Denoel

  • Le vin de l'été

    Ray Bradbury

    "Douglas se sentait comblé par ces voix qui ne cessaient jamais et q'ui le rassuraient ; les mots ruisselaient en murmures sur son corps, sur ses paupières fermées, et s'infiltraient dans ses oreilles engourdies, à jamais"Le Vin de l'été, c'est le vin de pissenlit que Douglas, double de l'auteur, met en bouteilles chaque année avec son grand-père. Dans la nature chaude et enchanteresse de l'Illinois, cet été n'est pourtant pas le même que les autres, il a une saveur particulière, c'est le dernier de ses étés d'enfant.
    Bercé par la douce ivresse du vin, le narrateur observe les êtres et les choses dont les contours semblent soudain différents. Magie et synesthésie envahissent cette nature lumineuse. C'est la métamorphose, la fin de l'innocence, le début de l'adolescence. Le Vin de l'été est un roman à part dans l' oeuvre du génie de l'anticipation. Un récit poétique, comme les fragments d'une mémoire éclatée, tentant de retrouver l'émerveillement de l'enfance, les souvenirs évanouis.

  • Pour les vingt ans de la collection "Lunes d'encre", parution en édition « collector » du chef-d'oeuvre de Bradbury, qui fut le premier titre SF publié par Denoël.

    Ce roman, composé de 28 nouvelles empreintes de poésie et de merveilleux, narre la colonisation de Mars par l'humanité. Avec son style et son talent inimitables, Ray Bradbury nous convie à une aventure hors du commun : du départ des premières fusées, en 2030, à la naissance des premiers enfants de Mars, en 2057, de l'extinction d'une antique civilisation extraterrestre à la naissance d'une nouvelle.

  • Léviathan 99

    Ray Bradbury

    Un capitaine fou, tel Achab, à la poursuite d'une terrifiante comète.
    Une locomotive à vapeur qui entre en gare, en tractant de noirs wagons MGM, Warner Brothers aramount, RKO, NBC ; est-ce Hollywood qu'on enterre ? Un romancier hémophile dont les ennemis affûtent les objets de la vie courante... Un homme, M. Smith, qui sombre dans le coma et dont corps se transforme lentement, sa peau devenant si dure qu'on ne peut y enfoncer l'aiguille d'une intraveineuse ; mais quelle peut bien être la destination de cette métamorphose ? Dans ce recueil rassemblant vingt-cinq textes écrits entre 1946 et 2003, dont " La chrysalide ", récemment porté à l'écran par Tony Baez Milan, Ray Bradbury aborde tous les genres de l'imaginaire : de la chronique estivale, mélancolique, à la science-fiction poétique en passant par le fantastique horrifique.

  • Dans le haut Illinois existe une maison gigantesque qui se dresse là depuis des temps immémoriaux.
    Ce manoir à la silhouette effrayante abrite une prodigieuse famille de créatures surnaturelles : momies et chats sacrés venus d'Égypte, fantômes, gargouilles, vampires. Mais aussi l'oncle Einar, un géant ailé au caractère bien affirmé, et Cecy, une jeune femme capable de projeter son esprit dans celui d'autrui. Cette famille a recueilli un enfant qui a été abandonné sur le seuil du manoir : Timothy.
    Ce dernier, fasciné par les membres immortels de sa famille de la nuit, deviendra leur chroniqueur en grandissant et sera le témoin privilégié d'une époque cruelle pour l'humanité, une époque dangereuse pour tout être différent. En effet, un dictateur vient de prendre le pouvoir en Allemagne et il n'est que haine et intolérance.

  • La baleine de Dublin

    Ray Bradbury

    Un roman poétique et contemplatif avec lequel Ray Bradbury clot sa trilogie autobiographique en dévoilant une nouvelle facette de son écriture.

    En 1953, Ray Bradbury est appelé dans les environs de Dublin par John Huston pour écrire le scénario de Moby Dick. Celui qui n'est encore que l'auteur relativement obscur des Chroniques martiennes, de Farenheit 451 et d'un certain nombre de nouvelles se trouve confronté à deux monstres : l'un, monstre sacré du cinéma, homme truculent à l'humeur fantasque, et l'autre monstre qu'est l'animal mythique imaginé par Melville. Mais ce voyage est aussi l'occasion pour lui de découvrir un pays où le merveilleux et le loufoque sont toujours prêts à surgir de la grisaille du quotidien.

  • Train de nuit pour babylone

    Ray Bradbury

    • Denoel
    • 22 Janvier 1999

    D'armement pour abuser l'ennemi en 1940. D'étranges tours de cartes dans un train de nuit en direction de Cincinnati. Un bien curieux voleur qui s'empare des vieilles lettres d'amour d'une femme de quatre-vingt-deux ans. Une famille qui a acquis un broyeur à ordures d'un type tout nouveau, rugissant comme un lion dès qu'on lui donne à manger. Camouflage, illusion, gémellité, Bradbury renverse les rôles et retourne le gant en vingt et un récits espiègles et tendres.

