• L'adversaire

    Emmanuel Carrère

    Jean-Claude Romand est un homme normal. Bon père et bon époux, il a des amis et un travail intéressant. Aux yeux de chacun, il mène une vie exemplaire. Ses photos de famille ressemblent aux vôtres : on y voit le reflet d'un monde heureux. Le 9 janvier 1993, il arme sa carabine et tue de sang-froid sa femme, ses deux enfants et ses parents. On découvre alors un imposteur qui s'est inventé une vie trompeuse. Et derrière l'imposteur, un monstre froid. À partir de ce fait divers inouï, Emmanuel Carrère retrace une existence lacunaire, cherche ce qui reste d'humanité chez Jean-Claude Romand. Plus qu'un roman, plus qu'une enquête : une énigme métaphysique.

  • Le royaume

    Emmanuel Carrère

    "A un moment de ma vie, j'ai été chrétien. Cela a duré trois ans. C'est passé. Affaire classée, alors ? Il faut qu'elle ne le soit pas tout à fait pour que, vingt ans plus tard, j'aie éprouvé le besoin d'y revenir. Ces chemins du Nouveau Testament que j'ai autrefois parcourus en croyant, je les parcours aujourd'hui - en romancier ? en historien ? Disons en enquêteur. "

  • «À quelques mois d'intervalle, la vie m'a rendu témoin des deux événements qui me font le plus peur au monde : la mort d'un enfant pour ses parents, celle d'une jeune femme pour ses enfants et son mari.
    Quelqu'un m'a dit alors : tu es écrivain, pourquoi n'écris-tu pas notre histoire? C'était une commande, je l'ai acceptée. C'est ainsi que je me suis retrouvé à raconter l'amitié entre un homme et une femme, tous deux rescapés d'un cancer, tous deux boiteux et tous deux juges, qui s'occupaient d'affaires de surendettement au tribunal d'instance de Vienne (Isère).
    Il est question dans ce livre de vie et de mort, de maladie, d'extrême pauvreté, de justice et surtout d'amour.
    Tout y est vrai.»
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  • Yoga

    Emmanuel Carrere

    C'est l'histoire d'un livre sur le yoga et la dépression.
    La méditation et le terrorisme. L'aspiration à l'unité et le trouble bipolaire.
    Des choses qui n'ont pas l'air d'aller ensemble, et pourtant : elles vont ensemble.

  • Limonov

    Emmanuel Carrère

    «Limonov n'est pas un personnage de fiction. Il existe. Je le connais. Il a été voyou en Ukraine ; idole de l'underground soviétique sous Brejnev ; clochard, puis valet de chambre d'un milliardaire à Manhattan ; écrivain branché à Paris ; soldat perdu dans les guerres des Balkans ; et maintenant, dans l'immense bordel de l'après-communisme en Russie, vieux chef charismatique d'un parti de jeunes desperados. Lui-même se voit comme un héros, on peut le considérer comme un salaud : je suspends pour ma part mon jugement.» Emmanuel Carrère.

  • Un roman russe

    Emmanuel Carrère

    A la fois quête des origines, carnet de bord, récit d'un fait divers et d'une passion amoureuse, Un roman russe est une oeuvre autobiographique dense et captivante. Emmanuel Carrère y restitue avec talent la complexité d'un homme dont la vie ressemble à ses livres.

  • L'existence de Philip K. Dick, illustre auteur de science-fiction, fut soumise à la force débordante de son imagination. Tour à tour époux modèle, grand psychotique, fervent catholique ou encore junkie, un doute incessant l'habite : Sommes-nous vraiment réels ? Vivants ou bien morts ? Les multiples détails de sa vie permettent de mieux saisir les dérives de cet excentrique. D'effleurer le génie de celui qu'on disait fou, névrosé et paranoïaque.

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  • La classe de neige

    Emmanuel Carrère

    Dès le début de cette histoire, une menace plane sur Nicolas. Nous le sentons, nous le savons, tout comme il le sait, au fond de lui-même l'a toujours su. Pendant la classe de neige, ses peurs d'enfant vont tourner au cauchemar. Et si nous ignorons d'où va surgir le danger, quelle forme il va prendre, qui va en être l'instrument, nous savons que quelque chose est en marche. Quelque chose de terrible, qui ne s'arrêtera pas.

