller

    Le 17 janvier 2015, Chanel et sa soeur assistent à une fête sur le campus de Stanford. Quelques heures plus tard, Chanel se réveille dans une chambre d'ho^pital : on lui explique qu'elle a sans doute e´te´ viole´e - ce que de pénibles examens confirment.

    Son agresseur pre´sume´, Brock Turner, est un athlète prometteur soutenu par ses parents et dont la ligne de défense ne variera pas : la victime était consentante. Ce « bon garc¸on », « d'excellente re´putation », essaiera même de le lui faire admettre. Devant les preuves certaines il est pourtant reconnu coupable mais, au nom de « conse´quences collate´rales ne´gatives », uniquement condamné à six mois de prison. Lors du verdict, Chanel, jusque-là sidérée et mutique, lit une déclaration qui restera dans les mémoires et contribuera à faire changer la loi californienne.
    Ce récit, qui questionne lourdement un système pénal conçu pour protéger les plus forts, marque surtout par le courage de la victime qui, grâce à lui, réussit à se réapproprier son identité. Entrelaçant douleur, résilience et humour, il est en passe de devenir un classique moderne.

  • Du Coran à la Torah

    Mariam Nee

    « Et l'apostasie alors ? J'aime ma religion, et plus je plonge en elle, plus elle semble me guider vers le judaïsme, qui me happe chaque jour davantage. Est-il possible que l'islam soit en train de me préparer à recevoir la Torah ?
    - Mariam, votre âme a faim et elle réclame à manger. N'ayez pas peur, Dieu saura vous guider. » Je compris alors que le chemin vers soi est infini. En l'arpentant, on réalise combien il est long et lumineux. Si au cours de ma vie j'ai pu apprendre quelque chose à propos de Dieu, c'est qu'Il est partout : au monastère des îles de Lérins, dans le cou de ma mère, dans l'odeur du soir au printemps, dans un verre de bourgogne, dans mes fous rires en famille, dans un livre ou dans un autre, dans cette vie ou celle d'après.

    Issue d'une famille musulmane, Mariam Née n'a jamais voulu renier ni son identité ni son éducation, encore moins changer de religion. Sa rencontre avec un juif pratiquant marque pourtant le début d'une quête spirituelle traversée d'interrogations, de doutes et d'appréhension des réactions de son entourage. Elle raconte ces six années écoulées avant d'oser pousser la porte d'une synagogue et d'accepter que la foi se passe de permission.
    Récit d'un parcours personnel courageux, Du Coran à la Torah questionne croyances et cultures et ouvre la voie à des identités multiples et complexes.

  • Coccinelle

    Florence Belkacem

    Dehors, il fait 5 °C, le temps est gris et venteux. Dans un instant, le prêtre va célébrer la messe d'enterrement de maman. Une coccinelle se pose sur ma main. D'où vient-elle, en ce mois de janvier ?
    Quelques semaines plus tard, une deuxième coccinelle surgira, et d'autres encore... J'aimerais imaginer que c'est maman qui se manifeste, et, pourtant, le doute m'assaille. La prudence voudrait que je n'y croie pas, mais, au fil du temps, de nouveaux signes - un papillon, une biche, une bague... - m'entraînent dans un monde parallèle. Comme si les êtres disparus n'abandonnaient pas leurs proches et continuaient à les aider.
    Saint Augustin et Victor Hugo auraient-ils raison : les morts seraient-ils « des invisibles, mais pas des absents » ?

  • Pourquoi je t'aime

    Francis Huster

    Ce livre est une lettre d'amour de Francis Huster à la femme qui l'a quitté. Cette saisissante confession, qui oscille entre rires et larmes, ressemble à son auteur : lui qui vit toujours ses rôles avec une même passion nous bouleverse autant qu'il nous choque par son audace impudique. L'acteur se raconte comme on livre un combat où, pour la première fois, il ne serait pas allé jusqu'au bout de lui-même. Puisque la scène est toute sa vie, puisque l'amour est aussi un spectacle, l'auteur remonte sur la scène sentimentale pour parler du couple, de la rupture, de ce que l'on aurait dû faire, de ce que l'on aurait pu dire, et de tout ce qui aurait pu être mais n'a pas été. Homme ou femme, chacun retrouvera une part de lui-même dans cette mise à nu, puisqu'il n'y a pas de point d'interrogation à l'aveu de Francis Huster : « Pourquoi je t'aime. »

