• Dans Les Trois Mousquetaires revit toute l'Histoire : le Moyen Âge parce que c'est une épopée chevaleresque ; le XVIIe siècle dominé par Richelieu fondateur de la France moderne ; le romantisme parce que des héros exceptionnels, qui ont disparu d'une société contemporaine dépoétisée, se réfugient dans le roman. L'auteur y a mis tout son art : la surprise, la vitesse, l'humour, la couleur, le sens du mystère et de la grandeur. Le lecteur se sent un instant aventureux comme d'Artagnan, séducteur comme Aramis, hercule comme Porthos, profond comme Athos, poète comme Dumas.

  • On fit encore quatre ou cinq pas en montant toujours, puis Dantès sentit qu'on le prenait par la tête et par les pieds et qu'on le balançait.
    « Une, dirent les fossoyeurs.
    - Deux.
    - Trois ! » En même temps, Dantès se sentit lancé, en effet, dans un vide énorme, traversant les airs comme un oiseau blessé, tombant, tombant toujours avec une épouvante qui lui glaçait le coeur. Quoique tiré en bas par quelque chose de pesant qui précipitait son vol rapide, il lui sembla que cette chute durait un siècle. Enfin, avec un bruit épouvantable, il entra comme une flèche dans une eau glacée qui lui fit pousser un cri, étouffé à l'instant même par l'immersion.
    Dantès avait été lancé dans la mer, au fond de laquelle l'entraînait un boulet de trente-six attaché à ses pieds.
    La mer est le cimetière du château d'If.

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  • On fit encore quatre ou cinq pas en montant toujours, puis Dantès sentit qu'on le prenait par la tête et par les pieds et qu'on le balançait.
    « Une, dirent les fossoyeurs.
    - Deux.
    - Trois ! » En même temps, Dantès se sentit lancé, en effet, dans un vide énorme, traversant les airs comme un oiseau blessé, tombant, tombant toujours avec une épouvante qui lui glaçait le coeur. Quoique tiré en bas par quelque chose de pesant qui précipitait son vol rapide, il lui sembla que cette chute durait un siècle. Enfin, avec un bruit épouvantable, il entra comme une flèche dans une eau glacée qui lui fit pousser un cri, étouffé à l'instant même par l'immersion.
    Dantès avait été lancé dans la mer, au fond de laquelle l'entraînait un boulet de trente-six attaché à ses pieds.
    La mer est le cimetière du château d'If.

  • L'intrigue se résume en une ligne : Edmond Dantès, injustement condamné, revient se venger quatorze ans plus tard. Le héros principal a la grandeur des principales créations romantiques, d'Hernani, de Jean Valjean, de Julien Sorel. Il atteint même, par ses allures de surhomme dévoué à sa mission, une grandeur épique. Mais la société contemporaine de Dumas, militaires, magistrats, financiers, est peinte avec une force égale, et une joyeuse férocité. Au service des héros, et de la société, une technique romanesque haletante, des pages qui se tournent toutes seules. Personne n'oubliera Edmond Dantès jeté à la mer dans le linceul de l'abbé Faria, l'empoisonneuse se glissant à minuit dans la chambre de sa belle-fille, ou le procureur de la République enterrant clandestinement le corps de son enfant nouveauné...

  • Vingt ans après

    Alexandre Dumas

    Tout le monde a lu, lit ou lira Les Trois Mousquetaires. À la fin du roman, les héros paraissent un peu fatigués, et on les comprend après tant de chevauchées et d'exploits. Mais Vingt ans après, ils reprennent vie et repartent vers les grandes aventures de la politique et du coeur avec autant de pétulance et d'enthousiasme romanesque. Les Trois Mousquetaires évoquait le siège de La Rochelle et l'assassinat de Buckingham. Vingt ans après, c'est la Fronde, ses folles duchesses, un cardinal de plus : Retz, Cromwell, l'exécution de Charles Ier. Beaucoup de sang, c'est la loi du genre, des intrigues de cour et d'alcôve, mais aussi un humour auquel on ne résiste pas, une couleur digne de Hugo ou de Verdi, le plus beau mariage qu'ait réussi l'histoire romantique entre la vérité et la légende.

