Editions Du Patrimoine

  • Environ 2 500 monuments ou sites protégés par l'État en raison de leur intérêt historique, artistique ou architectural exceptionnel sont présentés dans ce guide unique en son genre, véritable manuel de « savoir-visiter ». Il s'adresse à celles et ceux qui veulent découvrir l'extraordinaire diversité du patrimoine français sous toutes ses formes, des plus modestes aux plus grandioses, des plus anciennes aux plus contemporaines. Ouvrage de référence sur le patrimoine de la France, il recense par régions, départements et communes les édifices et sites protégés visitables tout au long de l'année.
    Depuis sa première édition, son succès ne s'est jamais démenti ; il est aujourd'hui proposé dans une nouvelle version entièrement revue et augmentée, avec 2 500 adresses pour multiplier les opportunités de visites.
    De nombreux outils permettent au lecteur de tirer le meilleur profit du guide : cartes, pictos, logos, index, Sillonnez la France de long en large, du phare de Cordouan à la maison de Jean de La Fontaine, du château d'If aux sites mégalithiques de Bretagne, ou de la Cité radieuse de Le Corbusier à la villa Cavrois !

  • C'est l'évènement culturel majeur de 2021 : après le temps long de sa rénovation, l'Hôtel de la Marine ouvre ses portes au public. Ce monument exceptionnel, rendu aux Parisiens est l'un des sites touristiques majeurs de la capitale, place de la Concorde. Cet album abondamment illustré, permet de découvrir l'ampleur des travaux réalisés dans l'ancien Garde-Meuble de la Couronne par le Centre des monuments nationaux, ayant permis de restaurer un cadre somptueux et majeur dans l'organisation de la vie politique française : on pourra notamment y découvrir la spectaculaire verrière de l'architecte Hugh Dutton au-dessus de la cour de l'Intendant, la redécouverte de décors du XVIIIe siècle, la restauration méticuleuse des modénatures de Gabriel, la création d'un parcours de visite et d'un remeublement réalisé notamment grâce au Mobilier national. L'hôtel de la Marine accueille également la Fondation pour la mémoire de l'esclavage, ainsi que les chefs d'oeuvres de la collection Al Thani qui seront révélés au public.
    Une place. Un architecte. Un roi. La rencontre des trois permit à l'édifice de voir le jour : Louis XV fit le choix d'une place royale, confiée à Jacques-Ange Gabriel, premier architecte du Roi. Après avoir accueilli le Garde-Meuble de la Couronne, il abrita le secrétariat d'État à la marine après la Révolution pour devenir l'Hôtel de la Marine. Désaffecté en 2005, il vit sa destinée confiée au CMN.
    Alexandre Gady, éminent spécialiste de l'architecture, propose de faire découvrir un monument remarquable de l'histoire de France.

  • Édifiés sur les rives de la Loire ou de ses affluents, parfois plus distants, voire éloignés dans les terres, les châteaux qui jalonnent la «vallée des rois» ont largement dépassé la centaine d'édifices entre le XVe siècle et l'aube du XVIIe. Aujourd'hui, quelques-uns ont disparu, mais beaucoup ont survécu et sont ouverts au public. Généralement modifiés au fil des siècles, ils ont suivi les évolutions architecturales et culturelles de la France.

    Une introduction historique guide le lecteur avant la découverte en images d'une cinquantaine de châteaux, à visiter, classés par ordre alphabétique et accompagnés d'une carte pour se repérer dans la région.

