Lansman

  • Le Procès

    Franz Kafka

    • Lansman
    • 18 Avril 2002

    " Je cherchais depuis longtemps comment aborder Le procès au théâtre, le rendre audible et visible en évitant clichés et pièges.
    Je ne voulais pas d'une pièce politique, ni théologique, ni psychologique, ni psychanalytique. Grave et léger, tragique et burlesque, atypique et universel, énigmatique et évident, limpide et mystérieux : les qualificatifs s'accumulent, s'opposent et révèlent chacun à leur façon une des facettes de ce roman inachevé. Il fallait donc témoigner de l'ensemble, et plus encore. Cette tâche nécessitait de repartir du texte original écrit en allemand, de trouver ensuite une direction de jeu et un espace propres à traduire un monde d'apparences, de paradoxes, où la vérité s'éloigne au fur et à mesure qu'on s'en approche, où les événements s'enchaînent avec une logique implacable tout en donnant l'impression d'une totale liberté, voire d'une parfaite insouciance.
    Ces contradictions, ces ambiguïtés, le monde paradoxal dans lequel évoluent Joseph K et ses acolytes nous immergent dans un univers d'un comique terrifiant, tragiquement burlesque. Mieux vaut donc en rire. " Alain Timar.

  • Amoureux de Portia, belle et riche héritière, Bassanio, gentilhomme désargenté, s'efforce d'obtenir sa main. Pour l'aider, son ami Antonio marchand chrétien, emprunte une somme de 3000 ducats à l'usurier juif Shylock qui lui demande, en cas de non remboursement de la dette, une livre de sa chair. Le jour de l'échéance, la dette n'étant pas réglée, Shylock exige l'exécution de la clause. Mais l'habileté de Portia, déguisée en « docteur de droit civil», confond l'usurier retors et sauve Antonio Shylock, ridiculisé, spolié et trahi par sa fille qui a rejoint le camp des Chrétiens, s'en va seul tandis que les jeunes gens, loin des tracas du commerce et du fracas des procès, s'abandonnent à la félicité, aux sons - joyeux et graves à la fois - d'une musique qui évoque non seulement l'harmonie terrestre retrouvée mais aussi l'harmonie céleste dont elle est l'écho.

  • Shakespeare tout est bien qui finit bien tout est bien qui finit bien ? tout commence bien : une orpheline, hélène, guérit le roi de france qu'on donnait pour perdu.
    En récompense, elle reçoit un mari, bertrand, fils de sa noble famille d'accueil, qu'elle convoitait en secret. mais tout menace de mal finir : marié malgré lui bertrand refuse le lit du mariage et s'enfuit à florence où il découvre le plaisir d'un lit adultère. comment, en effet, si loin du domicile conjugal, bertrand donnera-t-il à diana, sa maîtresse d'un soir, l'anneau de la fidélité qui se retrouve à l'acte v au doigt d'hélène, l'épouse qu'il fuyait ? comment, dans l'épaisseur de la nuit, fait-il de la chaste diane une vénus ardente pour se découvrir au dénouement père légitime de l'enfant que porte hélène avec laquelle il s'était juré de ne jamais coucher ? et comment finira-t-il par l'accepter pour épouse, et même par l'aimer ? au terme d'une comédie inclassable, l'énigme perdure : comment la cruauté shakespearienne fait-elle naître finalement une imprévisible tendresse des noces paradoxales de la fidélité et de l'adultère ?

  • La malaventure

    Kossi Efoui

    • Lansman
    • 19 Février 2010

    Il y a le montreur de pantins... Il y a elle, qui attend celui qui va revenir, celui qui a perdu la mémoire... Il y a Edgar Fall qui l'attend aussi, mais pour de tout autres raisons... Et puis il y a lui, Darling V., celui qui n'est pas né sous le signe du caméléon, celui qui ne pourrait vivre dans l'impasse, celui qui ne peut s'empêcher de tisser sa toile...

    Une étrange plongée dans le monde feutré de la peur, de l'oppression et de la résistance, dans un ballet de non-dit qui jongle sur le fil des apparences.

  • Prométhée est la fille unique de Fiona et Phoebus Phoenix, fondateurs de la société L'Arche, leader mondial en intelligence artificielle. Ils sont décédés soudainement dans ce qui apparaît comme une cyber-attaque sans précédent.
    Après leur mort, Prométhée donne leur identité numérique à son nouveau système d'exploitation, Home, qui fait office de hub domotique et gère tout dans sa maison. Le détective-blogueur Ogun est chargé de l'enquête sur cette tragique disparition. Dans une France où la police est devenue une société d'économie mixte, chaque poste de police rivalise d'ingéniosité et d'efficacité pour attirer les followers et leurs généreuses contributions. Et dans ce domaine, l'inspecteur Ogun est sans contexte le meilleur.

