Langue française

  • Birmingham, Alabama, 1963. Le corps sans vie d'une fillette noire est retrouvé. La police s'en préoccupe de loin. Mais voilà que d'autres petites filles noires disparaissent...
    Bud Larkin, détective privé bougon, alcoolique et raciste, accepte d'enquêter pour le père de la première victime.
    Adela Cobb, femme de ménage noire, jeune veuve et mère de famille, s'interroge : « Les petites filles, ça disparaît pas comme ça... » Deux êtres que tout oppose. A priori.
    Sous des airs de polar américain, Alabama 1963 est avant tout une plongée captivante dans les États-Unis des années 1960, sur fond de ségrégation, de Ku Klux Klan et d'assassinat de Kennedy.

  • Ailleurs

    Gérard Depardieu

    Je suis parfois un innocent, parfois un monstre.
    Tout ce qui est entre les deux ne m'inte´resse pas.
    Tout ce qui est entre les deux est corrompu.
    Seuls l'innocent et le monstre sont libres.
    Ils sont ailleurs.

  • Tour à tour poète, critique, humoriste, moraliste, il passe au crible notre époque et ses moeurs, son enfance, ses désirs et ses rêves, en essayiste et en conteur. Ses propos inédits sur un monde disparu forment ensemble un portrait et dessinent la philosophie d'un aventurier, libre dans tous les sens du terme.

  • En 1929, Friedrich Murnau, l'un des plus grands cinéastes au monde, abandonne le confort d'Hollywood pour rallier, à bord d'un petit voilier, les Marquises d'abord puis Tahiti et Bora-Bora. C'est là qu'il réalise Tabou, « le plus beau film du plus grand auteur de films », selon Éric Rohmer.

    Mais ce chef-d'oeuvre incomparable est maudit. Son tournage sera marqué par les drames et les catastrophes. Et Murnau, comme basculant dans son propre film, mourra tragiquement une semaine avant la première du long-métrage.

    Murnau des ténèbres est le roman vrai de cette expédition fascinante. Dans un style à la beauté envoûtante, Nicolas Chemla conjugue le récit d'aventures, le conte fantastique et la méditation philosophique. À la frontière du rêve et de la réalité, de la vérité et de la fiction, il signe un texte à rebours de toutes les modes et renoue avec le souffle des grands écrivains-voyageurs comme Joseph Conrad, Herman Melville ou Pierre Loti.

    Rentrée littéraire 2021 ;

  • La grande vallée

    Edouard Bureau

    Quelque part dans les Alpes, la Grande Vallée bat au rythme des saisons. Dans les mois chauds de transhumance, accompagnant leurs bêtes sur les flancs de la montagne, les bergers savourent leurs joies pastorales au milieu de la nature intacte. Le tour d'horizon est somptueux, entre les neiges éternelles qui éblouissent le regard et le vert qui, plus bas, inonde les vallons.

    Mais l'arrivée du Grand Batave trouble les coeurs : avec cet homme venu du Nord, c'est le village des Cent-Maisons qui s'industrialise, c'est la nature qu'on transforme. Tous ces bouleversements annoncent-ils vraiment, comme le croit Arno, le petit berger qu'on appelle le Merle, la mort des étoiles et la fin des chansons ?

    Alors, il lui faudra lutter, même seul, même contre tous ses amis, même contre ses propres peurs, pour sauver l'âme de ce lieu, pour encore fredonner les mélodies anciennes et pour aimer plus fort la belle Jelena, la tisserande que sa machine a dévorée. S'ensuivront une fuite dans les sommets enneigés, une traque acharnée et surtout l'espérance qu'existe ailleurs un monde meilleur.

    La Grande Vallée est un roman initiatique, une fable enracinée, une course folle pour la liberté, un cri d'amour à la nature et surtout, un appel à la vie intérieure.

    Rentrée littéraire 2021.

  • L'enterrement de Serge Nouv.

    Dans une petite église de Saône-et-Loire, on enterre Serge Blondeau et ils ne sont pas nombreux à avoir fait le déplacement. Il y a Gilberte, sa mère, qui s'apprête à faire une annonce importante, Brigitte, sa soeur, qui compte les heures avant son retour en région parisienne, Bernard, son beau-frère, qui aimerait récupérer les quatre cents francs qu'il a prêtés au défunt en 1998, et une poignée d'autres. Il faut dire que Serge n'avait rien d'inspirant. Un homme qui habite un mobile home et gagne sa vie en conduisant le minibus d'un Ehpad ne peut pas espérer des obsèques grandioses. Celles-ci seront pourtant inoubliables...