  • Cité balnéaire créée au XIXe siècle à l'entrée de l'estuaire de la Gironde, Royan est un exemple unique où se côtoient villas éclectiques d'avant-guerre, monuments des années 1950, promenades côtières et fortifications.
    Si Royan est principalement connue pour ses plages de sable fin, à l'entrée de l'estuaire de la Gironde, elle a également d'autres atouts. Cité balnéaire créée au XIXe siècle, elle est un exemple unique où se côtoient villas éclectiques d'avant-guerre, monuments des années 1950, promenades côtières et fortifications. Par l'ancienneté de sa vocation touristique, la ville témoigne d'une évolution continue de l'architecture balnéaire, des années 1850 à nos jours.
    Durement touchée par les bombardements alliés en janvier 1945, c'est dès le mois de juillet que la ville se voit dotée d'un projet de reconstruction confié à l'architecte Claude Ferret. Royan fut reconstruite selon les principes de l'urbanisme du xxe siècle, avec une architecture moderne, colorée et ludique, bien dans l'esprit joyeux des années 1950 qui lui confère encore aujourd'hui cette ambiance si particulière.
    Parmi ses édifices les plus emblématiques, il faut citer l'église Notre-Dame, chef d'oeuvre classé monument historique de Guillaume Gillet, le marché couvert de Louis Simon et Claude Morisseau ou le Palais des congrès de Claude Ferret, mais encore des édifices privés comme les villas Tanagra ou Ombre blanche.

  • Metz

    Collectif

    Ville de lumière et d'ombre, de gloires et de défaites, Metz a vécu trois mille ans d'histoire. Si elle a conservé des traces discrètes de la Préhistoire et de l'Antiquité romaine, elle s'est en revanche imposée dès le haut Moyen Âge comme une cité de toute première importance, capitale de l'Austrasie avant d'être rattachée à la Lotharingie. Fortifiée et traversée par deux rivières, elle devient une cité libre du Saint Empire romain germanique, gouvernée par son évêque. Protégée par ses murailles, elle tire alors sa richesse du change et du commerce, comme en témoignent ses fastueuses maisons et ses églises gothiques.
    C'est pourtant comme ville de frontière que Metz, avant-poste des défenses françaises à l'est, figure dans l'imaginaire collectif. Fortifiée par Vauban et ses successeurs, mais rattachée à l'Allemagne en 1870, la ville se pare alors d'une esthétique germanique. Aux couleurs chaudes de la pierre de Jaumont vient s'ajouter le grès de sa célèbre gare et des édifices la Nouvelle Ville, édifiée pendant « l'annexion » au IIe Reich de l'empereur Guillaume II. Un temps enjeu de deux puissances voisines et rivales, Metz est aujourd'hui un trait d'union entre la France et l'Allemagne grâce à ses activités de pointe, représentées dans le Technopôle qui se développe à ses portes, et à son souci d'imbriquer la nature dans son projet d'urbanisme.
    C'est donc à des promenades aux visages changeants que ce guide convie le lecteur et le curieux. À travers cinq itinéraires thématiques (Metz médiévale, Metz imprenable, Metz royale, Metz impériale, En suivant le Mettis), on parcourt l'histoire et l'architecture de la ville, pour saisir son atmosphère faite de puissance comme de douceur accueillante et chaleureuse.

  • Vannes Nouv.

  • " Prodige du gigantesque et du délicat " selon Victor Hugo, Notre-Dame de Strasbourg est un chef-d'oeuvre absolu de l'art gothique, caractérisé par sa flèche unique en grès rose de 142 mètres, la plus haute après celle de Rouen. Elevée du milieu du XIIe au début du XVIe siècle, elle réemploie les fondations de la grande cathédrale bâtie dès 1015 par l'évêque Werner. Son abside est encore romane mais sa nef est l'une des adaptations majeures de l'art français au temps de saint Louis.
    Dans sa façade à dentelle ajourée, percée d'une rose et de portails somptueux, les bourgeois de Strasbourg, succédant au XIIIe siècle à l'évêque et au chapitre comme commanditaires de l'édifice, ont exprimé les plus hautes ambitions : lacis d'arcatures, dédale de galeries, forêt de clochetons, se superposent dans une symphonie architecturale virtuose. A travers les réformes religieuses, les changements politiques, les évolutions liturgiques, les dégâts naturels et les guerres, la cathédrale a conservé l'essentiel de sa riche décoration et de sa personnalité.
    Sa sculpture très diversifiée du XIIe au XVIe siècle, consacrée à la Rédemption et à la glorification de Marie, comprend des ensembles d'une qualité suprême, comme le " pilier des Anges " ou les statues des portails et de l'ancien jubé. Sa parure de vitraux est l'une des plus accomplies parmi les grands programmes médiévaux. L'humanisme a laissé sa marque dans l'aménagement de l'église, notamment la célèbre horloge astronomique qu'anime un étonnant théâtre d'automates.

