Paulsen

  • Explorateur d'océans Nouv.

    « On n'empêche pas une mouette de prendre le large ». Jean-Louis Étienne a fait sienne cette phrase de Bernard Moitessier, dont il partage le goût pour la liberté qu'offre les océans. Quand il voit la mer pour la première fois, Jean-Louis Étienne a 10 ans. Enfant, c'est la montagne qui han- tait ses rêves de bravoure et de territoires à explorer. Pourtant, quand il lui faut s'engager pour son service militaire, c'est la marine que le jeune médecin choisit. Un premier pas... Puis les rencontres et les embar- quements s'enchaînent. Avec le père Jaouen, qui emmène en mer de jeunes toxicomanes en rupture avec la société et leur dispense sa leçon d'humanité : « Démerdez­vous pour être heureux ». Avec Alain Colas, et à l'école du grand Éric Tabarly, avant de mener ses propres expéditions et de construire ses bateaux qu'il conduit au Groenland, en Antarctique, à Clipperton, au Spitzberg... Aujourd'hui encore l'explorateur regarde vers la mer. Bientôt il mettra à l'eau la plateforme POLAR POD, grâce à laquelle il dérivera pour explorer l'océan Austral, qui absorbe la majorité du carbone émis par l'homme.

    Jean-Louis Étienne est bien le plus marin des terriens, un amoureux de la mer. Elle est son champ d'exploration, d'investigation, de liberté aussi. Mais l'homme est aussi un scientifique, un médecin. Et ce livre est un cri d'amour à l'océan. L'océan qui produit la moitié de l'oxygène que nous respirons, l'océan qui est le premier apport de protéines pour 1 milliard d'êtres humains, l'océan qui abrite 90 % de l'habitat naturel de la Terre, qui représente 90 % des stocks d'hydrocarbures et qui en plus est une source d'énergie renouve- lable de plus en plus importante. L'océan, ce poumon de l'humanité grâce auquel nous vivons. À travers son parcours personnel et son regard de scientifique, Jean­Louis Étienne rappelle le rôle de l'océan et à quel point il est nécessaire de nous rapprocher de la mer, pour le bien de tous.

  • à Islande ! Nouv.

    à Islande !

    Ian Manook

    • Paulsen
    • 7 Octobre 2021

    En 1904, pendant la grande période de la pêche à la morue à Islande, le gouvernement français se prépare à légiférer sur la séparation des Églises et de l'État. La population est divisée par la future loi et le pouvoir reprend en main une marine trop longtemps laissée aux religieux. Mais est­ce pour le bien des hommes ? Dans ce contexte tendu, Marie Brouet, jeune infirmière bretonne à peine diplômée, se retrouve infirmière­chef d'un hôpital français dans les fjords isolés de l'est de l'Islande. Loin des légendes bretonnes et des romans à la gloire de ces islandais, elle découvre les terribles conditions de vie des marins-pêcheurs, forçats d'une mer terrible.

    Ce roman, inspiré de faits réels, raconte l'arrivée de Marie Brouet sur cette île où rien ne sera comme elle l'imaginait. Dans un village nommé Bùdir, au fond du Faskrudsfjordur, vont se croiser les destins de Lequéré et Kerano, deux pêcheurs bretons, d'une institutrice islandaise et d'une religieuse danoise opposée à la jeune infirmière républicaine venue soignée les pauvres marins. Tous, sur cette terre sauvage et quasi déserte, cherchent un sens à leur sacrifice. Une histoire de marins et de pêche, un grand roman social au souffle islandais, au tout début du XXe siècle.

  • Pauline est de ces femmes qui brisent les obstacles. Risque-tout, elle quitte sa Lorraine natale à la fin de l'épopée napoléonienne pour rejoindre Moscou où, simple vendeuse de mode, elle est courtisée par un richissime aristocrate. Ivan Annenkov est un fervent admirateur de la France des Lumières et un farouche adversaire du servage. Il appartient à une société secrète qui rêve de renverser le tsar. Le complot échoue, les décabristes sont déportés en Sibérie. Ivan serait mort dans l'oubli le plus total si Pauline, comme sept autres femmes de condamnés, n'avait décidé de le rejoindre.