  • Entre confinement, déconfinement et reconfinement, l'année aura été longue ! Non pas que les conférences de presse de Jean Castex ou les déclarations d'Olivier Véran n'aient pas donné lieu, tout au long de la saison, à des moments de pure poésie ponctués de trouvailles sans cesse épatantes, comme le « confinement dehors » ou les fêtes de famille « avec papy et mamie à la cuisine », mais un peu de distanciation nous fera des vacances.
    Le meilleur des gestes barrières est encore de rire de cette année absurde et rocambolesque : les élections américaines, les conseils toujours surprenants du Pr Raoult, les trouvailles innovantes des maires écolos - qui auront beaucoup fait pour amuser la population - ou les grands moments de la cérémonie des Césars, les lenteurs de la vaccination, la valse des variants et les communiqués toujours inventifs du ministère de la Santé. Sans oublier les recettes « Comme j'aime » de Benjamin Castaldi, les coups de gueule de Gérard Depardieu, d'Alain Finkielkraut ou de Fabrice Lucchini, et les soubresauts d'une vie politique sous perfusion.

    Le meilleur des chroniques de Laurent Gerra, chaque jour sur RTL dans la matinale d'Yves Calvi.

    Inclus : Le cahier de jeux de Manu !

  • Vous n'y couperez pas Nouv.

    8 h 40. Dans quelques heures s'ouvre le procès du siècle. Sur le banc des accusés, Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Bernard Arnault, le coronavirus... et tous ceux qui détiennent les richesses du globe. Pour Maître La Bajon, leur avocate, le verdict est connu d'avance : ils seront acquittés, comme toujours. Un journaliste la suit au long de cette journée particulière : « Une interview avec une femme comme moi, c'est comme une mallette de billets pour un politique, ça ne se refuse pas. » Mais jusqu'où Maître La Bajon ira-t-elle pour défendre l'indéfendable ?

  • L'annonce de ma mort est très éxagérée Nouv.

    En 1897, une agence de presse avertit la terre entière : Mark Twain vient de mourir. Mais quand les journalistes accourent, l'écrivain en personne effectue une délicieuse mise au point : « L'annonce de ma mort est très exagérée. » La philosophie l'enseigne depuis l'Antiquité : il faut apprendre à mourir. Encore faut-il l'annoncer dans les règles de l'art ! Ni trop tôt, ni trop tard. Avec les mots adéquats. C'est le rôle des avis de décès. S'ils apportent la touche finale d'une existence, ils ressemblent souvent à des débuts de roman, dessinant en quelques lignes une vie, une histoire d'amour, un règlement de comptes, une vengeance...

    Denis Cosnard rassemble ici les plus originaux, les plus savoureux ou poignants de ces textes, en imagine de nouveaux, et raconte avec humour et érudition l'histoire de ce genre si à part.

  • Le loup et le lion Nouv.

    Alma, jeune et talentueuse pianiste, revient s'installer dans la maison de son enfance, perdue sur une île déserte du Canada. C'est là qu'elle recueille un louveteau et un lionceau en détresse. Au fil du temps, un lien affectueux se tisse entre eux trois. Tout serait merveilleux dans cet univers d'une époustouflante beauté si leur présence n'était pas découverte. Ils devront affronter mille et une péripéties pour recréer la famille et le mode de vie qu'ils s'étaient choisis...

    À partir du synopsis du film, Gilles de Maistre raconte la genèse de ce projet magnifique. Il revient sur son parcours et ses engagements, sa conception des tournages comme celle du monde qui l'entoure. Il milite sans relâche pour la protection de la planète et le respect de la nature. Le livre donne également la parole à ceux qui l'ont entouré dans cette incroyable aventure : Prune de Maistre, la scénariste, Catherine Camborde, la productrice, Andrew Simpson, le soigneur des animaux, Julien Decoin, le premier assistant et, enfin, Molly Kunz, l'actrice principale du film.

  • Trois femmes. Trois générations. Trois histoires d'amour.