  • Le château de Chambord est un chef-d'oeuvre de la Renaissance, l'emblème de la vallée de la Loire. Son architecture et son ornementation marquent l'affranchissement de l'art français du modèle italien et l'affirmation du pouvoir royal. La profusion et la symétrie des tours et des fenêtres, lucarnes, clochetons et cheminées lui confèrent une silhouette unique, voire féerique, dont l'harmonie tient au mariage parfait entre la monumentalité des masses et la noblesse des détails.

    Autour du célèbre escalier à double révolution s'ordonnent les appartements royaux et les logements de la cour dont certains conservent une partie de leur décor et qui ont récemment fait l'objet de campagne de remeublement. En 2017, la reconstitution du vaste parterre à la française qui avait été commandé par Louis XIV dévoile un autre visage du château de François Ier.

    Le château de Chambord et son village se trouvent au centre d'un vaste domaine national forestier et de chasse de 5433 hectares, entouré d'un mur de 32 kilomètres de long.

  • Notre-Dame de Paris est la « cathédrale gothique » par excellence. Sa construction commença au XIIe siècle et dura plus de 170 ans. Sa célèbre façade occidentale a exercé une influence considérable dans l'Europe entière, par son équilibre et son harmonie sans équivalent.
    Son chevet est un véritable chef-d'oeuvre de légèreté qui évoque une nef avec des rames. La cathédrale renferme de célèbres grandes orgues, une collection de peintures et un trésor. Depuis toujours intimement liée à l'histoire de France, restaurée par Eugène Viollet-le-Duc et chantée par Victor Hugo au XIXe siècle, Notre-Dame de Paris attire aujourd'hui plus de douze millions de visiteurs par an.

  • Conçue et réalisée entre 1902 et 1908 sur le modèle des maisons nobles de l'île de Délos (IIe siècle av. J.-C.) la villa Kérylos n'est pas une simple reproduction mais une réinvention de la Grèce antique.

    Loin du pastiche, il s'agissait pour Théodore Reinach et Emmanuel Pontremoli de créer une oeuvre originale en « pensant grec ». La demeure allie avec subtilité le luxe antique et le confort moderne propre aux villas de la Belle Epoque. L'architecte et son commanditaire ont non seulement créé une maison grecque mais ils en ont aussi restitué les meubles, la vaisselle, les tissus, le décor. La villa Kérylos est l'aboutissement d'une recherche à la fois artistique et intellectuelle.

    Cet album abondamment illustré revient sur l'histoire de cette création originale et permet de découvrir la richesse et la subtilité de ses décors.

  • Situé au confluent de la Sarthe et de l'Huisne, Le Mans est la ville résidence des princes Plantagenêts.
    L'importance de son patrimoine religieux roman et gothique témoigne de sa situation : la cathédrale Saint-Julien, l'abbatiale Notre-Dame de la Couture, l'abbaye de l'Épau... Et si l'empreinte médiévale se remarque aussi dans l'architecture civile, avec les maisons du Pilier-Rouge ou de la Reine-Bérangère, d'autres demeures, celle d'Adam et Ève ornée de thèmes illustrant la fécondité, ou l'hôtel de Vignolles, relèvent de l'élan de la Renaissance mancelle. Au XVIIe siècle, les oratoriens, bénédictins ou visitandines construisent collèges et bâtiments conventuels. Au siècle suivant, les élites se font édifier de nombreux hôtels classiques. Glissement progressif des styles, tous semblent ici se fondre pour offrir son unité à la ville, aujourd'hui carrefour de l'Ouest européen.
    L'équipe constituée autour de l'animateur du patrimoine est composée d'une vingtaine d'auteurs très impliqués localement : universitaires, historiens et historiens de l'art, architectes, archivistes, conservateurs de musées.