  • Mon Amérique

    Jim Fergus

    L'art de vivre selon Jim Fergus Après Espaces sauvages, Jim Fergus nous raconte six années de « pérégrinations par monts et par vaux » à travers les États-Unis. De la beauté grandiose et désolée des paysages de l'Utah aux terres sauvages du Nebraska, en passant par quelques savoureux récits de pêche à la mouche dans les rivières de l'Ouest, il évoque une Amérique à la fois mythique et terriblement concrète. Célébrant ainsi la nature, la pêche, la chasse, les animaux, sauvages ou domestiques, mais aussi l'amitié, la culture indienne ou encore la cuisine, il nous livre les secrets d'un véritable art de vivre, qu'il partage volontiers avec des écrivains comme Jim Harrison ou Thomas McGuane. On retrouve, dans ces histoires itinérantes -classées par saisons -, tout le talent de conteur et toute l'humanité de l'auteur de Mille femmes blanches.

  • « Notre histoire est solitaire. Notre naissance est solitaire. Quand on meurt, on est seul ; on a beau tenir la main d'un mourant de toutes ses forces, il part. Les choses fortes de notre vie sont solitaires, toujours. L'illusion qu'on passe son temps à se donner, c'est que nous ne sommes pas seuls. Comme on est nombreux, on tente de se reconstituer un monde où l'on serait ensemble ; mais on n'est jamais ensemble. Irréductiblement seuls.
    J'aime la solitude. J'ai la nostalgie de l'homme seul. Mon fantasme absolu, c'est que le monde ressemble à la réalité que je perçois. En somme, la non-solitude n'est qu'un accident. J'ai souvent plaisir avec le groupe mais je ne sais pas partager mes émotions. D'ailleurs, ceux qui disent partager leurs émotions, je me demande comment ils font. La vie est solitaire. Et j'ai le goût d'être seul.
    La solitude en mer, c'est l'isolement du reste des hommes. La vraie vie est en mer. La vie, à terre, c'est de la complaisance ? pas de la compromission car le mot est inélégant ? de la complaisance pour l'autre, de la politesse vis-à-vis de lui. Quand vous marchez sur un trottoir, vous envoyez en permanence des signaux pour que les autres s'écartent.
    La solitude, chez les anglo-saxons, elle est suspecte car pour eux, tout est « dans le groupe ». Chez les latins, elle est déjà plus romantique. D'ailleurs, on remarque que dans une course en solitaire, il y a plus de latins que d'anglo-saxons.
    Au vrai, la solitude, c'est une belle histoire. c'est nous. Voilà, c'est nous. Je suis seul donc je suis moi. Ce n'est pas avec les autres qu'on se connaît, c'est seul. Alors, on éprouve ce que l'on est : tout ce qu'il y a de formidable et d'infiniment médiocre. C'est une comptabilité qu'on ne rend pas obligatoirement publique !
    On ne vit pas pour l'image que vous renvoie l'autre mais pour être mieux en soi. Le destin est une forme d'intransigeance : il faut tenter de bien se tenir avec soi. La vraie histoire, c'est soi. Mieux on se connaîtra et plus on sera indulgent avec l'autre. La meilleure manière d'aimer un peu l'autre, c'est de se connaître bien. »   O. de K.

    À la suite d'Ocean's Song, Olivier de Kersauson revient sur ses courses, ses grands exploits. Plus intimiste, il parle aussi de sa vie, de ses sentiments, de l'amour, de l'amitié... Avec ce deuxième opus, il se livre davantage sur sa véritable nature. Au vrai, il tombe le masque. Ainsi découvre-t-on un homme profond, habité par des idéaux.

  • Depuis trente ans, Les Chandelles illuminent les nuits parisiennes. Mieux qu'une adresse : un must. Mieux qu'un club : un état d'esprit. Rue Thérèse, à deux pas de l'opéra Garnier, ce théâtre d'ombres plongé dans une pénombre voluptueuse est le lieu des abandons consentis et des fantasmes conjugués. Un boudoir où la femme égale l'homme, dans ses désirs et ses plaisirs. Ses alcôves recèlent des secrets bien gardés : personnalités et inconnus se fréquentent sans tabou, la nuit est tout autant festive que jouissive. Et toujours, la femme, bijou de cet écrin délicieux, règne en majesté.
    À l'origine de ce lieu très privé et très prisé, une femme : Valérie Hervo. Maîtresse des plaisirs d'autrui, esclave de ses douleurs enfouies, elle livre un témoignage entêtant : le jour, l'emprise et la souffrance ; la nuit, l'extase et la jouissance. Non pas un dédoublement schizophrénique mais une seule et même destinée, tantôt choisie, tantôt subie. Un cheminement aujourd'hui assumé, sans plus de douleur. L'inceste subi enfant a conduit Valérie Hervo sur le chemin de la reconstruction en créant le temple parisien du désir et des plaisirs féminins.

