• D'où vient le sucre? Pourquoi mes parents disent qu'il ne faut pas trop manger de bonbons? Pourquoi il y a du sucre dans les ingrédients du pot de sauce tomate? 16 questions-réponses sur le sucre, à consommer sans modération!

  • Guerres

    De La Heronnier

    • Arfuyen
    • 6 Novembre 2003

    Il est lisse et d'une sérénité parfaite, de ce recueillement intense précédant le mouvement. Que peut-on en attendre, sinon un éclatement, la dilatation des forces qu'il contient. Mais on ne sait par quel bout le prendre. Est-il debout ? Est-il couché ? Comment savoir ? D'ailleurs, quelque chose dit qu'il n'est pas à prendre. Il vous glisserait entre les doigts faute de prise, faute d'angles. Ainsi posé dans l'herbe verte d'un printemps pluvieux, il fait l'effet d'un miracle pascal. Quel prestidigitateur l'a installé là ? Immobile, insaisissable, plain-silence. Ovale blancheur, énergie en devenir, intériorité à l'état pur. Le contempler s'impose.

  • Fan de petits biscuits ronds fourrés au chocolat, de petites crèmes dessert ou de barquettes aux fruits, refais toi-même à la maison tous ces goûters du supermarché avec de bons ingrédients !

    Grâce aux étapes détaillées, et aux trucs et astuces de pro pour réussir biscuits et riz au lait, pour faire lever la brioche ou napper des sablés, il ne te reste plus qu'à te régaler avec les Pimpants, les Prestigieux ou les Orgueilleux !

  • Rennes, forêt de Brocéliande, îles bretonnes, Carhaix, Quimper, Brest, monts d'Arrée ou encore Saint-Malo et Cancale... Ce livre propose un parcours de sites choisis pour découvrir la Bretagne, des terres celtes à la côte.

    Photos et illustrations se mêlent dans cette nouvelle collection documentaire, construite comme un itinéraire de voyage pour visiter la France, le pays le plus visité au monde, depuis chez soi.

  • Toulouse, Carcassonne, les Cévennes, Montpellier, les Pyrénées... La Région Occitanie est riche de lieux naturels et culturels. Ce livre propose un parcours de sites choisis, du canal du Midi aux gorges du Tarn.

    Photos et illustrations se mêlent dans cette nouvelle collection documentaire, construite comme un itinéraire de voyage pour visiter la France, le pays le plus visité au monde, depuis chez soi.

  • Un cahier d'activités pour découvrir ce milieu extraordinaire mais fragile qu'est la montagne.Comment sont nées les montagnes?Àquoi reconnaît-on un lynx?C'est quoi, être gardien de refuge? Autant de questions qui trouvent leur réponse dans ce cahier à travers 55 jeux et de nombreux encadrés documentaires. Pour mieux comprendre les paysages montagnards, des vallées aux glaciers, la diversité de la faune et de la flore, mais aussi les activités humaines et les métiers qui y sont liés.

  • Est-ce que l'argent a toujours existé ? Pourquoi a-t-on inventé l'argent ? Est-ce qu'on a les mêmes monnaies partout dans le monde ? Comment ça marche une banque ? C'est quoi, une carte bancaire ? Pourquoi mes parents ne peuvent pas m'acheter tout ce que je veux ?... 16 questions pour comprendre à quoi sert l'argent et comment il est utilisé au quotidien.