  • Si le Vivarais couvre la quasi intégralité du département de l'Ardèche, sa partie méridionale appartient sans conteste aux territoires injustement méconnus de la France. Les cents visages qu'elle propose lui ont d'ailleurs valu le label de Pays d'art et d'histoire.
    Ce guide nous entraîne dans une déambulation à la découverte des richesses léguées par les hommes préhistoriques qui, dans le paysage grandiose des gorges de l'Ardèche, ont laissé des traces d'habitat primitif - à commencer par la célèbre grotte Chauvet. Il nous fait découvrir le volcanique mont Coiron, les différentes formes urbaines qui, depuis l'Antiquité, ont marqué le plan et la physionomie des villes qui plongent leurs origines dans la tradition romaine et trouvent leur expression dans le raffinement de l'art classique et baroque.
    Ce sont encore les villages fortifiés médiévaux et les fabuleuses églises romanes qui ponctuent ce territoire de pépites préservées. Et enfin la découverte d'un patrimoine industriel passionnant, structuré par la présence majestueuse du Rhône, à la fois frontière et colonne vertébrale de cette région chargée d'histoire.
    Trop longtemps mal aimé, le Vivarais séduit par ses couleurs, sa nature restée sauvage malgré la main experte du vigneron, du laboureur, de l'architecte et du sculpteur.
    Les itinéraires que propose ce guide conduiront donc le lecteur à se plonger dans les paysages changeants de cette région au patrimoine naturel et bâti d'une incroyable richesse. Des gorges de l'Ardèche, habitées dès la Préhistoire, des formes variées qu'ont prises les villes au cours de l'histoire, aux villages fortifiés, du patrimoine roman au patrimoine industriel, c'est dans une itinérance qui propose des surprises constantes, entre nature et cités, que l'on entre en tournant les pages de ce livre.

  • Édifiée à Poissy par Le Corbusier, la villa Savoye - appelée Les Heures Claires - est probablement le symbole éclatant de l'architecture du XXe siècle. Spécialiste de l'oeuvre du maître, Guillemette Morel Journel fait découvrir ici son histoire, et accompagne le lecteur dans sa visite.
    Ce guide présente une des réalisations emblématiques de Le Corbusier. La villa Savoye est en effet une icône du Mouvement moderne. Un siècle après son achèvement en 1931, elle continue à frapper les esprits par sa rigueur, voire son intransigeance formelle, dénuée de toute référence aux constructions traditionnelles : un parallélépipède blanc juché sur de fins poteaux de béton, ceint sur tout son pourtour d'une seule fenêtre horizontale et dépourvu de toiture en pente.
    Illustré par des documents d'archive et des reportages contemporains exclusifs, cet Itinéraire retrace l'histoire de la villa, la place dans le contexte de l'architecture du XXe siècle en général et de l'oeuvre de Le Corbusier en particulier. Les plans, redessinés pour l'ouvrage, permettent de repérer les prises de vue et donc de mesurer l'incroyable complexité spatiale de cet édifice qui semble de prime abord simpliste.
    La description des différents espaces et de leur enchaînement constitue un guide de visite retraçant ce que Le Corbusier nommait une "promenade architecturale" : dans un de ses nombreux écrits, il a en effet indiqué la manière dont cette villa devait être parcourue par les visiteurs - ce récit est reproduit dans ce volume. Celui-ci évoque aussi les successives campagnes de restauration dont la villa a fait l'objet, jusqu'à celle de la loge du gardien, qui incarne un des principes théoriques de logement minimum développé par l'architecte : la "maison Citrohan".