  • «Vous vous réveillerez dans un caveau où nul n'est descendu depuis vingt ans, et dans lequel, d'ici à vingt ans peut-être, nul ne descendra encore. N'ayez donc aucun espoir de secours, car il serait inutile. Vous trouverez du poison près de cette lettre : tout ce que je puis faire pour vous est de vous offrir une mort prompte et douce au lieu d'une agonie lente et douloureuse. Dans l'un et l'autre cas, et quelque parti que vous preniez, à compter de cette heure, vous êtes morte.» Pauline (1838) est un des premiers romans de Dumas, où Monte-Cristo se trouve en germe. C'est un livre qu'il a écrit seul, et qui se déroule de son temps. La fiction brode sur les thèmes du roman gothique, en «noir», nuit, cottage en ruine, sentes perdues, passages secrets, brigands impitoyables, héroïne enterrée vivante, substitution de cadavres.
    Pauline fait face à un bourreau mystérieux, «homme fatal». C'est le roman d'une jeunesse déboussolée qui tente de se faire une place dans une société mesquine.

  • Des « noces vermeilles » de Marguerite de Valois et Henri de Navarre, prélude au massacre des protestants, à la mort de Charles IX baignant dans une rosée de sang, les deux années qui s'écoulent comptent parmi les plus cruelles de l'histoire de France. Guerres civiles de religion, luttes d'influence au sein de la famille royale, complots et assassinats politiques forment la trame sombre sur laquelle se détache la figure de Margot. Beauté incomparable, dame galante, cette fille de France est aussi une femme de lettres doublée d'une redoutable politique ; Marguerite est avant tout une Valois, fille de roi, soeur de roi, femme de roi. Et le brave La Mole, ce jeune gentilhomme protestant réfugié dans l'alcôve royale pour échapper à ses assassins la nuit de la Saint-Barthélemy, sait que l'amour qu'il voue à cette perle le précipitera au coeur d'intrigues de pouvoir où la vie d'un homme n'a guère de poids.

  • Automne 1799 : le Directoire agonise, acculé de toutes parts. À l'est de la France, des brigands un peu particuliers, les compagnons de Jéhu, attaquent des diligences pour financer la contre-révolution royaliste ; à l'ouest, en Bretagne, la Chouannerie reprend, menée par Georges Cadoudal. Un jeune général, Napoléon Bonaparte, revient d'une expédition en Égypte, bien décidé à profiter de la situation pour prendre le pouvoir. Louis de Montrevel, alias Roland, son aide de camp, lui est dévoué jusqu'à la mort. Mais sa soeur, Amélie, lui cache la liaison secrète qu'elle entretient avec Charles de Sainte-Hermine, alias Morgan, qui appartient à la confrérie des compagnons de Jéhu.
    Pas de réconciliation possible entre les deux camps : les héros sont inéluctablement destinés à mourir, sous le fer de la guillotine ou à la bataille de Marengo (juin 1800). Cette épopée pré-impériale, qui dévoile l'envers d'un coup d'État, est aussi une grande histoire d'amitié et un roman d'amour à la fin tragique. Dumas y montre toute la lumière mais aussi l'ombre de la figure de Napoléon. La France du 18 brumaire, qui marque la fin de la Révolution et du Directoire, préhistoire personnelle du jeune Dumas puisque précédant de peu sa naissance, méritait une oeuvre à sa mesure.

  • « Écoutez, reprit le domino, vous ne me connaissez pas. Je suis une de ces femmes capables de donner leur vie, leur âme, à l'homme qu'elles aiment ; ardentes dans leur amour, mais terribles dans leur haine. Cela vous effraye, n'est-ce pas ? »Lors d'un bal à l'Opéra, le jeune Édouard rencontre une mystérieuse femme masquée. Celle-ci refuse de lui dévoiler son identité avant un futur rendez-vous, et promet de le tuer s'il venait à révéler leur liaison. Édouard, piqué par la curiosité, accepte ces conditions romanesques, sans savoir qu'elles auront des conséquences dramatiques et inattendues...

  • Nul roman n'égale, dans l'oeuvre de Dumas, par la longueur, l'importance et l'abondance des sujets traités, la puissance d'émotion, Le Vicomte de Bragelonne.
    C'est d'abord la période historique choisie qui donne au livre son unité. Richelieu, Mazarin, Louis XIV : chacune des parties de la trilogie des Mousquetaires illustre les étapes principales de la construction politique de l'État français. Dans Le Vicomte de Bragelonne, Dumas choisit l'année qui marque le tournant du siècle, celle de la prise du pouvoir par Louis XIV. L'idéal chevaleresque de la France d'avant Colbert, Dumas le fait revivre justement parce qu'il est en train de s'effacer à jamais. Le plan entrelace deux lignes mélodiques, la chute de Fouquet, la chute de Raoul de Bragelonne. La première est politique et historique, la seconde est amoureuse et tragique.
    La poésie du souvenir nous fait passer de l'histoire à l'épopée. À l'approche de la mort, les héros de Dumas sont confirmés dans leur stature épique, qu'ils sont les derniers à avoir. Dumas rejoint ici un grand rêve romantique : donner à la France une épopée. Tout l'exprime, de l'énormité du texte au lyrisme des phrases. De ce genre, Dumas garde aussi la pluralité de tons, tour à tour comique, burlesque, tragique, religieux.