    La petite bande, qui deviendra légendaire, soutient si bien les conjurés qu'ils relèvent la tête et fondent, derrière les murs de leur prison, une minirépublique à la française... Qui était au juste cette Pauline qui croisa les hommes les plus célèbres de son temps, de Dumas à Dostoïevski, qu'elle fascina ? Irène Frain a suivi ses traces depuis la Lorraine jusqu'à la Transbaïkalie. Elle ressuscite son équipée et brosse avec feu et sensibilité le portrait d'une amoureuse endiablée.

  • Mappa mundi : la grande aventure de l'invention du monde Nouv.

    Pour appréhender le monde qui l'entoure, pour s'orienter, l'homme a dû, et su, adapter ses connaissances en créant des représentations graphiques de la Terre et de l'univers. Ceux qui y ont contribué sont parfois de grands voyageurs, d'autres n'ont jamais quitté leur table de travail mais toutes et tous, qu'ils soient scientifiques, géologues, marins ou explorateurs, ont échafaudé les moyens de localiser, de mesurer, d'analyser, de modéliser.
    Ainsi Hérodote, Ibn Battuta, Zheng He, Bougainville, Alexandra David-Neel, Roald Amundsen ou encore Auguste Piccard ont participé à établir un cadre de plus en plus vaste, à comprendre comment l'homme habite la planète, à mettre en évidence la pluralité des milieux naturels et leur fragilité.
    Dans cet ouvrage illustré par Jean-Michel Charpentier, et agrémenté de nombreuses cartes anciennes, Paul Claval raconte la grande aventure de l'invention du monde et souligne l'importance de lui donner un sens.

  • Parti de Marseille pour une expédition vers l'Atlantique nord, Pythéas découvrit bien au-delà de la Grande-Bretagne une île qu'il baptisa Thulé et fut le premier à rapporter que la mer pouvait geler. À son retour, il consigna ses travaux scientifiques en astronomie, géographie et océanographie dans un traité De l'Océan, qui fut abondamment commenté et copié pendant toute l'Antiquité. Aucune page de son oeuvre n'a survécu. La plupart des commentateurs de l'Antiquité le traitèrent d'affabulateur, voire de menteur. Une mer gelée ? Quelle galéjade ! Son nom tomba dans l'oubli. Dans cette biographie imaginaire, François Garde réhabilite le marin, le Marseillais, l'astronome et le scientifique. Il retrace le destin d'un explorateur au temps d'Alexandre le Grand, et interroge le parcours d'un homme dont la vie fut guidée par la curiosité, la persévérance et la volonté de transmettre le savoir.

  • Sur l'île noire

    Sonja Delzongle

    Comment un mythe façonne-t-il une région et ses habitants ? Pourquoi croit-on au fantastique ? Sonja Delzongle, pour qui la différence, la solitude, la marginalité ont toujours été source d'inspiration, s'interroge sur la force des figures extraordinaires. Et plus particulièrement de Nessie, créature des profondeurs lacustres, autour de laquelle on trouve : des îles riches en légendes, des canulars, de présumées apparitions, de sérieuses études scientifiques ayant abouti à 600 prélèvements d'ADN et surtout des doux dingues, des aventuriers du lac pour qui le monstre est devenu le quotidien. Partie sur les terres noires d'Écosse qui entourent le Loch Ness pour saisir l'esprit des Highlands et apprécier le trouble de ses eaux, elle est revenue avec un récit alternant enquête, rencontres improbables et voyage - tant intérieur qu'extérieur.

  • Magellan Nouv.