  • Denis Pommier est vigneron près de Chablis, en Bourgogne. Depuis 2008, il a remisé pesticides et glyphosate. Deux ans plus tard, son cru décroche le titre de « meilleur chardonnay du monde ».
    Sa conversion au bio est un succès.
    Il ne s'imagine pas alors à quel point sa décision de renouer avec la nature sera éprouvante pour lui, pour son épouse Isabelle, ses enfants et le domaine. Gel, grêle, mildiou, canicule... À partir du millésime de 2016, les éléments se déchaînent et mettent en péril son engagement. Au prix d'énormes sacrifices, il fait face, sans renoncer à son label bio.
    En retraçant une année de travail dans les vignes - de la taille aux vendanges - à travers l'histoire de Denis Pommier, ce livre dresse le portrait puissant et sensible d'un vigneron et fait entrer le lecteur dans le quotidien et les coulisses de la viticulture. Il révèle aussi le travail et les difficultés parfois amères que contient une bouteille de vin bio.

  • Dans une tonalité intimiste et poignante, avec son expertise de médecin, Patrick Pelloux cherche une voie de reconstruction, avec une volonté acharnée de comprendre et de nous transmettre un chemin vers de nouveaux appuis. De la bienveillance à la capacité de vivre avec ses souvenirs, ce livre est une méthode pour réenchanter une vie brisée.

  • Kourrage Antoine

    Fabienne Legrand

    Antoine, dix-sept ans, mon p'tit con, mon trouduc, mon bout d'moi, mon fils.
    Cette nuit d'août 2014, mon p'tit couillon n'est pas frais.
    Fièvre, vomissements, douleurs au thorax. Un diagnostic farfelu de gastro est posé par un clown aux urgences qui jure avoir fait médecine. On aurait envie de rire avec lui mais c'est la glissade vertigineuse dans le coma, la confusion, et l'alunissage miraculeux en réanimation. Le verdict tombe, méningite foudroyante d'un type improbable, W135, on aimerait que ça soit de la science-fiction mais le pronostic vital est engagé, c'est moche.
    Dans ma tête, une phrase se met en boucle : « ça n'est pas possible ! ». Alors je fais ce que j'ai toujours fait quand j'ai peur, je ris, et parfois, les autres, autour rient avec moi. Dans la débandade, pendant qu'Antoine l'indestructible joue au yoyo entre la vie et la mort, on se mobilise. La guerre des nerfs s'installe. La résistance s'organise, une chaîne de solidarité se déploie dans l'amour et l'humour et, au travers des réseaux sociaux, l'espoir vient s'appeler « Kourrage Antoine ».

  • « Je marche longtemps, jusqu'à l'entrée d'un parking. Je soulève ma valise et descends les escaliers. La lumière m'agresse, la musique est assourdissante. Je m'assieds derrière un véhicule, mon sac à mains sur les genoux, la couverture sur les épaules. Personne ne m'a vue. J'appuie ma tête contre le mur derrière moi et ferme les yeux.
    J'éclate en sanglots. Comment en suis-je arrivée là ? » J'ai 29 ans, je suis iranienne. Mannequin et photographe dans mon pays, j'ai dû fuir Téhéran : la police religieuse punit l'atteinte à la pudeur d'au minimum 144 coups de fouet. Autant dire une condamnation à mort.
    Je conçois mon métier comme un art, alors j'ai fait de mon corps une oeuvre. J'ai révélé mes tatouages et ma nudité devant les objectifs et sur les réseaux sociaux ; dans le milieu underground iranien, je suis devenue une icône de la liberté. Traquée par la « Police de la vertu », menacée du fouet des mollahs, j'ai tout laissé derrière moi - ma famille, mes amis, ma jeunesse. À mon arrivée à Paris, j'ai caressé l'espoir d'exercer ma profession librement. Mais ici je ne suis qu'une réfugiée et, pendant des mois, j'ai mené un long combat pour obtenir l'asile politique.
    Des podiums à la rue, je n'ai cessé de me battre pour la liberté.