  • Nul roman n'égale, dans l'oeuvre de Dumas, par la longueur, l'importance et l'abondance des sujets traités, la puissance d'émotion, Le Vicomte de Bragelonne.
    C'est d'abord la période historique choisie qui donne au livre son unité. Richelieu, Mazarin, Louis XIV : chacune des parties de la trilogie des Mousquetaires illustre les étapes principales de la construction politique de l'État français. Dans Le Vicomte de Bragelonne, Dumas choisit l'année qui marque le tournant du siècle, celle de la prise du pouvoir par Louis XIV. L'idéal chevaleresque de la France d'avant Colbert, Dumas le fait revivre justement parce qu'il est en train de s'effacer à jamais. Le plan entrelace deux lignes mélodiques, la chute de Fouquet, la chute de Raoul de Bragelonne. La première est politique et historique, la seconde est amoureuse et tragique.
    La poésie du souvenir nous fait passer de l'histoire à l'épopée. À l'approche de la mort, les héros de Dumas sont confirmés dans leur stature épique, qu'ils sont les derniers à avoir. Dumas rejoint ici un grand rêve romantique : donner à la France une épopée. Tout l'exprime, de l'énormité du texte au lyrisme des phrases. De ce genre, Dumas garde aussi la pluralité de tons, tour à tour comique, burlesque, tragique, religieux.

  • Souvenez-vous. Les ferrets de la reine Anne d'Autriche, le duc de Buckingham, les perfidies de Richelieu, le siège de La Rochelle. Et, vingt ans après, l'autre cardinal, la Fronde, l'Angleterre de Cromwell, l'exécution de Charles 1er...
    Cette Histoire-là est inoubliable. Elle reste dans nos mémoires, revivifiée pour l'éternité par la présence des héros d'Alexandre Dumas, ces trois mousquetaires qui sont quatre - " tous pour un, un pour tous " -, par la magie de ces romans où vibrent, à l'infini, dans le fracas des chevauchées et des épées, la fougue de la jeunesse, le goût de l'aventure, la force de l'amitié, la nostalgie du temps qui passe, la mort qui rôde, aussi, portée par les vents contraires des grands événements.


    C'est le théâtre qui avait fait d'abord la gloire de Dumas. On découvrira ici La Jeunesse des mousquetaires qu'il adapta pour la scène en 1849.

  • En 1585, dans une France déchirée par les guerres de Religion, l'étau se resserre autour d'Henri III. Le roi s'attache une troupe de gentilshommes gascons, les Quarante-Cinq. Leur mission : assurer sa garde rapprochée et le protéger des complots ourdis par les Guises qui rêvent de s'emparer du pouvoir...

    Sur une base historique réelle, ce troisième volet de la «trilogie des Valois» est un passionnant roman d'aventures qui fait la part belle au spirituel Chicot, le bouffon du roi. Il offre une suite à La Reine Margot et à La Dame de Monsoreau, mais peut aussi se lire de manière autonome. Dans la grande tradition du roman historique, Dumas mêle personnages fictifs et réels, intrigues politiques et amoureuses, le tout sur un rythme endiablé, où les rebondissements s'enchaînent autant que les bons mots. En historien, il explique la fin des Valois et l'avènement d'Henri IV, en faisant d'Henri III un personnage tragique, l'un de ces «rois marqués par la fatalité pour qu'une race s'éteigne en eux et avec eux».