    Magellan

    Stefan Zweig

    • Paulsen
    • 17 Octobre 2021

    Fernand de Magellan, grand navigateur portugais du XVIe siècle, a une intuition géniale : on doit pouvoir contourner la barrière de l'Amérique et percer le passage du détroit antarctique pour rejoindre les très convoitées îles aux épices, les Moluques. Persuasif, il gagne la confiance du roi d'Espagne, Charles Quint, obtient cinq navires en piteux état, embarque une cohorte cosmopolite de 237 hommes et lève l'ancre le 20 septembre 1519. Tempêtes, mutineries, tensions à bord, épreuve du froid jalonneront l'épopée de ces navires.

    Magellan passe dans l'étroit boyau du détroit qui porte désormais son nom, et sort enfin de l'enfer pour entrer dans cet océan inconnu qu'il baptisera Pacifique.
    Il mourra victorieux 150 jours plus tard, dans l'eau tiède d'un récif des Philippines, percé de flèches, avant d'avoir rejoint le sud de l'Espagne.

  • Carnets de marins

    Huw Lewis-Jones

    • Paulsen
    • 19 Septembre 2019

    La mer est depuis toujours une inépuisable source de fascination, un lieu d'émerveillement et de terreur. Les journaux de bord, carnets de croquis, lettres et dessins nous font partager les expéditions et navigations des marins les plus intrépides. Une source essentielle pour comprendre leur vécu et leur ressenti, suivre leurs découvertes de nouveaux rivages et de créatures extraordinaires, connaître leurs appréhensions des dangers et leurs accomplissements.
    À travers des documents datant du XVIe au XXe siècle, complétés par des notices biographiques, nous partons à la rencontre d'officiers et de matelots ordinaires, de cuisiniers et de baleiniers, de chirurgiens et d'artistes, tous explorateurs et aventuriers à leur manière. Parmi eux, Jeanne Baret, première femme à avoir fait le tour du monde - sur un navire où elle s'était embarquée clandestinement -, l'Italien Antonio Pigafetta, qui navigua avec Magellan, William Bligh, capitaine du Bounty, Piri Reis, amiral ottoman et cartographe, le Tahitien Tupaia, qui participa au premier voyage de Cook, ou les figures exceptionnelles que furent le flibustier Bartholomew Sharp, le naturaliste Georg Steller et Zheng He, l'homme aux commandes d'une flotte chinoise de 200 navires sous l'empereur Ming.
    Comme des trésors surgis des malles, les carnets des hommes et des femmes qui prennent la mer sont une invitation à embarquer.

  • On croit tout savoir sur le courage, persuadés que les chemins qui y mènent ont été largement défrichés. Mais en les empruntant, on comprend vite que ces sentiers sont encore très peu balisés. Quels sont les points communs entre le courage de risquer sa peau, de jouer sa réputation, d'affronter l'inconnu ou de mourir dignement ? Le courage d'une mère Teresa partage-t-il les mêmes racines que celui d'un Winston Churchill ou d'un Ernest Shackleton ? Et aujourd'hui, est-il en déclin ?

    En compagnie de philosophes et de scientifiques, de sportifs, aventuriers, secouristes, militaires et héros du quotidien - de Géraldine Fasnacht à Élisabeth Revol, de Mike Horn à Matthieu Ricard, du policier du Raid à monsieur Tout-le-Monde -, Gérard Guerrier part à la découverte du courage. Pourquoi tant de peine ? Parce que le courage fait et continuera à faire la noblesse de l'Homme et parce qu'il ne peut y avoir de bonheur individuel ni de société juste sans courage.

  • Norilsk

    Caryl Férey

    Grand voyageur, il n'avait pourtant jamais été en Russie. Encore moins en Sibérie. Il n'aime pas le froid et avait quelques a priori sur les Russes. Mais il a dit oui. Et il s'est embarqué avec son acolyte "La Bête" dans une aventure sans égal : découvrir Norilsk, cité minière aux mains des oligarques, à trois cents kilomètres au-dessus du cercle polaire.