  • « J'ai perdu 10 kilos en deux mois. J'ai vieilli, j'ai l'air triste, épuisé, exsangue, et bien sûr, il m'est impossible de ne pas penser, me découvrant dans cet état de décrépitude, aux prisonniers des camps de déportés. Je ne suis plus moi. J'ai peur de mourir. Mais je ne mourrai pas. J'aurai, pendant quasiment quatre ans, l'apparence, l'épaisseur d'une esquisse, d'un crayonné hâtif. Un corps vidé entièrement de sa substance, comme déserté de vie. » Dans ce témoignage exclusif et glaçant, Lucas Le Gall raconte son enfance et sa jeunesse passées au sein de la scientologie.

    Enrôlé à l'âge de 10 ans, il s'évade le jour de sa majorité du très secret siège mondial d'un mouvement observé par les autorités françaises pour ses dérives sectaires, après avoir été d'abord promu officier de haut rang alors qu'il n'était qu'adolescent, puis avoir été dégradé et torturé. L'auteur retrace la trajectoire hors norme d'une enfance volée et d'une ascension fulgurante au sein d'une mouvance dont les pratiques sont dénoncées régulièrement en France et dans le monde.

  • Alors qu'elle a 16 ans, en Ukraine, la vocation de Claire lui apparaît : sa vie est à Dieu. Quelques années plus tard, elle entre au Carmel en France, avec le désir d'y trouver le silence sonore de la contemplation. Idéaliste, elle doit affronter la réalité d'une communauté vieillissante, dans un monastère insalubre. Comme dans un puits noir, elle va tomber dans le silence oppressant de l'isolement.
    Peu après ses voeux solennels, un carme devient son frère spirituel. Une relation de confiance se noue, dont le prêtre va se servir : l'accompagnement s'étend jusqu'à devenir une mainmise qui culmine avec les abus physiques.
    Claire se décide finalement à parler - sans se douter qu'elle se heurtera, là encore, à un silence funeste : ses signalements seront étouffés. Malgré tout, elle avance, change de vie et alerte le procureur de la République ainsi que les instances ecclésiastiques supérieures.
    Dans ce récit poignant, elle met enfin des mots sur la double emprise et entrouvre les portes du Carmel, lieu secret s'il en est. Si, jusqu'à maintenant, les abus spirituels et sexuels étaient associés aux déviances des communautés dites nouvelles, cette fois-ci, la question se pose dans un ordre aussi ancien et prestigieux que le Carmel.

  • Pourquoi les gens célèbres donnent-ils toujours l'impression d'être invincibles ? Se sont-ils déjà plantés lamentablement ? À quelles occasions ont-ils posé le genou à terre, et surtout, comment ont-ils trouvé l'inspiration pour rebondir ?
    L'argent, le renom et le succès font vite oublier les déconvenues. Pourtant, tous les « gagnants » ont un jour courbé l'échine (échec scolaire, entrepreneurial, familial ; trahison, abandon, abus de confiance, etc.). Une vie sans embûche n'existe pas.
    Quentin Périnel a traqué les revers et les déceptions qui ont perturbé pendant quelques jours ou quelques années l'omnipotence de ces Thierry Marx, Michel-Édouard Leclerc, Gérard Jugnot, Teddy Riner, Fleur Pellerin, Mercedes Erra, Frédéric Beigbeder, Stéphane Bern, Maurice Lévy, Sophie Lacoste, Erik Orsenna, Marc Simoncini, Philippe Starck, Jacques Attali, Philippe Labro...
    Un « road-trip » atypique et littéraire à la recherche des échecs des winners !

  • Ne baisse pas la tête, ne t'excuse jamais de ce que tu es.
    Ne renie pas ta jeunesse, n'étouffe jamais tes émotions.
    Cesse de critiquer les autres : fais mieux qu'eux.
    Cesse de convoiter ce que tu n'as pas : donne-toi les moyens de le posséder.
    Ne refuse pas le malheur : affronte-le et profites-en pour t'aguerrir.
    Ne contourne pas la difficulté : prends plaisir à la résoudre.
    N'attends rien des autres : ils finiront par te suivre.