  • Nul roman n'égale, dans l'oeuvre de Dumas, par la longueur, l'importance et l'abondance des sujets traités, la puissance d'émotion, Le Vicomte de Bragelonne.
    C'est d'abord la période historique choisie qui donne au livre son unité. Richelieu, Mazarin, Louis XIV : chacune des parties de la trilogie des Mousquetaires illustre les étapes principales de la construction politique de l'État français. Dans Le Vicomte de Bragelonne, Dumas choisit l'année qui marque le tournant du siècle, celle de la prise du pouvoir par Louis XIV. L'idéal chevaleresque de la France d'avant Colbert, Dumas le fait revivre justement parce qu'il est en train de s'effacer à jamais. Le plan entrelace deux lignes mélodiques, la chute de Fouquet, la chute de Raoul de Bragelonne. La première est politique et historique, la seconde est amoureuse et tragique.
    La poésie du souvenir nous fait passer de l'histoire à l'épopée. À l'approche de la mort, les héros de Dumas sont confirmés dans leur stature épique, qu'ils sont les derniers à avoir. Dumas rejoint ici un grand rêve romantique : donner à la France une épopée. Tout l'exprime, de l'énormité du texte au lyrisme des phrases. De ce genre, Dumas garde aussi la pluralité de tons, tour à tour comique, burlesque, tragique, religieux.

  • « C'était Naples, la belle esclave grecque, qui devait m'offrir ce second visage, voilé pour nos grands maîtres, sous la lave d'Herculanum et la cendre de Pompéi. » Le tumultueux périple italien d'Alexandre Dumas le mène, du 2 au 23 août 1835, à Naples où il séjourne clandestinement, bien décidé à explorer les multiples facettes de cette ville bouillonnante. Dans un texte resté inédit depuis 2006, le grand écrivain populaire fait voyager son lecteur entre Chiaia, le quartier des étrangers et de l'aristocratie, Toledo, celui des flâneurs et des boutiques, Forcella, celui des avocats et des plaideurs, tous théâtres d'intrigues amoureuses et politiques.

  • Dossier pédagogique de Béatrice Ferrari.

    Antony est un bâtard dont le statut l'empêche d'épouser celle qu'il aime, Adèle. Trois années plus tard, après avoir pris la fuite, il revient, mais Adèle est mariée et mère de famille...

    Avec cette pièce de théâtre, Alexandre Dumas offre un drame romantique où se mêlent tourments et passion destructrice.

    Une oeuvre originale à découvrir sans plus attendre !

    Groupements de textes :

    1. Le personnage absent 2. Le bâtard, un héros romantique au statut particulier

  • Inspiré de John Paul Johns, capitaine de marine, héros de la guerre d'Indépendance américaine, Le Capitaine Paul est à la fois roman historique, récit d'aventures maritimes et mélodrame. Mais c'est d'abord le roman d'un homme en quête de ses origines : bâtard magnifique remettant en question les rigidités du Vieux Monde et faisant triompher le droit naturel contre le pouvoir légal, Paul Jones incarne le mariage réussi des origines françaises et de l'idéal américain, et la réconciliation des valeurs aristocratiques et démocratiques.
    Ce roman familial d'un individu se conclut en roman national de la France : il traduit les déchirements d'une génération écartelée entre le monde d'avant la Révolution et celui d'après. Ce magnifique hommage du romantisme aux Lumières témoigne aussi du génie de l'auteur à mêler les genres pour inventer une forme nouvelle de roman. Le mélange franco-américain incarne le pedigree dont rêve Dumas pour la France, mais aussi pour la littérature.

  • Au coeur des Carpathes, dans le sombre château de Brankovan, les princes Grégoriska et Kostaki, s'affrontent pour conquérir la belle Hedwige. Or Kostaki est un vampire qui revient chaque nuit assouvir sa soif de sang auprès de la jeune femme devenue l'objet d'une lutte sans merci entre les deux frères.
    Une étrange histoire pleine de romantisme et de fantastique où l'angoisse le dispute au romanesque...

  • Un mort ignorant qu'il est mort, une chasse où la tête de l'ours abattu devient celle d'un homme, un joueur de quilles qui pactise avec le diable, un homme privé du pouvoir de verser des larmes et condamné à en mourir de chagrin ... De l'Espagne médiévale à la Prusse du XVIIIe siècle, de la Lune aux profondeurs de la terre, 16 histoires étranges, fascinantes, surprenantes du grand maître du feuilleton d'aventures à redécouvrir avec délectation.

    Une anthologie préfacée et documentée par Francis Lacassin.