    Un ancien goulag, fermé aux touristes et aux Russes, accessible uniquement avec une autorisation du FSB. Une ville sans animaux, sans arbres. En résumé, la ville la plus pourrie du monde. Revenu de ce voyage pas comme les autres, nourri de rencontres inoubliables, il en tire un livre qui oscille entre enquête gonzo et récit au décor noir.

  • Avec ses 25 ans pour tout bagage, et son ami Maxime Du Camp comme compagnon de voyage, le jeune Normand Gustave Flaubert fait, en 1847, le tour de la Bretagne à pied. Les deux compères parcourent une région fière et sauvage, encore ignorée par le chemin de fer et l'école. Ils s'aventurent à travers champs, s'embarquent pour Belle-Île, découvrent le bagne à Brest, la manufacture de tabacs à Morlaix, et la tombe de Chateaubriand à Saint-Malo. De ce périple, ils tireront un livre méconnu, Par les champs et par les grèves, où l'on sent déjà toute l'ironie et les fulgurances du futur écrivain. Du brut de Flaubert, qui pétille tel un cidre breton - ou normand, on ne sait de quel tonneau.
    Parti sur les pas de Flaubert, Thierry Dussard confronte la Bretagne d'hier à celle d'aujourd'hui, évoque ses lectures et ses voyages, en prenant « Gust » par le col au passage, pour faire sortir de sa tanière l'ours qui avait voué sa vie entière à l'écriture. Son récit est un élixir de littérature buissonnière.

  • Novembre 1799. Un ambitieux général de trente ans prend les rênes d'un pays aux abois.
    Pour redresser la France, Bonaparte a besoin de fonds, et de l'or, les États-Unis, débiteur d'une guerre d'Indépendance largement financée par la patrie des Droits de l'Homme, en regorge.
    Gilles Belmonte, le jeune capitaine de frégate aux idéaux et à l'activisme bien trempé, se voit alors confier une nouvelle mission qui conduira l'Égalité à la recherche d'un trésor disparu. Mais la France n'est pas la seule puissance à convoiter le butin... Avant de reprendre la mer, notre héros assiste à Paris à la condamnation injuste de son ennemi intime devenu ami, le capitaine anglais George Davies. Tout en déjouant les manipulations des Anglais, Belmonte et son équipe cherchent à tromper la vigilance des Américains en alerte.
    Mais aux abords de Philadelphie, le voilà partagé entre son devoir et les retrouvailles tant attendues avec l'audacieuse Camille Desmaret, fuyant la tyrannie de son père, et désormais hébergée par ceux-là même qu'il doit dépouiller...

    Dans ce second tome de sa saga d'aventures maritimes, Fabien Clauw nous fait frémir des atterrages de Brest au fleuve Delaware.

  • La France révolutionnaire est en guerre contre la plupart des monarchies d'Europe. L'Angleterre et sa puissante Royal Navy sont le fer de lance d'une lutte qui s'éternise. Hélas, la jeune Marine Républicaine se consume sur les cendres de la défunte Royale. À court de crédits, la flotte française souffre d'une corruption généralisée et une grande partie de ses officiers, de noble lignée, a immigré.

    Engagé dans la marine Royale à l'âge de 13 ans, le fougueux Gilles Belmonte en a 29 lorsqu'il accède au grade de capitaine de frégate. Il se voit confier un nouveau bâtiment, l'Égalité, et une mission cruciale pour la survie de la France.

    Entre machinations des services secrets, combats navals et amour naissant, son sens de l'honneur et son formidable instinct auront-ils raison d'un ennemi prêt à tout ?