  • Achevée en juin 1932, la villa Cavrois constitue un véritable choc esthétique, dont les effets sont toujours perceptibles. L'architecte Robert Mallet-Stevens accomplit là sa création la plus aboutie, grâce à la grande liberté que lui laissa son commanditaire, Paul Cavrois.
    Le concept de la villa est en soi passionnant car il s'agit d'une oeuvre de transition entre l'architecture résidentielle traditionnelle et l'architecture moderne. C'est un véritable programme de « château moderne ». Ses proportions sont imposantes - près de 60 m de long, 3 000 m² de surface - organisées selon les principes d'axialité et de symétrie des châteaux du XVIIe siècle. Si le concept de la villa reste traditionnel, tout est néanmoins conçu pour offrir le plus grand confort moderne.
    Après une longue période d'abandon et de vandalisme (1988-2001), la villa Cavrois a été acquise par l'État en 2001. La commission nationale des monuments historiques a souhaité retrouver la distribution et les volumes intérieurs d'origine, modifiés par les cloisonnements et entresolements créés à la fin des années 1940.
    La villa présente, par ses matériaux, son aspect, son confort intérieur et son vocabulaire décoratif, un parti pris résolument moderne. Elle demeure toutefois, pour ce qui concerne son organisation spatiale et son programme, la transcription du modèle de la « demeure de campagne », hérité du XVIIe siècle et très abondamment reproduit aux XVIIIe et XIXe siècles.

    Cet album raconte l'histoire tourmentée de la villa et présente, dans un portfolio d'une cinquantaine d'images, ses transformations et vicissitudes, depuis son inauguration jusqu'à sa réouverture en 2015.

  • De sa très longue et riche histoire, Amiens garde un patrimoine architectural et artistique remarquable, tant par sa diversité que dans la qualité et l'originalité des ouvrages. Les circuits proposés par l'ouvrage mènent ainsi le visiteur dans quatre quartiers si différents que l'on a l'impression de passer d'une ville à une autre.
    Dans le quartier Saint-Leu des artisans et teinturiers, les petites maisons à pans de bois peintes de couleurs gaies s'alignent le long des bras de la Somme jusqu'aux quais animés. Un second circuit permet de découvrir le Logis du Roi ou le musée de Berny et mène à la célèbre cathédrale gothique. D'admirables constructions comme l'Hôtel de Ville, le château d'eau, le beffroi, l'Hôtel de Condé ou la fontaine et l'église Saint-Jacques, ponctuent l'itinéraire des quartiers Place-au-Fil et Saint-Jacques. Enfin, Henriville présente l'aspect d'un quartier cossu et bourgeois aux demeures de brique rouge et de pierre blonde, percées de hautes fenêtres et de larges portes cochères. La visite s'achève face à la gare, avec la tour de béton armée édifiée par Auguste Perret.

  • Au coeur de la ville médiévale, la cathédrale Notre-Dame de Rouen et son archevêché forment un site religieux exceptionnel. Tant par la qualité de leur témoignage architectural et ornemental que par la permanence du lieu, ils illustrent depuis plus de dix-sept siècles la pérennité et la plénitude de leur fonction. D'époque gothique flamboyant, Renaissance, baroque, néo-classique ou « Quatrième République », l'architecture, les tombeaux et les vitraux témoignent de la richesse de la Normandie et du Rouen d'Ancien Régime, ainsi que de la restauration exemplaire du sanctuaire écrasé par les bombes en 1944. À l'extérieur de la cathédrale, l'élancement des tours Saint-Romain et de Beurre trouvent leur écho dans la flèche en fonte et cuivre de la tour lanterne de la croisée du transept, chef-d'oeuvre de l'architecture et de l'ingénierie du XIXe siècle. Le décor sculpté est particulièrement riche avec les grands gâbles aux dentelles de pierre, les galeries historiées de statues de saints locaux et de personnages de la Bible, les roses arachnéennes. La cathédrale apparaît bien tel un livre d'images pour l'édification des croyants. À l'intérieur, la sérénité des lignes, l'ampleur des volumes et l'élégance formelle de la nef, du transept et du choeur en font l'une des plus majestueuses cathédrales gothiques d'Europe.