  • La Ballade des pèlerins est un très prenant récit d'aventure, celui d'un pèlerinage de Vézelay à Compostelle entrepris par une jeune femme et trois compagnons de route, un beau jour de juin du siècle passé, en un temps où un tel périple pouvait encore se faire dans des conditions très semblables à celles qu'avaient connues leurs prédécesseurs du Moyen Âge. Un voyage décidé par goût de la marche et de la nature, certes, mais surtout par désir « d'en finir avec des formes et des contenus religieux trop rabâchés, avec un langage devenu logorrhée, dénué de tout sens vital à force de vouloir donner réponse à tout ». Par cette volonté de redonner du sens aux mots en les confrontant à la rugueuse réalité des aléas d'une marche de plusieurs semaines, en s'interrogeant par écrit dans ce qui fut son premier livre sur les raisons de cet acte un peu fou, Édith de la Héronnière ouvrait en réalité le chemin d'un voyage autrement plus long, celui d'une oeuvre qu'elle poursuit aujourd'hui encore. Au fil des années passées à arpenter les pays et les pages, ni l'Italie, ni l'Inde, ni les États-Unis, ni même la Chine n'auront raison de son infatigable curiosité. Et, par certains aspects, les chemins qu'elle emprunte peuvent ainsi rappeler ceux d'autres écrivains-voyageurs, tel Nicolas Bouvier, qu'une prédisposition au cheminement ou une phénoménologie de la perception intuitivement menée élancent continuellement vers l'avant. Mais il faut insister sur ce que le pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle où cette ballade entraîne le lecteur n'a de sens que par l'enracinement profond et parfois douloureux de la spiritualité dans le corps. Comme au temps des pèlerinages médiévaux, les rencontres sont hasardeuses sur ces chemins de foi qu'arpentent marcheurs de tous pays et de toutes langues. Une sorte de cadence commune parvient pourtant à nouer les existences, pour quelques jours ou plus, autour d'une même détermination, d'une même en-allée - et le pied peu à peu impose son rythme à l'écriture. Les villages de pierre et les paysages roulent au fil d'une pensée qu'inspirent souvenirs de lecture ou figures saintes, dans un tournis parfois heurté que finit par apaiser le seul exercice de la marche. Il s'agit alors, dans l'écriture comme sur le chemin de Saint-Jacques, de faire de l'épreuve de la désillusion ou de la meurtrissure la substance même de l'ouvrage à accomplir. Ce livre reproduit la première édition de La Ballade des pèlerins, parue au Mercure de France en 1993, et lui adjoint un avant-propos de l'auteur, inédit.

  • On doit à Edith de la Héronnière un Journal sicilien aujourd'hui prolongé dans les jardins de l'île qui en compte une multitude. Certains sont célèbres comme l'Orto botanico de Palerme, le jardin de la Kolymbetra à Agrigente ou celui du palais de Donnafugata, près de Ragusa ; d'autres sont restés inconnus ou cachés au pied des monastères romans ou des palais baroques, voire même abandonnés dans les montagnes. Publics ou privés, jardins secrets, chantés par les poètes, tous offrent, sur cette terre aride, une saisissante diversité de floraisons, de fragrances et d'essences exotiques, dont certaines rares, comme la Puya des Andes qui fleurit pour la première fois en Sicile onze ans après avoir été plantée dans le jardin de la Villa Piccolo, à Capo d'Orlando dans la province de Messine.
    Plus que la recherche de cette plante bizarre, plus qu'un inventaire botanique, c'est une nouvelle approche de la beauté tourmentée de la Sicile qui n'élude pas sa part d'ombre, mais la met en lumière :
    Une promenade dans les tons voisins.

  • « La vraie recette » du magazine en ligne Slate.fr. Faut-il mettre de la moutarde dans la mayonnaise ?
    Qui a inventé le tout premier coulant au chocolat ? Peut-on parsemer un gratin dauphinois de fromage râpé ? Quelle est la préparation originelle des soeurs Tatin ? Pourquoi ne pas mettre des petits pois dans le guacamole, puisque c'est très bon ? Cette série d'articles décortique des recettes classiques : origines, usages, techniques, secrets de professionnels et débats enflammés... Évidemment, en cherchant la « vraie recette », on se rend compte que celle-ci est souvent très controversée... ou n'existe tout simplement pas ! Et c'est tant mieux. Mais cette quête gourmande permet de s'interroger sur de grands enjeux de la cuisine, comme la transmission, l'identité culturelle ou l'évolution des recettes. Cet ouvrage regroupe une vingtaine de « vraies recettes » dont certaines déjà publiées sur Slate.fr mais majoritairement des textes « inédits ».