  • Né en Écosse en 1838, débarqué à 10 ans dans la région des Grands Lacs, aux États-Unis, le jeune Muir s'échine chaque jour dans les champs et lève parfois la tête pour regarder la nature environnante qui l'émerveille. Le soir, il imagine et crée des objets mécaniques qu'il présente ensuite en ville comme, par exemple, cet appareil pour le sortir automatiquement du lit à l'heure du lever. Très vite, John Muir s'interroge sur le sens de cette vie de labeur, alors qu'il pourrait vivre en autonomie dans la nature. Il quitte le Wisconsin, sillonne le pays à pied du nord au sud et d'est en ouest, participe aux transhumances de bergers isolés, vit en ermite dans les bois, fasciné et nourri par la vie qui l'entoure. Dans la Californie de la ruée vers l'or, on fait fortune en creusant une dette écologique abyssale, que personne ne voit encore. Sauf Muir, qui la pressent grâce à son attention aux hommes et son amour du paysage. Figure mythique aux États-Unis, fondateur des parcs nationaux, sauveur du Yosemite, John Muir posa clairement la question du sens de la vie dans la nouvelle société industrielle et industrieuse et il y a répondu, par son mode de vie, en termes tout aussi clairs. Ancêtre du concept d'écologie, il fut, selon Roosevelt, « l'homme le plus libre que j'ai jamais rencontré ».

  • Le troisième opus de la saga de Fabien Clauw démarre à vive allure, avec un Gilles Belmonte prisonnier des Anglais. Napoléon n'est pas encore empereur, la campagne d'Égypte bat son plein, celle d'Italie débute, la quasi-guerre avec les États-Unis se termine, et les services d'espionnage britanniques sont toujours aussi performants.
    Seul face à l'ennemi, le capitaine de l'Égalité va devoir ruser pour se sortir du pétrin infernal dans lequel il est tombé.
    Ses nouvelles aventures le conduiront de Brest en Île de France (actuelle île Maurice), où nous croiserons aussi bien Talleyrand que Surcouf, sans oublier l'élue de son coeur, l'audacieuse Camille.
    Les combats maritimes, toujours aussi réalistes et saisissants, rivaliseront dans ce troisième tome avec une intrigue des plus originales, dans un pan de l'Histoire de France toujours aussi tourmenté, décidément propice à une belle tension dramatique.

  • Le 1er août 1914, le jour où l'Europe entre en guerre, le trois-mâts l'Endurance quitte Plymouth. Le but de l'expédition ? Traverser l'Antarctique. Mais, au-delà du 60e parallèle sud, les glaces se referment sur le bateau qui va lentement dériver pendant neuf mois. L'Endurance finit par se briser et Shackleton donne l'ordre à ses hommes d'évacuer le navire. Ils vont devoir survivre aux orques, aux tempêtes, au froid et à la faim avant de pouvoir enfin atteindre une terre : l'île de l'Eléphant.
    Mais l'hiver arrive et les chances de survie sont presque inexistantes. Shackleton et cinq hommes décident alors de partir sur le James Caird, l'un des canots de secours de l'Endurance, pour tenter de rejoindre la Géorgie du Sud. Une navigation aléatoire de 1 500 km au coeur des 50e hurlants. Les six hommes réussiront contre toute attente et leur exploit restera légendaire. Mais il leur faudra encore affronter les montagnes escarpées de Géorgie du Sud avant de pouvoir enfin déclencher les secours et réunir tout l'équipage sain et sauf.
    Le récit de Sir Ernest Shackleton, agrémenté des photos de Frank Hurley, offre un témoignage bouleversant.

  • Nellie a fait le tour du monde, Thomas a voyagé dans les étoiles, Ada a survécu seule dans l'Arctique, Aliénor a parcouru l'Australie à cheval, Jessica a tenté un tour du monde à la voile à 16 ans... Pas de doute, ces hommes et ces femmes n'ont pas froid aux yeux ! Dédiant leur vie à l'aventure, ils et elles ont tracé leur route et exploré les lieux les plus extrêmes de la planète. Pour les uns, l'objectif est de passer un message écologique, pour d'autres, tout simplement dépasser ses limites. Ils ont en commun d'avoir suivi leurs rêves et leurs envies. En voyageant avec les trente figures incroyables de cet album, tu visiteras toi aussi les quatre coins du monde et comme eux, tu iras conquérir des espaces inconnus et vivre des moments historiques.