  • La Comédie-Française ou Théâtre-Français est une institution culturelle française fondée en 1680. Bien que mort depuis sept ans quand la troupe a été créée, Molière est considéré comme le « patron » de l'institution, surnommée la « Maison de Molière ».
    Le fauteuil dans lequel il entra en agonie lors d'une représentation du Malade imaginaire est toujours exposé à droite de la grande cheminée du Foyer public.
    La Comédie-Française réside depuis 1799 salle Richelieu au coeur du Palais-Royal dans le 1er arrondissement de Paris. L'édifice, construit par Victor Louis à la fin du XVIIIe siècle et initialement conçu pour être un opéra, et complété en 1864 par Prosper Chabrol, est l'un monuments symboliques de Paris. Depuis le décret dit « de Moscou », signé par Napoléon Ier en 1812, en pleine campagne de Russie, c'est le seul théâtre d'État en France disposant d'une troupe permanente de comédiens, la Troupe des Comédiens-Français.
    La Comédie-Française conserve ses archives depuis sa création. Ses collections continuent à s'enrichir d'oeuvres d'art et de documents d'archives (dont des maquettes, plans de décors et costumes), qui sont autant de témoignages exceptionnels sur la vie de la troupe et des auteurs.
    Après une partie historique, qui tient compte des dernières rénovations achevées en 2013, ce guide nous invite sur les traces de Molière et de ses comédiens, mais aussi sur celles de tous les acteurs de l'ombre, qui participent à la magie du lieu : du péristyle aux cintres, du foyer aux ateliers.

  • Une visite de « la plus rose des villes roses » et de son remarquable patrimoine architectural le long de six itinéraires commentés. Pour accompagner des promenades réussies, un guide de visite complet et documenté avec des notices concises, des cartes détaillées et des encadrés sur les lieux phares. Fondée au xiie siècle, Montauban conserve, en son centre historique, son plan originel en damier, ainsi que des merveilles de l'architecture de brique médiévale : le Pont-Vieux sur le Tarn et l'église Saint-Jacques avec son clocher octogonal. Aux xviie et xviiie siècles, période d'apogée économique après la tourmente des guerres de religion, une fièvre de reconstruction voit émerger des bâtiments civils et de nombreux édifices religieux, dont l'imposante cathédrale de pierre, qui expriment à la fois la prospérité et la reconquête catholique et royale. De cette période faste, la ville conserve une unité marquée par le classicisme. Montauban est aussi la ville natale de Jean Auguste Dominique Ingres et d'Antoine Bourdelle, dont les oeuvres sont exposées au musée Ingres. 16 auteurs, tous très impliqués localement, ont collaboré à la rédaction de ce guide : animateur du patrimoine, guides-conférenciers, historiens et historiens de l'art, conservateurs des musées et de la bibliothèque municipale.

  • Premier volume de la nouvelle collection " Regards... ", cet ouvrage offre, par un texte clair et concis et une illustration abondante, une approche particulièrement attractive d'un chef-d'oeuvre de l'art médiéval : la tenture de l'Apocalypse. Commandée par le duc Louis Ier d'Anjou et réalisée entre 1373 et 1380, ses dimensions originelles étaient exceptionnelles : six pièces mesurant chacune 23,5 mètres de long sur 6 mètres de haut, soit une longueur totale de plus de 140 mètres. Elle illustre les visions que l'apôtre et évangéliste saint Jean reçut vers l'an 96, et consigna dans un livre intitulé l'Apocalypse, dernier texte du Nouveau Testament. Cette tenture, exposée au château d'Angers dans une galerie conçue à cet effet en 1954, a fait l'objet d'une spectaculaire restauration menée au cours des années 1980, qui a permis notamment de révéler l'intensité et la beauté intactes du revers de cette tapisserie de lisse.

  • En 1862, le phare de Cordouan, dans l'estuaire de la Gironde, est classé monument historique. Après quoi, et pendant plus d'un siècle et demi, plus aucun phare français ne bénéficiera de cette distinction. Jusqu'à ce que, dans les années 2000, ne soit enfin engagé un travail rigoureux d'inventaire scientifique qui aboutit enfin, en 2012, au classement et à la protection de 93 phares français. Ce sont ces phares que l'on découvre ici, tous d'un grand intérêt historique et architectural, et chacun présentant une typologie associée aux grandes phases de construction du patrimoine maritime. Une iconographie splendide nous les révèle dans leur environnement et nous fait pénétrer dans le secret de ces beaux bâtiments. À la découverte de ces sentinelles des mers, les amoureux du patrimoine comme ceux de l'océan se retrouveront sûrement.

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