  • Thérèse d'Avila (1515-1582), réformatrice du Carmel, est la première femme docteur de l'Eglise. Figure majeure de la chrétienté, elle est tout à la fois religieuse, mystique, femme de lettres, amie de saint Jean de La Croix. Animée d'une énergie peu commune, elle fonde 17 couvents dans une vie bien remplie. Elle est canonisée en 1612 et devient patronne de l'Espagne en 1627.Saint Jean-Baptiste de La Salle (1651-1719) est le fondateur des Frères des écoles chrétiennes. Issu d'une famille nombreuse, il se sent très tôt appelé à la prêtrise. Son intuition : pour le bien des enfants, les maîtres ont un besoin impératif de formation. Il imagine un séminaire pour la formation des professeurs, la première école normale d'instituteurs. En 1950, le pape Pie XII fait de lui le patron de tous les éducateurs.Né en 1948, Pedro Opeka est un argentin d'origine slovène. Enfant, il se sent tout à la fois attiré par le football et une envie brulante de venir en aide aux autres, notamment à des Indiens qui endurent une terrible pauvreté. Devenu prêtre, fort de son savoir de maçon, il est envoyé à Madagascar où il fonde Akamasoa ("les bons amis" en malgache), une association d'aide aux plus pauvres. Le prêtre leur trouve des terres, construit avec eux des maisons, développe les ressources des nouveaux villages, fonde des écoles... À ce jour, grâce à Akamasoa, 18 villages ont vu le jour !

  • 300 questions-réponses multithématiques (histoire, animaux, sciences, sports et société) pour tester ses connaissances en s'amusant.
    - Pour chaque thème, trois catégories de questions :
    Des questions ouvertes ("Que sont le sirocco, le mistral et la bise ?"), des questions illustrées (deviner l'objet représenté par une illustration) et des QCM.
    - Contenu : une boîte de 200 cartes, facile à transporter partout, à la maison ou en voyage !
    - Pour un public de primo-lecteurs (dès 6 ans) pour pouvoir jouer seul et à plusieurs.

  • Sais-tu à quoi jouent les enfants des autres pays ou encore quels sports ils pratiquent ? As-tu déjà entendu parler du rapa, du nzango ou encore du netball ? Que dirais-tu de manger du pain de fée australien pour le goûter ? À moins que tu ne préfères les mochis japonnais...
    Tu aimes sûrement faire la fête comme tous les enfants du monde. Mais chacun a ses traditions, comme le Holi, en Inde, le "Dia del niño », en Amérique du Sud, ou bien la Sainte-Lucie, en Suède.

    Prêt pour un tour du monde ?
    Pars à la rencontre des enfants d'autres pays et découvre comment ils vivent. Tu verras qu'il existe toutes sortes de maisons, des écoles différentes, des moyens de transport inattendus, des habitudes surprenantes...

    Bon voyage !

  • La Sicile, plus grande île de la Méditerranée, a de tout temps, grâce à la richesse de ses terres et à sa position stratégique, suscité l'intérêt et la convoitise. Tour à tour carthaginoise, grecque, romaine, normande, byzantine puis italienne, l'île est un modèle de variété architecturale et de cosmopolitisme. Villas romaines, palais baroques, châteaux normands et vestiges musulmans : l'architecture comme la société sicilienne montre avec fierté tous les visages que lui a légués son histoire. Principalement montagneuse, l'île est dominée par l'Etna, où naissent des massifs entrecoupés de vallées dédiées aux cultures vivrières ou à la vigne, et parsemés d'innombrables villages. Grâce à un littoral truffé de plages et des très courues îles Éoliennes, la Sicile est aussi une destination maritime d'envergure. Fabrice Moireau a arpenté des semaines durant cette Sicile aux facettes variées, tantôt de montagne et de lave, tantôt de sable et de vignes.

  • Un documentaire pour faire découvrir aux plus petits l'incroyable histoire du facteur Cheval, une des grandes figures de l'art brut.

    Facteur rural, Joseph Ferdinand Cheval (1836-1924) a passé trente-trois années de sa vie à construire son Palais idéal à Hauterives, dans la Drôme. Chaque nuit, à la lumière de bougies, il agrandit son « Temple de la nature », avec les matériaux qu'il a pu glaner en chemin ou collectionner (galets, coquillages). Il l'anime de sculptures de ses rêves, d'animaux, de monuments de différents pays aperçus sur les gazettes et les cartes postales qu'il distribue. Son palais, unique en son genre, sera salué par nombre d'artistes, tels André Breton, Max Ernst, Picasso, Niki de Saint Phalle ou Jean Tinguely.
    Ce doc-puzzle met à la portée du jeune public cette histoire extraordinaire. Des pièces à détacher, un puzzle surprise à reconstituer, des « cherche et trouve » : une façon ludique de découvrir l'univers onirique du facteur Cheval.