    Justine (la fille), Catherine (la mère) et Liliane (la grand-mère) sont réunies en famille autour de la traditionnelle galette des rois. Et l'ambiance familiale n'est pas au beau fixe.
    Liliane, habituellement si joviale, semble fatiguée et soucieuse. Pourquoi est-elle si préoccupée ? Qui donc occupe son esprit ?
    Catherine, bien que maîtresse de maison, est ailleurs : un collègue de travail l'obsède. Mais osera-t-elle trahir ses principes et son mari, Patrice ? Et affrontera-t-elle le regard des autres, notamment celui de cette mère qu'elle redoute tant ?
    Justine, elle, n'est plus très sûre d'aimer son jules, Benjamin. Elle n'est plus très sûre de rien, d'ailleurs. Parviendra-t-elle un jour à s'entendre avec une mère si distante ? Et que cache mamie Liliane ?
    Justine fera tout pour percer le secret de sa grand-mère : elle ignore encore jusqu'où cette enquête amoureuse la mènera...
    Et si, dans cette histoire, chaque femme avait besoin de l'autre pour avancer, pardonner, et aimer ?

  • ZOF 1945

    Jean-Christophe Berthain

    Septembre 1945. René Valenton, officier du Renseignement, quitte Londres après huit ans de bons et loyaux services pour être affecté dans la Zone d'Occupation Française en Allemagne (ZOF, capitale Baden-Baden). Il assiste à l'étonnant retournement qui voit les Français occuper un pays dont ils viennent de subir le joug. Une Allemagne dévastée jouxte une France exsangue. Pour les Allemands, c'est un amer destin de servir un maître qui a faim. Pour les Français, c'est tantôt une parenthèse enchantée, tantôt un panier de crabes. Valenton vit le quotidien de l'Allemagne « année zéro » : certains se vengent des Boches, d'autres se vengent de la vie. Tous découvrent que l'après-guerre, ce n'est pas la paix retrouvée. Violence, combines et trafics, traque ou recyclage de nazis, jeux politiciens et règlements de comptes, survie et amours interdites, conflits entre Alliés et prémisses de la Guerre froide : la ZOF est une étrange planète. Valenton y croise des salauds et des gens formidables, parmi lesquels Edgar Morin.

  • Du Coran à la Torah

    Mariam Nee

    « Et l'apostasie alors ? J'aime ma religion, et plus je plonge en elle, plus elle semble me guider vers le judaïsme, qui me happe chaque jour davantage. Est-il possible que l'islam soit en train de me préparer à recevoir la Torah ?
    - Mariam, votre âme a faim et elle réclame à manger. N'ayez pas peur, Dieu saura vous guider. » Je compris alors que le chemin vers soi est infini. En l'arpentant, on réalise combien il est long et lumineux. Si au cours de ma vie j'ai pu apprendre quelque chose à propos de Dieu, c'est qu'Il est partout : au monastère des îles de Lérins, dans le cou de ma mère, dans l'odeur du soir au printemps, dans un verre de bourgogne, dans mes fous rires en famille, dans un livre ou dans un autre, dans cette vie ou celle d'après.

    Issue d'une famille musulmane, Mariam Née n'a jamais voulu renier ni son identité ni son éducation, encore moins changer de religion. Sa rencontre avec un juif pratiquant marque pourtant le début d'une quête spirituelle traversée d'interrogations, de doutes et d'appréhension des réactions de son entourage. Elle raconte ces six années écoulées avant d'oser pousser la porte d'une synagogue et d'accepter que la foi se passe de permission.
    Récit d'un parcours personnel courageux, Du Coran à la Torah questionne croyances et cultures et ouvre la voie à des identités multiples et complexes.

  • Hiver 1663. Armand, marquis de Canilhac, est prêt à tout pour retrouver le saphir entrevu au cou de cette jeune Amérindienne, croisée dans un salon parisien. Il a reconnu la pierre que portait son frère Loup. Loup, trahi par Armand vingt ans plus tôt, condamné aux galères, et que tout le monde croit mort.

    Hanté par son passé, le marquis embarque avec son fidèle Valère pour la Nouvelle-France. Le vent gonfle les voiles, et les images du Gévaudan natal ressurgissent : Loup, enfant trouvé, adopté... Loup, trop beau, trop brave, trop vivant.

    Entre la France et l'Iroquoisie barbare se tisse le destin d'un homme hors du commun, dont le portrait se précise lentement, et dont l'ombre plane, de plus en plus palpable, sur ceux qui le cherchent.

    Et si Loup avait trouvé un destin à sa mesure au pays des Sauvages ?

    Enquête à l'échelle d'un continent, grande histoire d'amour fraternel, peinture d'un Nouveau Monde en ébullition, Loup et les hommes nous emporte sur les traces d'Alexandre Dumas et de Jack London. Emmanuelle Pirotte convoque les classiques du roman d'aventures pour plonger au fond des âmes et fait surgir, au milieu des paysages grandioses, sa vision des hommes.

  • Dans la rue de l'école

    Anouk F.