    « Alexandre Dumas les divertit à la manière d'une lanterne magique. Ses personnages alertes comme des singes, forts comme des boeufs, gais comme des pinsons, entrent et partent brusquement, sautent des toits sur les pavés, reçoivent d'affreuses blessures dont ils guérissent, sont crus morts, et reparaissent. Il y a des trappes sous les planchers, des antidotes, des déguisements et tout se mêle, court et se débrouille, sans une minute pour la réflexion. L'amour conserve de la décence, le fanatisme est gai, les massacres font sourire. », Flaubert (Bouvard et Pecuchet)

  • Le collier de la reine est l'un des romans les plus romanesques d'alexandre dumas.
    Il se consacre à un épisode authentique du règne de marie-antoinette. la machiavélique comtesse de la motte trame de ténébreuses intrigues et tend un piège qui révèle que la reine est une femme exposée aux atteintes du monde et aux violences de la passion. la prémonition d'une fin terrible plane sur toute la fiction et l'inscrit dans l'histoire. un roman d'aventures sous-tend la réalité historique et rend sa description palpitante.
    La figure mythique de cagliostro, l'homme aux mille vies, incarne le thème du vengeur masqué, du héros satanique comme le sera monte-cristo. jeanne de la motte rappelle milady, la femme maléfique. on ne manque ni de demeures mystérieuses, ni de secrets, ni de passages dérobés, ni de figures masquées, ni de fausses reines. de cette histoire, et de l'histoire, personne ne sortira indemne : point de happy end.

  • Ce roman trop oublié est un chef-d'oeuvre unique chez Dumas. Il aurait pu être signé de Sterne, ou de Swift : c'est dans leur ton qu'il évoque la traite des noirs. Le récit est plein de gaieté et de verve, de burlesque parodique : on y trouve les grandes scènes du roman d'aventures, la prise du navire marchand, la mutinerie à bord, l'Amérique de Fenimore Cooper. Les personnages sont empruntés à la tradition comique : l'Anglais en proie au spleen, le trompeur, le gourmand, le niais, le chef indien. C'est aussi une oeuvre sombre : une suite de morts, animaux massacrés, esclaves tués en route, immigrants anglais décimés par la maladie, indigènes exterminés. Le héros, Pamphile, incarne la société commerçante et pharisienne dans laquelle l'artiste est condamné à vivre. C'est le monde de Monte-Cristo sans le comte.

  • Grand romancier, l'auteur des «Trois mousquetaires» et du «Comte de Monte-Cristo» était aussi un grand amoureux. Voici réunit, pour la première fois, une sélection de lettres adressées aux femmes qu'il a aimées : les comédiennes Mlle Rachel, Marie Dorval, Ida Ferrier, Marie Duplessis, Mlle George ou encore l'écrivaine Mélanie Waldor ou sa voisine de palier, et mère de son fils, Catherine Laure Labay. Ces relations amoureuses ont influencé certains de ses plus importants livres. Cette correspondance enflammée offre ainsi un nouveau regard sur la vie et l'oeuvre d'Alexandre Dumas.

  • Paris, une nuit de février 1578. Dans une ruelle sombre des abords de la Bastille, Louis de Clermont d'Amboise, sire de Bussy, gentilhomme courageux et loyal, tombe dans l'embuscade que les mignons du roi Henri III lui ont tendue. Seul contre cinq, il ne doit la vie sauve qu'à l'intervention providentielle d'une belle inconnue blonde comme un ange... Ainsi commence l'histoire d'amour qui forme le coeur de La Dame de Monsoreau, histoire lumineuse qui se détache sur un fond de sombres intrigues politiques et de noires rivalités de pouvoir. En 1578, en effet, la royauté est menacée de toutes parts : guerres civiles entre protestants et catholiques, ambitions du duc d'Anjou, frère cadet du roi, complot des Guises pour s'emparer du trône et promouvoir un catholicisme intégriste... D'un même élan, Dumas mène le lecteur de la petite maison des Tournelles au palais du Louvre, de l'intimité des amants au coeur du pouvoir royal, en un roman d'amour éperdu aussi bien qu'une fresque saisissante du règne du dernier des Valois.

  • Le Chevalier de Maison-Rouge (1845) se consacre aux derniers mois de Marie-Antoinette. Dans l'ombre, un homme plein de passion tente de sauver celle qui fut la reine, en s'appuyant sur le dévouement d'une femme pure, Geneviève Dixmer ; un amour impossible se tisse entre cette femme et Maurice Lindey, l'un des républicains héroïques qui ont pour charge de garder la prisonnière.
    Sur l'abîme creusé par la Révolution, il s'agit, pour Dumas romancier de toute l'Histoire de France, de jeter un pont vers ce temps disparu, la fin de la monarchie, ou des monarques. La Marie-Antoinette qu'il recrée dans ce roman, il la considère ainsi : « Reine, c'est une grande coupable ; femme, c'est une âme digne et grande. » Une grande et double figure, sur fond d'intrigues amoureuses et de réforme totalitaire. Personne n'a su, mieux que Dumas, peindre la passion dans l'Histoire.

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