  • Idéal compagnon de route, ce recueil de contes nous invite à suivre ces pèlerins dont l'histoire intrigue : désireux de rompre avec la vie habituelle, ils se rendent, souvent au prix de mille difficultés (faim, fatigue, mauvaises rencontres, mort, etc.), dans un lieu saint au terme d'un long voyage. Et cette démarche s'avère commune à toute les religions. C'est pourquoi l'auteur mêle, avec audace et poésie, les traditions orientales et occidentales.Le lecteur, à la suite de ces "marcheurs pas comme les autres", entame alors une sorte de parcours initiatique d'abord avec les moines des déserts d'Egypte, de Syrie et de Terre Sainte, pour ensuite emboîter le pas de pèlerinages bouddhistes (Inde, Tibet) et shintoïstes (Japon), sans oublier l'incontournable pèlerinage à la Mecque des Musulmans, souvent évoqué par les poètes soufis. Il poursuivra naturellement sa route avec les célèbres pèlerinages de l'Occident médiéval à Jérusalem, Rome et Saint-Jacques de Compostelle, tandis que l'ouvrage se fait l'écho privilégié des légendes et vies de saints pèlerins (tels saint Roch, saint Alexis, le pèlerin russe, etc.).

  • Le père teilhard de chardin est l'un des grands pionniers de la pensée chrétienne de notre temps.
    Il a consacré sa vie à définir la place de l'homme dans l'univers. eloigné par l'eglise, cet éminent jésuite a passé plus de vingt ans à explorer la chine, y menant à bien ses recherches géologiques et paléontologiques sur les origines de l'homme. il y a mis au point sa théorie de l'évolution de l'humanité vers une spiritualisation progressive de la matière, centrée sur la personne du christ. edith de la héronnière est partie jusqu'en chine sur les traces de ce grand voyageur, habité par une foi inlassable et doué de talents multiples - car, on l'oublie trop souvent, il fut aussi un poète de la terre et un écrivain fécond.
    Elle nous révèle l'existence d'une bouleversante amitié avec une artiste américaine. elle dégage enfin les grandes lignes de la mystique inscrite au coeur de la pensée de teilhard de chardin.

  • Du volcan, l'ascension du Stromboli, au Chaos, lieu de naissance de Pirandello, ce journal de voyage en Sicile est un voyage qui est plus qu'un voyage, un journal qui est une recherche, une quête, menée avec une extrême attention, sur les traces de l'ami disparu, « à la rencontre de je ne sais quoi ». Édith de la Héronnière, étrangère « en état d'alerte permanent », pénètre en Sicile comme dans un labyrinthe.
    En Sicile, je suis entrée dans un monde magique où se croisaient les mythes grecs, les légendes des rois normands, les cantos des troubadours, les lamentos des veuves, les chants d'une terre bouleversée et des humains qu'elle porte, une profonde douleur qui se résout finalement en un grand silence, presque un « chut ! » lisible sur les lèvres d'une jeune femme peinte par Antonello da Messina.
    J'ai traversé ses géographies, je me suis heurtée à des murs, perdue dans des impasses. J'ai suivi des chemins qui finissaient par donner sur le vide. Je me suis plus d'une fois affolée. J'y ai connu le choc devant la beauté et celui devant la laideur, mais surtout, surtout l'égarement. À la fin, je me demande s'il ne s'agissait pas tout simplement d'un songe - un songe éveillé, au coeur d'un dédale dont les murs étaient constitués de regards.

  • Longtemps le labyrinthe d'Occident, intégré dans l'espace sacré de l'église, y représentait le parcours du pèlerinage à Jérusalem, raccourci symbolique pour tous ceux qui n'avaient pas la capacité physique de se rendre jusqu'aux Lieux Saints. A la fin du Moyen Age, quittant l'espace de l'église, il devint un élément de l'art du jardin de la Renaissance, en particulier en Italie. Zone d'inquiétude physique, il devait aussi introduire dans l'architecture du jardin une interrogation métaphysique. Le labyrinthe de jardin, s'il peut passer pour un jeu, dispense aussi un malaise rappelant, dans l'inconscient collectif, l'univers de la forêt primitive : y pénétrer n'est pas sans risque et le jeu peut facilement tourner à la panique. Il pose la question du pourquoi de ces zones inquiétantes au sein de merveilleux jardins destinés à la détente et, par extension, il interroge sur la nécessité qu'a toujours eue l'homme de se perdre pour mieux se trouver. Cet essai tente de montrer comment la forme labyrinthique peut servir de support à la réflexion philosophique par nature inquiète, mettant en lumière l'importance du jeu et de l'égarement dans le parcours du labyrinthe et amenant à dégager une philosophie du ou au jardin, dont Le Songe de Poliphile est le plus bel exemple.