  • La moustache

    Emmanuel Carrère

    Un matin, le mari d'Agnès rase sa moustache qu'il porte depuis dix ans, sans le lui dire, pour la surprendre. Mais sa femme ne réagit pas, pas plus que son entourage qui feint de ne l'avoir remarqué. Quand ce dernier insiste, prenant à témoin ses amis, son entourage, on lui assure qu'il n'a jamais eu de moustache. Sa femme lui montre même des photos, pour lui montrer qu'il a coupé une moustache qui n'a jamais existé.
    Le narrateur, exaspéré, sourit jaune. Tellement jaune que, bientôt, il ne sourit plus du tout. Est-il fou ? Ou voudrait-on le lui faire croire ? Quelque chose dans l'ordre du monde ce serait-il détraquer à ses dépens ? A partir de ce canular innocent, le monde se dérègle et entraîne progressivement le héros dans une folie montante.

  • Ce livre réunit des articles d'Emmanuel Carrère depuis 25 ans. De L'Obs à La Règle du jeu , enpassant par Les Inrockuptibles ou XXI , de l'amour à la politique, du cinéma à la société et desfaits divers à l'intime, on y vit avec l'auteur, ses doutes, ses échecs (une calamiteuse interviewde Catherine Deneuve...), ses enthousiasmes, de Truman Capote à Sébastien Japrisot, d'AlanTuring à Luke Rhinehart. On plonge dans de grands reportages sur la Roumanie, sur une junkieaméricaine, sur la Russie, sur le forum de Davos. On lit aussi des préfaces à Moll Flandersde Defoe, aux nouvelles de Philip K. Dick ou encore à Epépé de Ferenc Karinthy. L'auteur estmême « envoyé spécial dans le coeur des hommes » et, plus particulièrement, dans le sien.

  • Hors d'atteinte

    Emmanuel Carrère

    Frédérique est professeur de collège.
    Elle vit avec son fils quentin, séparée de son mari jean-pierre, qu'elle voit souvent, avec qui elle passe parfois des vacances. ainsi les quelques jours de la toussaint, à trouville. si on allait finir la soirée au casino ? la roulette ? un jeu simple. frédérique a trente-six ans. elle joue pour la première fois le 36, perd, rejoue, gagne. et rentre à paris. elle étudie, comme on prépare un concours, les différentes catégories de mises : plein, transversale, cheval, sizain.
    Et repart jouer. par passion ? allons donc. ces vertiges lui vont mal. son lot, c'est l'envie de les éprouver. un jour pourtant, sans rien décider, elle abandonne à la roulette la conduite de sa vie et se met au pied du mur, en espérant, après l'avoir sauté, être enfin délivrée, hors d'atteinte.

  • Bravoure

    Emmanuel Carrère

    Au début de l'été 1816 - un été pourri -, le hasard réunit au bord du lac de Genève Lord Byron, son médecin Polidori, le poète Shelley et sa très jeune femme, Mary. Pour divertir la compagnie, Byron proposa que chacun écrivit un récit terrifiant. Ce pari, une série de conversations nocturnes et un cauchemar inspirèrent à Mary Shelley son roman Frankenstein. Cette anecdote d'histoire littéraire et un jeu de société forment le point de départ de Bravoure. Pour connaître le point d'arrivée, le mieux est encore de retourner le livre et de commencer à la première page.

  • L'amie du jaguar

    Emmanuel Carrère

    Ce roman, le premier d'Emmanuel Carrère a été publié en 1983 chez Flammarion. C'est une histoire qui n'est ni tout à fait vraie, ni tout à fait rêvée. C'est une belle histoire, aussi exaltante que les récits d'aventure ou d'initiations les plus emportés, avec, en plus ce côté inaugural, fou et touffu des premiers textes de génie.

    Une nuit, un scénariste de Hollywood imagina en rêve la plus gracieuse et originale des histoires. Du début à la fin, il en suivit la progression dramatique imparable, les péripéties, l'agencement ingénieux et naturel. Dans un demi-sommeil, il griffonna quelques mots qui, peut-être, lui permettraient de reconstituer la merveille, le lendemain. Au matin, il trouva sur son bloc le résumé lapidaire de ce qui lui avait paru si neuf - et qui l'était, n'en doutons pas : Boy meets girl. On pourrait résumer ainsi L'Amie du jaguar : un garçon rencontre une fille. Son sujet choisi, l'auteur a tâché d'organiser cette rencontre et de raconter ce qui en résulte selon la capricieuse nécessité qui, dans son rêve, avait émerveillé le scénariste. Ainsi est-il question, dans ce roman, des rites funéraires en usage dans la colonie française de Surabaya (Indonésie), d'un jeu appelé le loto chantant, des rapports entre les sentiments exprimés dans une lettre et le bureau de poste choisi pour l'expédier, de stations prolongées dans des ascenseurs, de parenthèses, d'un ou plusieurs crimes atroces dissimulés dans un manuel de graphologie, de grimaces, de quatorze karatékas, d'un trafic de zombies entre Biarritz et Surabaya, d'amour surtout et de fabulations. Cette liste, bien entendu, n'est pas exhaustive.