  • Janvier 1804. La paix d'Amiens a vécu. L'Angleterre, qui s'est affranchie de toute déclaration de guerre, a capturé des milliers de marins français et fomente une troisième coalition. À Boulogne, le futur empereur des Français riposte en rassemblant une formidable armée d'invasion et en octroyant des moyens inédits à la flottille de débarquement. La Royal Navy règne sur les mers ? Qu'à cela ne tienne : les escadres de Brest, Rochefort et Toulon convergeront par-delà l'océan Atlantique, où elles attireront les vaisseaux de Sa Majesté avant de surgir dans la Manche pour envahir l'Angleterre.

    Ce plan fou, Gilles Belmonte l'a mis en oeuvre avant de rejoindre sa frégate. Bientôt, notre héros nous embarque pour une hallucinante épopée de plusieurs mois et de milliers de milles, qui se soldera par le désastre que l'on connaît. Et si ce « coup de Trafalgar » masquait en réalité une page glorieuse de la Marine française ? À l'instar des opus précédents, Fabien Clauw nous conte cette bataille historique avec dextérité, justesse et une grande finesse dans la description des ressorts et jeux de stratégie.

  • Henriette est la première femme au sommet du mont Blanc, Nathan enjambe les vallées sur une corde, Kilian survole les cimes en courant, Gaëlle Cavalié a survécu 100 heures dans la neige, Marion Chaygneaud s'engage à rendre leur beauté aux massifs, Zian cherche des cristaux...
    Certains ont connu la défaite, d'autres la peur ou un drame, et pourtant, un désir farouche les a conduits à relever leurs défis. En véritables montagnards, tous et toutes ont en commun une volonté de fer, des valeurs de solidarité et d'amitié et un profond désir de liberté.
    Voyage avec ces trente figures incroyables, ces courageux et valeureuses qui ont accompli leur rêve d'enfant : conquérir les sommets.

  • Jungle

    Miguel Bonnefoy

    "Au mois de décembre 2014, il m'a été permis de prendre part à une expédition au Venezuela, dans l'État de Bolívar, plus précisément dans la municipalité de la Gran Sabana, pour y écrire un livre. Il était question de gravir la montagne de l'Auyantepuy, de la traverser et de la redescendre en rappel par la gorge du Diable, où se situe la cascade la plus haute du monde, le Kerepakupai Venà. Nous avons vécu pendant quinze jours au milieu d'un paysage fait de torrents et de marécages, de bois serrés et pluvieux, dans la chaleur épaisse des forêts équatoriales. Nous étions quatorze hommes.
    Avant le départ, je lus tout ce que je trouvais sur le sujet. Du vieux manuscrit jusqu'au traité de biodiversité, je m'enfermai dans des bibliothèques et des librairies, je rencontrai des archéologues et des géographes, des journalistes spécialisés dans les exploitations minières et des poètes de Ciudad Guayana. J'abattis le travail de plusieurs hommes pour dresser une monographie régionale de la Gran Sabana. Je dois confesser ici que, lorsque je posai le premier pied dans la jungle, je compris que mon effort avait été vain. Toutes les pages des bibliothèques ne peuvent rien devant l'architecture d'une fleur." Miguel Bonnefoy

  • Avant son départ pour la Station spatiale internationale, le spationaute français a suivi un entrainement exceptionnel de sept longues années. Les coulisses de cette préparation sont ici racontées dans un ouvrage qui lève le voile sur tout ce que l'astronaute a dû subir avant de pouvoir être envoyé dans l'espace. La seconde partie de ce guide illustré dévoile le quotidien des six mois passés par Thomas à bord de la Station spatiale internationale.

    On y apprend les expériences scientifiques variées et minutieuses qu'il a menées à bord de l'ISS mais aussi les aléas du voyage et les conditions de vie à bord. Le livre suit Thomas Pesquet jusqu'à son retour sur terre, loin d'être le moment le plus évident à vivre pour celui qui est devenu en quelques mois un héros moderne.