  • Découvrir les trésors cachés de la Ville éternelle.
    - Notoriété de l'auteur, qui a signé une vingtaine de livres et traductions et de nombreux articles dans la N.R.F . et dans la Revue des deux Mondes .
    - Une connaissance passionnée et passionnante de l'Italie (Rome, Naples, la Sicile...).
    - Une collection pour ceux qui souhaitent donner du sens aux lieux qu'ils visitent (cf. Le Cantique de l'infinistère , de François Cassingena-Révedy - Grand prix catholique de littérature 2017 - 8100 ventes GFK).

    Déambuler dans Rome, y découvrir des lieux méconnus, des places oubliées, quelques- unes de ses quatre cents églises, des jardins, des tableaux, des musiques et des personnes hautes en couleur...
    C'est ce que nous propose Édith de la Héronnière, qui nous entraîne avec fantaisie et gravité dans cette ville d'un inépuisable génie artistique, au gré de ses quatre saisons.

  • L'auteur nous offre une promenade dans un recueil d'essais librement dédiés à des artistes, à des idées ou à des styles de vie, ayant tous une étroite parenté intellectuelle et dont le dénominateur commun pourrait être une extrême attention à tout ce qui est entre les lignes : Cristina Campo, Lafcadio Hearn, Llewelyn Powys, Joseph Czapski, Andreï Tarkovski, Gustaw Herling, Vladimir Jankélévitch, Nicolas de Staël, Etienne Hajdu... des personnalités artistiques dont la vie a été comme marquée, détruite et finalement régénérée par la condamnation à l'impossible. « Quête », le seul texte narratif du recueil, est la strette qui lance cette promenade dans les bois, sur les sentiers de la création.

  • Cet essai biographique nous invite à découvrir une oeuvre poétique inclassable, fulgurante, indissociable de la vie de celui qui reste l'un des plus grands noms de la littérature française du XXe siècle. Jeune dandy aventureux, séducteur et rebelle, Joë Bousquet voit son existence basculer en 1918 lorsque, sur le champ de bataille, une balle le prive de l'usage de ses jambes. C'est dans une chambre aux volets clos, à Carcassonne, que nous conduit Édith de la Héronnière. Autour du poète, la conversation bat son plein : Carlo Suarès, André Gide, André Breton, Louis Aragon, Paul Eluard et Gala, Paul Valéry, Simone Weil, Jean Paulhan ; des peintres aussi, Max Ernst, René Magritte, Jean Dubuffet, Hans Bellmer... Encouragé par les meilleurs esprits de son temps, aux heures où la ville est endormie, l'homme immobile travaille : sur son lit, ses cahiers pour les notes, la littérature, les écrits érotiques, la mystique. Dans ses romans, contes, poèmes et le journal qui accompagne sa recherche, toute une mosaïque de pensées, sombres ou lumineuses, défilent et s'enchaînent. Avec délicatesse, Édith de la Héronnière retrace admirablement ces trente-deux années pendant lesquelles Joë Bousquet s'est débattu avec son corps souffrant pour remonter jusqu'aux sources de l'être et enchanter son destin.

  • «Pourquoi la Sicilia ?
    Serait-ce seulement à cause de son nom et des envoûtements qu'il évoque ? Pour la grâce des trois «i» qui la rythment et sonnent comme un tintinnabulum de cloches dans la montagne ; pour la vivacité des consonances, leur enchaînement, leur rondeur et leur chaleur ?
    Dans son nom, j'entends des sabots de chèvres sur les rochers, des cloches de chapelles romanes ou même la sonnaille accrochée au cou d'un pauvre corbeau.
    Dans son nom, je vois de l'or, celui des blés à perte de vue en grands adossements sous le ciel implacable. Je vois aussi l'Orient jusqu'à Byzance et jusqu'aux Indes.
    Indomptable au milieu de la Méditerranée, la Sicile a nourri les rêves des voyageurs. Dans son nom, je vois un vert tendre, simple, recouvrant le sol d'une grande caresse pleine de consolation. Je vois aussi du noir : un appel vers la terre et les entrailles du monde. Mais ce n'est pas seulement cela...»

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