    La rue de l'école, elle monte. Ou elle descend, c'est selon. En haut, les façades des immeubles sont un peu noires. Plus bas, les villas s'ouvrent sur des allées de graviers blancs.

    Ici, les habitants trimballent leur passé et bricolent leur présent. Au n° 7, Karine et son fils, Naël, essaient de repartir de zéro, ou plutôt de ne plus y rester. Juste au-dessous, Kamel apprend à être seul avec ses filles, Siryne et Nour. Au n° 24, Julie, la maman parfaite et quadra bien sous tous rapports, se cherche dans cette maison trop grande, dans ce confort qui l'encombre.
    Au milieu, au n° 12 : l'école publique.

    Nour disparaît un jour. Qu'ils viennent du haut ou du bas de la rue, les voisins se mobilisent pour la retrouver. Peut-être aussi pour se trouver.

    L'histoire d'une rue, d'un quartier, d'une société fissurée que l'on peine à rafistoler.

  • Coccinelle

    Florence Belkacem

    Dehors, il fait 5 °C, le temps est gris et venteux. Dans un instant, le prêtre va célébrer la messe d'enterrement de maman. Une coccinelle se pose sur ma main. D'où vient-elle, en ce mois de janvier ?
    Quelques semaines plus tard, une deuxième coccinelle surgira, et d'autres encore... J'aimerais imaginer que c'est maman qui se manifeste, et, pourtant, le doute m'assaille. La prudence voudrait que je n'y croie pas, mais, au fil du temps, de nouveaux signes - un papillon, une biche, une bague... - m'entraînent dans un monde parallèle. Comme si les êtres disparus n'abandonnaient pas leurs proches et continuaient à les aider.
    Saint Augustin et Victor Hugo auraient-ils raison : les morts seraient-ils « des invisibles, mais pas des absents » ?

  • Le dico Coluche

    Coluche

    Malgré sa courte carrière (1974-1986), Coluche a marqué les esprits. En témoigne l'incroyable diversité de l'héritage qu'il nous laisse, à la fois drôle, tendre et généreux.

    Parti de Montrouge, ville ouvrière de banlieue parisienne, sans un sou ni le moindre espoir de réussite, il a battu le record de vitesse du rire et terrassé l'adversité.
    Pêle-mêle, il aura demandé à la caissière du cinéma de Montrouge comment faire pour devenir comédien (véridique !), construit son théâtre[MP1] (le Café de la gare), et fini avec le César du meilleur acteur. Il se sera déguisé en femme pour épouser un homme et présenté à l'élection présidentielle comme n'importe quel citoyen devrait pouvoir le faire. Il est passé de la misère aux plus gros salaires de la radio et du cinéma, avant de fonder les Restos du Coeur.
    Était-il génial ? De son vivant, non. Mais depuis qu'il est mort, oui ! Tellement même, qu'une dame m'a dit un jour : « Ton père, il aurait mérité d'être juif ! » Juif, je ne sais pas, mais ce qui est sûr, c'est qu'il aurait bien mérité d'avoir une deuxième vie, tant la première fut réussie.
    À la question : « Si vous aviez trois voeux à formuler... », il répondait : « Ben... une baguette magique, une deuxième baguette magique et... une troisième baguette magique... de couleurs différentes ! » Son rêve à lui, ç'aurait été de continuer.

    De A comme « Acte de naissance » à Z comme « Zorro », vous trouverez dans ce livre les armes avec lesquelles il a su franchir toutes ces frontières, celles qu'il préférait : le langage, le rire et le coeur.

    Romain Colucci ;

    ANNONCE ;
    Nous, Colucci Michel, dit Coluche, organisons un grand concours de chèques à mon nom. Le plus gros a gagné.

    ZÈLE ;
    Une dame qui avait porté plainte dans un commissariat pour le vol de son sac a retiré sa plainte : elle a retrouvé le sac. « Dommage », ont dit les policiers. Ils avaient déjà fait avouer deux Arabes.

  • Un instant, j'ai voulu vous suivre, vous voir, respirer ce que j'aurais dû respirer. Mais je suis resté sur la pente. Et j'ai pleuré, pas fort non, mais ruisselant à l'intérieur.
    J'entendais des gouttes tomber de très haut, une à une, au fond de mes entrailles déchiquetées. Mon ventre pleurait et mon coeur hurlait, comme quand un coeur hurle à la fin du tout.
    Est-ce qu'on meurt d'amour ?