  • Durant trois mois, Cédric Gras a partagé le quotidien du brise-glace Akademik Fedorov, chargé de ravitailler les bases russes en Antarctique. Parti d'Afrique du Sud, naviguant à travers les Quarantièmes rugissants, il a découvert le monde des poliarniks. Des hommes qui luttent contre le froid martien et le blizzard polaire au nom de la science. Marins, mécaniciens ou géophysiciens, ils consacrent leur vie au continent austral, loin de leurs proches.
    Cédric Gras a parcouru avec eux ces rivages lunaires, baignés par la mystérieuse mer des Cosmonautes. Entre nouveaux défis et nostalgie, il livre le récit de son périple et de la fascinante conquête soviétique de l'Antarctique.

  • Depuis le grenier où il collectionne livres et revues d'exploration et d'ethnologie, le jeune Paul-Émile Victor, membre des Éclaireurs de France, cultive deux rêves ambitieux et d'apparence antagonistes : se rendre un jour aux pôles et en Polynésie.
    Après avoir été élève officier sur un cuirassé, aspirant sur un porte-avion puis pilote d'avion, il met de côté les promesses d'aventure en reprenant les affaires familiales de fabrication de pipes de bruyère. Cet écart ne dure pas. Bientôt, il fait la connaissance de l'explorateur Jean-Baptiste Charcot et embarque avec lui sur le Pourquoi-pas ? en 1934. Sa découverte du Groenland le marque à jamais. Fasciné, il n'aura de cesse d'y retourner, traversant l'île en traîneaux à chiens, vivant parmi les Inuits en ami et en ethnologue, apprenant leur langue, esquissant ses premiers dessins de masques. À son retour, il se fait connaître en multipliant les conférences et les publications, notamment pour le musée de l'Homme.
    En 1947, juste après la guerre et en grande partie à l'aide d'anciens résistants, il fonde les Expéditions Polaires Françaises (EPF), qui inaugurent des missions scientifiques de grande envergure tant en Arctique qu'en Antarctique, où il installe les bases Dumont d'Urville et Charcot.
    Grand défenseur de l'environnement à la fin de sa vie, il termine ses jours, selon son rêve, en Polynésie.

  • L'hiver en train, l'été en car, Bernard Chambaz a parcouru l'Oural du sud au nord. Situé entre les capitales de l'ouest et l'immensité transibérienne, frontière entre l'Europe et l'Asie, ce territoire reste méconnu. Ce voyage doit à son amour de la Russie et de son peuple, mais aussi à la puissance des livres. Parmi eux, il y a le recueil largement oublié et assez décapant d'Aragon (Hourra l'Oural), l'ombre de Pasternak et du doc-teur Jivago, l'ombre plus noire de Chalamov et du goulag.
    L'Oural, c'est aussi la terre natale de Boris Eltsine, dont on suivra les traces. On vérifiera que les statues de Lénine n'ont pas toutes été déboulonnées, loin de là, et que si on a pu évoquer la fin de l'homme rouge, l'homo sovieticus tend à devenir pour les jeunes générations un objet, sinon un sujet de folklore.
    Dans ce récit de voyage peu ordinaire, vous croiserez des météorites, suivrez une enquête sur la disparition étrange de géologues il y a cinquante ans, vous échapperez à un accident d'avion, découvrirez un jeune Eltsine explorateur sans peur, vous verrez des camions rouler sur la Kama gelée, visiterez le camp de Perm-36 et les monastères de Verkhotourié, sillonerez Ekaterinbourg sur les traces des Romanov, naviguerez sur la Kama, découvrirez Tcheliabinsk et son formidable musée des tracteurs à défaut de la centrale nucléaire de Majak, le site archéologique exceptionnel d'Arkaïm qui date de l'âge du bronze, avant d'admirer sous un ciel gris et déjà froid la modernité de la capitale bachkire. Tout cela sans oublier les trois figures centrales : Aragon, Pasternak et Chalamov.

empty