  • 1949, Venice, Californie. Une série de meurtres étranges perturbe le quotidien de la ville, et en particulier le narrateur, un jeune écrivain en mal de succès. Par une nuit d'orage, dans un tramway bringuebalant, une voix avinée murmure cette phrase énigmatique à son oreille : « La solitude est un cercueil de verre. » Quand il se retourne, le tram est vide. Et, en contrebas dans l'eau sale du canal, le corps d'un vieillard se balance, enfermé dans une cage aux lions. Persuadé d'avoir entendu l'assassin, le narrateur commence sa propre enquête. Il interroge les habitants de Venice, des personnages étranges et décalés : la vieille dame qui vend des canaris inexistants, l'ancienne star du muet, le directeur du cinéma sur l'eau ou encore la tenancière du stand de tir.
    Mettant à l'épreuve son imagination fertile de jeune auteur, le détective amateur débrouillera l'énigme et découvrira l'insolite mobile du tueur.

  • Dans les années 50, un jeune scénariste ambitieux est embauché par l'un des plus grands studios d'Hollywood. Entouré d'une équipe aussi farfelue que talentueuse, le jeune homme se croit dans un rêve ! Et ce projet de film autour des monstres et du surnaturel l'enchante.
    Mais le rêve tourne vite au cauchemar lorsqu'il se retrouve nez à nez avec le fantôme du précédent patron des lieux, mort vingt ans plus tôt dans un accident de voiture. Il faut préciser que les bureaux jouxtent justement un cimetière... Un vent de panique et de folie souffle alors sur les studios.
    Dans des décors aussi fabuleux qu'inquiétants, les disparitions et les événements étranges s'enchaînent, et la liste des cadavres s'égrène comme un chapelet. Notre narrateur se trouve pris au milieu d'une enquête qui dépasse de loin tous les scénarios qu'il aurait pu imaginer...

  • Par une nuit de tempête, un romancier en panne d'inspiration reçoit l'étrange visite de Constance Rattigan, une actrice mythique. Elle se sent persécutée. Pour preuve, ce «livre des morts» déposé devant chez elle et dans lequel sont énumérées les personnalités défuntes qu'elle a connues autrefois, ainsi que le nom de morts à venir. Elle figure sur cette liste...
    Afin de venir en aide à son amie et de percer ce mystère, l'auteur plonge dans le passé de la star, convoque le fantôme de ses producteurs, de ses partenaires connus et inconnus, ressuscitant ainsi l'univers légendaire du Hollywood de la grande époque.
    À la fois satire et célébration d'un univers perdu, Il faut tuer Constance, manière d'autobiographie imaginaire, achève le cycle dédié à Constance Rattigan initié par La solitude est un cercueil de verre et prolongé par Le fantôme d'Hollywood.

  • A l'ouest d'octobre

    Ray Bradbury

    • Denoel
    • 26 Mai 1999

    Il y a Cecy qui extrait les âmes, à l'ouest d'octobre, histoire de faire un tour chez les fous, mais aussi un voyageur temporel âgé de cent trente ans, et l'homme étrange du compartiment 22, qui se meurt dans l'Orient-Express...
    Et bien d'autres mystères au fil des vingt-trois récits de ce recueil. Un ouvrage débordant d'humour, de truculence, de poésie, qui voyage de la science-fiction au fantastique en passant par les quotidiens décalés, avec toujours l'humanisme jovial qui caractérise l'oeuvre de Ray Bradbury.

  • Les lecteurs de Ray Bradbury savent déjà que le grand écrivain américain de science-fiction est non seulement romancier et nouvelliste, mais aussi poète et dramaturge.
    Ils connaissent Café irlandais, Théâtre pour demain... et après ils ont peut être assisté à l'une des nombreuses représentations de la Savane. Sans doute n'ignorent-ils pas non plus que l'auteur des Chroniques martiennes est en train de s'attaquer à un opéra. Ils découvriront ici trois pièces : La Colonne de feu, Kaléidoscope (tirée d'une nouvelle publiée dans l'homme illustré) et La Corne de Brume (d'après une nouvelle intitulée " La Sirène " et incluse dans Les Pommes d'or du soleil).

  • " Qu'est devenu l'artiste ? - Elle est retournée dans l'avenir.
    Je ne plaisante pas. C'était une vieille femme qui vivait dans une petite maison au milieu du Wisconsin, quelque part près d'ici. Une vieille petite sorcière qui avait l'air d'avoir mille ans à certains moments, et vingt l'instant d'après. Mais elle disait qu'elle pouvait se déplacer dans le temps. J'ai ri. Je m'en garde bien à présent. " Il me raconta comment il l'avais rencontrée. Il avait vu son enseigne peinte, au bord de la route : Illustrations sur la peau ! Illustrations, et non tatouages ! Bien tourné ! Il était resté assis toute une nuit, tandis que ses aiguilles magiques dardaient sur lui des piqûres de guêpes mordantes et d'abeilles délicates.
    Au matin, il avait l'apparence d'un homme tombé sous une presse d'imprimerie, polychrome, d'où on l'aurait retiré tout enluminé et coloré. " Je la cherche chaque été depuis cinquante ans, dit-il en étendant les bras. Quand j'aurai retrouvé cette sorcière, je la tuerai. ".

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