  • Les papillons

    Barcella

    « Ce bruissement céleste qui jadis m'enchantait s'était cousu les lèvres en plein mois de juillet sous un soleil de plomb. Plus un battement d'ailes, plus une mélopée [...] Il était quinze heures trente ce dimanche onze juillet, et j'avais vingt-sept ans, l'âge où les étoiles meurent. » Rêveur déchu du 21e siècle, Alexandrin a perdu ses papillons.
    Vous savez, ceux qui virevoltent au creux de nos ventres endormis lorsqu'on tombe amoureux. Ceux dont le doux bruissement nous émerveille.

    Au détour d'un hasard, la jeune Marie croisera sa route et l'aidera à renaître.

    Mais Marie porte en elle un silencieux fardeau avec lequel il devra composer avant de réentendre ce doux murmure.

    Contraints de se cacher, bravant les interdits, nos amoureux se dessineront un monde à part. Jusqu'à ce que...


    Avec Les Papillons, son premier roman, Barcella nous offre un récit traversé par le conte, à la lisière de l'onirisme. Un univers à la fois poétique, sensible et malicieux. Des personnages symboliques et singuliers comme autant de petits cailloux placés sur nos routes pour que renaisse une ode oubliée.

  • Le titre de cette anthologie pourrait, à bon droit, sembler outrecuidant et sujet à caution s'il reflétait le seul choix, forcément arbitraire, d'un individu.
    Ce n'est pas le cas ici. Je me suis attaché, pour établir ce florilège, à privilégier les poèmes qui font, depuis longtemps, l'unanimité des lecteurs et amateurs de poésie.
    Sans écarter ma sensibilité propre, j'ai voulu la contenir autant qu'il est possible : ce panorama procède, encore une fois, plus d'un constat de popularité que d'un parti pris personnel. Le temps a fait son oeuvre. Parmi les milliers de poèmes dignes de ce nom écrits en français, du Moyen Age au XXe siècle, certains, mieux que d'autres, se sont imposés au goût du public puis à la mémoire individuelle et collective.
    Comment cela ? Au fil des morceaux choisis, manuels scolaires, anthologies, émissions de radio, récitals, sondages en toutes sortes sans oublier la mise en chanson par les Brassens, Ferré et autres : elle assure au texte écrit une extraordinaire pérennité, " longtemps, longtemps après que les poètes ont disparu. " Telle est la synthèse que j'ai tenté de réaliser avec cet ouvrage, dont l'ambition est de faire aimer au grand public le meilleur de notre patrimoine poétique.

    Dans la plupart des cas, la postérité a déjà rendu son verdict : poèmes condamnés à vivre.
    Jean Orizet.

  • Seuls les enfants savent aimer

    Cali

    Seuls les enfants savent aimer.
    Seuls les enfants aperçoivent l'amour au loin, qui arrive de toute sa lenteur, de toute sa douceur, pour venir nous consumer.
    Seuls les enfants embrassent le désespoir vertigineux de la solitude quand l'amour s'en va.
    Seuls les enfants meurent d'amour.
    Seuls les enfants jouent leur coeur à chaque instant, à chaque souffle.
    À chaque seconde le coeur d'un enfant explose.
    Tu me manques à crever, maman.
    Jusqu'à quand vas-tu mourir ?

  • Ce livre est un récit d'un genre neuf, celui du style de vie d'un marin considérable doublé d'un poète. « Quand je regarde la mer, je me promène dans le temps du monde ». Vous l'ouvrirez à n'importe quelle page, il n'y a pas d'ordre dans les plaisirs, pas de classement dans les enchantements. C'est de ceux-là dont Olivier de Kersauson nous entretient.

    Voici donc le catalogue original d'un esthète singulier amoureux de la mer.
    « Il y a des artistes qui peignent des tableaux. Moi, je peins le sillage blanc sur le bleu des mers ».

  • Camille et Laurent s'aiment.
    Depuis qu'elle est enfant, Camille rêve d'un grand mariage tandis que Laurent, marqué par le divorce de ses parents, s'est juré de ne jamais s'engager. Par amour, chacun fait un pas en direction de l'autre : ce sera un pacs imaginé en petit comité, avec leurs familles et quelques amis. Mais c'est sans compter l'intrusion zélée des parents de Camille dans l'organisation de cette célébration.
    Le jour «?J?» arrive?: la fête tiendra-t-elle toutes ses promesses de bonheur??

    Construit de façon originale par une succession de premières pages de roman, Fête et défaites est un récit jubilatoire qui célèbre, dans une unité de temps et de lieu, les joies et les désappointements de l'amour. Servi par une galerie de personnages croqués avec humour et des dialogues ciselés, ce texte offre un plaisir de lecture irrésistible.

empty