    Qu'est-ce qui, à un moment de leur vie, conduit certains à renverser la table ?
    À prendre la main que personne ne leur tend ?

    L'essentiel est d'être plus fort que la masse, plus grand que la meute. Pour vivre, il faut savoir courir le risque de déplaire.
    Il ne tient qu'à nous d'être ivres de bonheur, de rage, ou d'excès. Ce serait là notre génie, comme le fut celui de Molière.
    Francis Huster.

  • Fils de Lucien Guitry, Sacha Guitry sut se faire un prénom. Comédien, auteur de théâtre, romancier, cinéaste, il se place dans la lignée de nos meilleurs moralistes, de La Rochefoucauld à Chamfort. Son humour est acide et tendre, perspicace et destructeur. Sa cible favorite fut la femme. Écoutons-le médire avec brio : « Elle s'est donnée à moi, et c'est elle qui m'a eu ! », « Quand on ment à une femme, on a l'impression qu'on se rembourse ! ».

    Il frôle parfois le cynisme (« On a les femmes dans les bras, puis un jour sur les bras, et bientôt sur le dos »), mais il se rachète par une passion absolue de la femme.
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    Les sarcasmes de « Sacha » pesaient lourd (« Le peu que je sais, c'est à mon ignorance que je le dois ») mais ses boutades étaient légères (« Quand une femme qui me plaît me fait demander au téléphone, je me donne vite un coup de peigne avant d'y aller »), subtil mélange qu'accompagne toujours un sourire en coin un peu désabusé, mais non sans tendresse.

  • De coeur inconnu

    Charlotte Valandrey

    En 2005, Charlotte Valandrey révèle dans L'Amour dans le sang sa séropositivité depuis l'âge de 17 ans et sa greffe cardiaque récente, le remplacement de son coeur passionné, éreinté : "C'est l'histoire d'une femme qui aima tellement qu'elle eut besoin d'un autre coeur..." Un mois après la parution de ce livre, Charlotte reçoit une lettre anonyme : "Je connais le coeur qui bat en vous, je l'aimais..." Ces mots, qui pourraient sembler fous, la bouleversent alors qu'elle est en proie à des cauchemars récurrents, des sensations impérieuses de déjà-vu et des changements intérieurs surprenants.
    C'est le début d'un étrange parcours pour Charlotte qui veut comprendre pour se libérer d'une présence qu'elle ressent intimement. Y a-t-il vraiment une autre vie en elle ? Un voyant troublant, un cardiologue amant, une psychanalyste rationnelle et un professeur figé dans le secret médical vont tenter de lui répondre. En quête de vérité, Charlotte, mère battante, femme joyeuse qui connaît le prix de la vie, nous entraîne avec elle dans un voyage initiatique captivant qui, des mystères de la mémoire cellulaire aux errances du coeur, la mènera peut-être vers ce port lumineux, but ultime de sa vie, l'amour rêvé, l'amour immense.

  • Martine Laroche-Joubert doit à son enfance en terre marocaine un goût immodéré pour la liberté. De ses premiers reportages auprès des Pygmées de Centrafrique jusqu'aux deux guerres du Golfe et aux Printemps arabes, de l'éclatement de l'URSS au siège de Sarajevo, de l'apartheid en Afrique du Sud à l'élection de Nelson Mandela, elle arpente la planète avec une soif insatiable de témoigner.
    Elle livre ici ce que ses reportages ne montrent pas : un regard, une sensibilité, une subjectivité. Ce n'est plus la journaliste qui parle mais la femme de terrain. Martine Laroche-Joubert revient sur ces missions qui l'ont forgée, mais aussi sur ses erreurs et ses regrets de reporter. Et c'est avec sincérité qu'elle interroge cette envie de l'action et cette passion de l'ailleurs qui l'ont toujours portée, malgré sa vie de famille et le danger inhérent à son métier.