  • Le fils

    Marine Bachelot Nguyen

    Dans cette petite ville de province, elle mène une vie presque sans histoire : un mari très occupé et bien intégré dans la petite bourgeoisie locale, deux garçons déjà grands, une officine de pharmacie prospère et la messe tous les dimanches. Bref la routine paisible que sa rencontre avec des catholiques traditionnalistes va bouleverser. En se joignant progressivement à leurs manifestations passionnelles contre les spectacles blasphématoires, contre l'avortement, contre le mariage pour tous... elle reprend goût à la vie sociale, au coude-à-coude fédérateur, puis au militantisme pur et dur, jusqu'à glisser au fil du temps, avec une sincérité déroutante et par souci d'intégration, vers un radicalisme idéologique qui peut mener au pire. Le fils explore donc habilement, avec humour et émotion, les mécanismes destructeurs du glissement idéologique. Ecrite par Marine Bachelot Nguyen sur une idée originale de David Gauchard, directeur de la compagnie L'unijambiste, la pièce a également bénéficié du regard complice de la comédienne Emmanuelle Hiron impliquée dès les premières lectures.

  • Et y a rien de plus à dire

    Thierry Simon

    • Lansman
    • 19 Février 2020

    Elle a seize ans. Elle vit seule avec un père qui semble absent. Il y a bien ses copines du lycée professionnel mais ça ne se passe pas bien. Elle ne supporte pas qu'on l'insulte. Quand c'est le cas, elle est capable d'une violence inouïe. C'est ce qui se produit un soir où tout s'embrase. Les pétroleuses n'ont jamais attiré la compassion, c'est bien connu. Ni hier, ni aujourd'hui. Pour régler le problème, on les retire du monde : c'est simple, efficace...
    En principe. Dans le centre fermé où elle est assignée, elle rencontre Tristan qui ne va pas très bien, lui non plus. Et Ludivine, une éducatrice pas comme les autres qui l'entraîne peu à peu vers des territoires inconnus...

  • La fille aux oiseaux

    Bruno Castan

    • Lansman
    • 16 Avril 2003

    Comme il l'a fait avec La Belle et la Bête (Belle des eaux) et Barbe Bleue (Coup de bleu), Bruno Castan revisite dans La Fille aux oiseaux le célèbre conte Cendrillon, celui des frères Grimm, le plus cruel.
    Ma Chérie est une jeune fille très heureuse, choyée par ses parents. Un jour, tout bascule. Elle doit faire face à la mort de sa mère et au remariage soudain de son père avec une horrible femme, flanquée de deux filles tout aussi méchantes. Elle devient le souffre-douleur de la famille, tout juste bonne à vider la cendre... Les oiseaux et la nature lui apporteront le soutien que ses proches lui refusent.
    L'auteur, avec son écriture percutante et ciselée, fait de cette pièce une oeuvre unique, qui dépasse la simple adaptation et invite les enfants à regarder toute la complexité du monde.

  • Musika

    Aristide Tarnagda

    Pour fabriquer nos ordis, nos télés, nos portables, il faut de plus en plus de matières premières dont notamment l'Afrique regorge. En particulier le Coltan... Alors pas le choix, faut creuser, dans des conditions démentielles dont personne ne voudrait ici . Mais là-bas, les gentils trafiquants ne s'inquiètent pas trop du sort de ceux qui creusent. Et s'il faut les pousser un peu pour qu'ils soient "volontaires", on n'hésite pas vraiment.
    Personne ne peut dire qu'il ne sait pas. Les images ont fait le tour de la planète. Mais qui renoncera à son petit confort quotidien pour que cesse cette exploitation anarchique des richesses de l'Afrique ? Qui agira, au-delà des morts, pour dénoncer les enlèvements ramenant une certaine jeunesse locale à un statut pire que l'esclavage ?

  • Cinglée

    Céline Delbecq

    • Lansman
    • 6 Septembre 2019

    Cinglée, Céline Delbecq - Depuis que Marta Mendes est tombée sur un article relatant le "premier meurtre conjugal de l'année 2017 en Belgique", elle passe ses journées à dépouiller les journaux en quête fébrile de ceux qui suivront. Devant la liste qui s'allonge irrémédiablement et dont elle tient le registre jour après jour, devant les boîtes d'archives qui s'empilent, Marta ne voit d'autre choix que d'écrire au roi qui, elle en est sûre, saura mettre un terme à cette situation qui la rend malade.
    Cette pièce trace le parcours du combattant d'une résistante gagnée par la folie d'un monde qui refuse de voir, de reconnaître et d'agir. Son combat est aussi celui du vocabulaire, des mots utilisés par les médias pour parler de ces féminicides dont on ne dit pas le nom.

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