    À partir de ces éléments si divers, à partir de ce foisonnement, l'auteur a bâti une construction savante, solide, comme un roman policier où chaque détail, aussi infime soit-il, a son importance, dont les brusques accélérations, les tournants imprévus, les rebondissements inattendus, le suspense témoignent beaucoup plus que de l'aisance prometteuse d'un jeune romancier d'alors 25 ans.

  • Entre Uchon (Saône-et-Loire) et Uckange (études historiques), il n'y a rien. Dans le catalogue des matières de la Bibliothèque Nationale, tout au moins. Il devrait pourtant y avoir le mot Uchronie, désignant l'histoire de ce qui aurait pu se passer et ne s'est pas passé. Le Détroit de Behring vise à combler cette lacune. Voilà qui est donc fait. L'obligation du dépôt légal et la sagacité des bibliothécaires chargés d'établir les fiches font qu'Uchronie figure désormais entre Uchon et Uckange. Supposez cependant que cet infime événement bibliographique ne se soit pas produit. Et tâchez d'en tirer les conséquences : vain dépit de l'auteur ou troisième guerre mondiale, tout dépend de votre imagination, de vos intérêts, de l'idée que vous vous faites de la causalité. Penser l'Histoire au conditionnel passé, se figurer l'état du monde si le nez de Cléopâtre avait été plus court, si Napoléon avait vaincu à Waterloo ou si l'inconnue rencontrée hier dans l'autobus avait répondu à votre sourire, c'est un jeu comme un autre. Emmanuel Carrère en expose ici les règles, en décrit les plus fameuses parties, donne voix aux regrets qui poussent à s'y livrer.

  • Emmanuel Carrère

    Emmanuel Carrère

    La littérature française est vivante. De jeunes auteurs s'y révèlent, avec une oeuvre dont les contours, l'univers, le style s'affirment.
    "Écrivains d'aujourd'hui " propose de les découvrir dans leur diversité, ou d'apprendre à les percevoir autrement.
    Réalisé par la rédaction de La Revue Littéraire, ce volume comprend : un grand entretien avec Emmanuel Carrère sur son oeuvre en cours d'élaboration, des notes de lecture sur chacun des livres publiés à ce jour, de La Moustache à Un roman russe, en passant par La Classe de neige ou L'Adversaire, un choix d'extraits, une chronologie.

  • La visite guidée de l'enfer que nous propose Hervé Clerc est « une merveille d'érudition souriante », écrit dans sa préface Emmanuel Carrère.
    « Vous apprendrez beaucoup en lisant ce livre, ajoute-t-il. Pas seulement sur le ciel et l'enfer, dont peut-être vous vous souciez peu, mais aussi sur vous-même. Car Hervé Clerc y pose des questions si importantes, et sous un angle si original, qu'en vous amenant à vous les poser, vous, à vous demander si vous êtes d'accord ou non avec lui, il vous éclaire sur vos orientations les plus intimes ».
    Dans un style vif et original, l'auteur fait dialoguer religion et philosophie, Orient et Occident, les idées et les faits pour percer quelques-uns des secrets de l'enfer, cette forteresse vide. Ce faisant, il évoque les grandes questions qui agitent le coeur de l'homme : le bien, le mal, l'amour, la solitude, le sens de l'art et celui de la vie.

  • « A lors que je les observais ensemble sur la plage ce jour-là, je fus frappé par leur complicité. » ainsi commence pour Ed Alcock une observation de la relation mère-fils, tantôt fusionnelle, tantôt tendue et distante.
    En une succession de « tableaux », le photographe nous raconte ces sentiments filiaux si symptomatiques de la fin de l'enfance.

  • En 1993, Darcy Padilla rencontre Julie Baird au cours d'un reportage à l'Ambassador, un de ces hôtels du quartier de Tenderloin, à San Francisco, qui tient lieu d'annexe aux hôpitaux surchargés. Elle la suit pendant 18 ans, jusqu'à sa mort, témoignant à travers elle de la pauvreté, des familles brisées, de la toxicomanie, du sida, des relations violentes. Des ruelles de San Francisco à l'arrière pays de l'Alaska, The Julie's Project raconte la vie de Julie au rythme des naissances et des décès, des pertes et des retrouvailles, des petits bonheurs et des grandes douleurs.
    Une épopée bouleversante de la vie et de la mort qui prend forme dans cet ouvrage, Family Love, à travers les photographies de Darcy Padilla et les mots d'Emmanuel Carrère.

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