  • Olivia a toujours voulu être maman. À l'aube de la quarantaine, son désir résonne comme une urgence : elle décide de faire un bébé toute seule.
    Avec une détermination à toute épreuve et une bonne dose d'autodérision, elle se lance dans le parcours épineux et rocambolesque de la procréation médicalement assistée. Nous voilà embarqués avec elle dans cette incroyable aventure : choix d'un pays (puisque la démarche est à ce jour interdite en France), d'une clinique, d'un médecin, et même... d'un géniteur pour ce bébé. Au rythme de ses émotions et de ses déceptions, on attend, presque aussi fébrilement qu'elle, la petite croix positive sur le test. On déteste ceux qui la malmènent, ses amies deviennent les nôtres et, au fil des pages, on espère avec elle que son ventre finira par s'arrondir...
    En prenant le parti de l'humour et de la légèreté, Olivia dédramatise cette autre façon de concevoir un enfant.

  • 19 tonnes

    Thierry Vimal

    14 juillet 2016, le camion meurtrier a surgi sur la promenade des Anglais de Nice et emporté la vie de 86 personnes, parmi lesquelles Amie Vimal, 12 ans.
    19 tonnes est le récit de la survie d'un père après le drame.
    Thierry Vimal, sans pathos ni haine, nous raconte l'après, le quotidien déchirant, le trou noir qui chaque jour menace.
    Pourtant, il faut bien trouver du sens. Et continuer...
    Un texte salutaire et bouleversant qui sonde la capacité humaine à résister à l'appel du pire.

  • Merci maîtresse !

    Anouk F.

    C'est l'histoire de Carla, qui est venue et qui a dû repartir. Trop vite.
    C'est l'histoire de Martim, qui aurait préféré ne pas être là, avec nous.
    C'est aussi celle d'Habib, qui espère chaque matin qu'il y aura sport aujourd'hui.
    C'est l'histoire de Valentine et de son papa.
    D'Adriano et de la quiche qu'il a vomie sur sa dictée ce matin.
    De Timéo, qui n'avait pas de chat mais des griffures quand même.
    De la corde de Laurence, la directrice, sur laquelle on a un peu trop tiré.
    C'est leur histoire à tous.
    Et la mienne, aussi.
    L'histoire de mon école, de notre école. Et de la vôtre aussi, sûrement.

  • Sa propriétaire, Simone Duckstein, a décidé, pour célébrer cet anniversaire, d'écrire à son amie Morgane, et lui raconte avec poésie le Saint-Tropez d'hier et d'aujourd'hui.
    Dans cet ouvrage très intimiste, elle nous livre un témoignage privilégié sur ce petit village de pêcheurs devenu un lieu de villégiature à la renommée mondiale. La Ponche tient là, entre ses murs, les plus grandes et les plus belles légendes de Saint-Tropez. Des peintres y ont peint, des écrivains y ont écrit et des mythes y sont nés, notamment celui de Brigitte Bardot. Une petite cité corsaire éternelle qui a su attirer l'attention des plus grands et protéger ses valeurs et son authenticité. Saint-Tropez, entre tradition et modernité, continue d'échapper au temps.

    Lettres à une amie s'adressent à tous les amoureux du village. Simone écrit à Morgane, mais elle écrit surtout à chacun d'entre nous.

    « La Ponche est un bateau qui n'est jamais parti mais sa voile participe à mes évasions. Moi j'habite un poème, un chant est ma maison. Un monde tout entier dans un lieu si petit. »

  • « Début mai 2013, alors que je suis expatriée avec ma famille dans un lointain pays d'Asie centrale, je découvre que je suis enceinte de mon troisième enfant. Fin octobre 2013, c'est déjà fini. Je dois interrompre ma grossesse à la suite de la découverte de graves malformations foetales.
    Vingt-neuf semaines in utero, quelques minutes en tête à tête, le bracelet d'une maternité parisienne, une photo de mauvaise qualité : ce sont les minces souvenirs que je possède.
    Pour qu'il reste autre chose qu'un parcours médical et que la relation prenne forme d'une autre manière, moi, la maman de cet enfant né sans vie, je n'ai pas eu d'autre choix que d'écrire notre brève histoire. Comment se consoler d'avoir perdu un bébé que l'on a à peine connu ? Comment faire le deuil de celui que l'on a tenu seulement quelques minutes dans ses bras ? Comment apprend-on à vivre après, et avec cette perte ? Je tente de répondre à ces questions ; j'écris pour atténuer la douleur et, ainsi, mon enfant existe. » L'auteur témoigne dans cet ouvrage d'une situation malheureusement courante, l'interruption thérapeutique de grossesse et le deuil périnatal. Son récit confronte le lecteur au choix le plus difficile qui soit pour des parents : décider de laisser partir leur enfant.

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